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Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé l'arrêté du maire de Fort-de-France du 25 juin 2024 radiant M. B... des cadres pour abandon de poste. La décision a été jugée illégale car la mise en demeure préalable du 5 juin 2024 ne fixait pas de délai explicite pour reprendre le poste, se limitant à un délai de 48 heures pour fournir des justificatifs. Cette omission a été considérée comme une condition nécessaire non remplie pour caractériser un abandon de poste, en application de l'article L. 553-1 du code général de la fonction publique. Le tribunal a également annulé la décision de rejet du recours gracieux.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B..., attachée principale, qui contestait le refus de la rectrice de l’académie de Martinique de lui accorder la protection fonctionnelle. La requérante avait été victime d’une agression par son voisin, mais le tribunal a jugé que cette altercation relevait d’un pur conflit de voisinage, sans lien avec ses fonctions d’agent public. En application de l’article L. 134-5 du code général de la fonction publique, la protection fonctionnelle n’est due que pour des attaques subies à raison de la qualité d’agent public, ce qui n’était pas établi en l’espèce. Par conséquent, la décision de refus n’était entachée ni d’erreur de droit ni d’erreur d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Crech'endo, qui contestait le refus du président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique de lui accorder une aide à l'emploi pour l'embauche de trois salariées. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur l'épuisement des crédits budgétaires alloués à cette aide pour l'année 2024, était légale. Il a considéré que la collectivité n'avait commis ni erreur de droit ni violation du principe d'égalité de traitement, dès lors que l'absence de crédits disponibles constituait un motif légal de rejet. La solution retenue s'appuie sur la délibération de l'assemblée de Martinique n° 18-73-1 du 2 mars 2018 portant refonte des aides aux entreprises.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Foyalbaz, qui contestait le refus de remboursement de crédits de TVA pour 2014-2016, des rappels de TVA pour 2018-2019, et la rectification de son résultat déficitaire pour 2017. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait valablement remis en cause les déductions de TVA faute de justificatifs suffisants et en raison de l'expiration du délai de régularisation. Il a également validé la correction du résultat déficitaire, estimant que la provision litigieuse n'était pas déductible. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société NB Finances et patrimoine, qui demandait au juge de se déclarer incompétent pour connaître des irrégularités formelles d’avis de mise en recouvrement. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion tendant à l’annulation d’une décision, à la condamnation de l’administration ou à la décharge d’une somme réclamée, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet pour irrecevabilité, sans examen du fond du litige.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la décision du 16 octobre 2024 par laquelle le président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique refusait à Mme A... C... l’extension de son agrément d’assistante familiale. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance de l’article L. 421-3 du code de l’action sociale et des familles, car elle ne précisait pas les considérations de droit applicables et se bornait à des motifs factuels trop vagues. En conséquence, le tribunal a annulé le refus et enjoint à la collectivité de réexaminer la demande.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B..., professeure certifiée stagiaire, qui contestait son licenciement prononcé par le ministre de l'éducation nationale après un refus définitif de titularisation. Le tribunal a jugé que la procédure de licenciement était régulière, le licenciement étant intervenu en fin de stage et non en cours de stage, et que les textes invoqués par la requérante n'étaient pas applicables à sa situation de stagiaire de la fonction publique d'État. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé notamment sur le décret n° 94-874 du 7 octobre 1994 et le code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la société Eco conception Antilles, qui contestait la résiliation de son marché public d’assistance à maîtrise d’œuvre conclu avec l’État pour des travaux au régiment du service militaire adapté. Le tribunal a jugé que la résiliation, prononcée pour faute du titulaire en application de l’article 39.1 du cahier des clauses administratives générales des marchés publics de prestations intellectuelles, était régulière en raison des retards non justifiés de la société. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires, estimant que la demande préalable d’indemnisation était tardive au regard de l’article 43.2 du même cahier, et que les préjudices allégués n’étaient pas établis. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A..., Mme D... et de la SCI D... tendant à l'annulation du permis de construire délivré le 13 mai 2024 par le maire du Carbet à la SARL Promorame pour la réalisation d'une résidence de treize logements. Le tribunal a d'abord jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, car ils n'étaient pas voisins immédiats du projet et n'établissaient pas d'atteinte directe à leurs conditions de jouissance. Par suite, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, et les conclusions des parties fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B..., technicien supérieur du ministère des armées, qui contestait le montant de l'indemnisation de ses frais de changement de résidence entre la Nouvelle-Calédonie et la Martinique. Le requérant soutenait que l'administration avait commis une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation en ne prenant pas en charge l'intégralité de ses frais de voyage et de bagages, estimant que son congé administratif en métropole devait être considéré comme une étape intermédiaire. Le tribunal a jugé que la décision du directeur du centre interarmées du soutien à la mobilité, fondée sur les articles 39 et 41 du décret n° 98-844 du 22 septembre 1998, n'était entachée d'aucune illégalité, l'administration ayant correctement appliqué les textes en limitant la prise en charge au trajet entre Paris et Brest. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B... formée contre une contrainte de la caisse d’allocations familiales pour le recouvrement d’indus de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant de 1 844,23 euros. Le requérant invoquait sa situation financière précaire, mais ce moyen a été jugé inopérant car sans incidence sur la régularité ou le bien-fondé de la contrainte. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens inopérants. Le tribunal précise que cette décision ne fait pas obstacle à une éventuelle demande de remise gracieuse auprès de la caisse.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester l’interdiction de retour sur le territoire français de sept ans assortissant une obligation de quitter le territoire sans délai. Le juge a constaté que l’arrêté préfectoral du 17 octobre 2025 avait été notifié à l’intéressé le même jour à 17h10, avec mention des voies et délais de recours. En application des articles L. 614-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 776-2 du code de justice administrative, le délai de recours de 48 heures, non prorogeable et se décomptant d’heure à heure, expirait le 19 octobre 2025 à 17h10. La requête, enregistrée le 20 octobre 2025 à 16h33, étant tardive, elle a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la SCI 972 DEV d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la décharge et la restitution d’un crédit d’impôt pour investissements productifs en outre-mer d’un montant de 130 684 euros. En cours d’instance, l’administration fiscale a procédé à la restitution sollicitée, ce qui a conduit la société requérante à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 22 octobre 2025, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait une décision de la caisse d’allocations familiales relative à un indu de revenu de solidarité active, mais n’a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui imposent de joindre la décision contestée à la requête.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B..., qui contestait une interdiction de retour sur le territoire français visant M. C.... La requérante, n'étant pas destinataire de la décision attaquée, était dépourvue d'intérêt à agir. Par ailleurs, le juge administratif n'a pas compétence pour statuer sur un recours gracieux, cette compétence relevant de l'autorité administrative. La décision est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme B... d’un litige l’opposant à la caisse d’allocations familiales. La requête se bornait à transmettre un recours gracieux, sans formuler de conclusions relevant de la compétence du juge administratif. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 août 2025 par laquelle le préfet de la Martinique a retiré l'habilitation d'accès aux zones portuaires de M. C..., docker. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des droits de la défense, l'erreur d'appréciation ou l'atteinte disproportionnée au droit au travail, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, la condition relative à l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Requête en réexamen d’une bourse sur critères sociaux rejetée par le Tribunal Administratif de la Martinique. Le juge a constaté que la requête de M. A... ne constituait pas un recours contentieux mais un simple recours gracieux, relevant de l’administration et non du juge. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre la décision implicite de l’Université des Antilles d’interrompre le versement de son traitement. La requérante, professeure en congé de longue maladie puis de longue durée, soutenait que l’absence de paiement depuis juillet 2025 créait une situation d’urgence et que l’administration avait méconnu l’arrêté du 9 mai 2025 et le décret n°86-442 du 14 mars 1986. Le tribunal a estimé que les moyens invoqués n’étaient pas, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur l’urgence.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Outremer Télécom d’une demande d’annulation de la procédure de passation d’un marché public de services de télécommunications lancé par la Collectivité Territoriale de la Martinique. La requérante contestait notamment le manquement à l’obligation d’information du candidat évincé et l’irrégularité de l’offre de la société Orange, attributaire pressentie. Le juge a annulé la procédure au stade de l’examen des offres en raison du caractère irrégulier de l’offre d’Orange, conduisant la collectivité à reprendre la procédure. La solution retenue s’appuie sur les règles de publicité et de mise en concurrence issues du code de la commande publique.