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Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la SARL CASA d’une demande de remboursement d’un crédit d’impôt pour investissement outre-mer dans le logement locatif intermédiaire, prévu à l’article 244 quater W du code général des impôts. L’administration fiscale avait refusé ce crédit au motif que le logement n’avait pas été affecté à la résidence principale de la locataire pendant cinq ans. Le tribunal a jugé que la société justifiait de la location effective du bien à titre de résidence principale, en se fondant sur le contrat de bail et l’acte de cautionnement, et a estimé que l’absence d’avis d’impôt à l’adresse du bien incombait à l’administration. Par conséquent, il a accordé à la SARL CASA le remboursement du crédit d’impôt à hauteur de 122 226 euros.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la SARL The Yellow contestant le refus de versement d'une subvention de 32 231 euros par la collectivité territoriale de Martinique. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir soulevées par la collectivité, jugeant que le gérant avait qualité pour agir et que la requête contenait un moyen. Sur le fond, il a estimé que la société n'avait pas respecté la condition de début d'exécution des travaux dans le délai d'un an prévu par la convention, ce qui justifiait légalement le refus de paiement. La décision s'appuie sur la délibération n°18-73-1 de la collectivité territoriale de Martinique et les principes régissant l'octroi des subventions publiques.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017, issues de la requalification en revenus distribués de charges de la société Carenantilles non justifiées. Le tribunal a écarté la demande de sursis à statuer, estimant que la procédure pénale en cours était sans incidence sur le litige fiscal. Il a jugé que M. B..., en tant que maître de l'affaire, était présumé avoir appréhendé les distributions, et qu'il n'apportait pas la preuve du caractère professionnel des frais de déplacement et de réception, faute de justificatifs suffisants. La décision se fonde sur les articles 109 et 110 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en formation de première chambre, a examiné les requêtes de M. A... contestant, d'une part, l'arrêté du 1er février 2024 le plaçant en congé de maladie ordinaire, et d'autre part, la décision du 18 juillet 2024 ordonnant le remboursement d'un trop-perçu de traitement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A..., considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des dispositions du code des relations entre le public et l'administration, du principe de non-rétroactivité, et de l'erreur d'appréciation quant à l'imputabilité au service de son accident. En ce qui concerne la demande de remboursement, le tribunal a également opposé la tardiveté du recours contentieux. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la décision du 2 mai 2024 par laquelle la procureure de la République de Fort-de-France avait retiré l'agrément de policier municipal de M. B..., suite à sa condamnation pénale. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière, car la consultation préalable obligatoire du maire de la commune employeur, prévue à l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure, n'avait pas été effectuée. La procureure ne pouvait se prévaloir de l'urgence pour justifier cette omission, car elle avait prononcé un retrait définitif et non une simple suspension. En conséquence, la décision a été annulée pour vice de procédure.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de Mme A..., manipulatrice en électroradiologie, qui sollicitait la condamnation du CHU de Martinique pour manquement à l'obligation de sécurité. La requérante invoquait une désorganisation persistante du service et un préjudice moral, financier et de carrière, en se fondant sur les articles L. 4121-1 et suivants du code du travail. Le tribunal a jugé que le directeur du CHU disposait d'une habilitation légale pour représenter l'établissement en justice, conformément à l'article L. 6143-7 du code de la santé publique, et a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions indemnitaires et des frais irrépétibles.
Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la demande de la SARL Corail, qui sollicitait la restitution d’un crédit d’impôt pour investissements outre-mer (CIOP) au titre de l’année 2022. Le tribunal rappelle que l’article 244 quater W du code général des impôts subordonne le bénéfice de ce crédit au respect, à la date de réalisation de l’investissement, de l’obligation de dépôt des comptes annuels prévue par le code de commerce. La société n’ayant pas justifié du dépôt de ses comptes annuels à cette date, la solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de provision de la société Idex Environnement. Le juge a condamné le syndicat martiniquais pour le traitement et la valorisation des déchets (SMTVD) à lui verser une provision de 533 851,80 euros correspondant à deux factures impayées, estimant que cette créance n'était pas sérieusement contestable au regard des stipulations de la convention de délégation de service public. En revanche, la demande relative aux intérêts moratoires et aux frais pour peines et soins a été rejetée, faute pour la société requérante de justifier précisément de leur calcul et de leur fondement contractuel.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en juge unique, a examiné la requête de la SCI La Source Bleue contestant des mises en demeure de payer des cotisations de taxe foncière pour les années 2015 à 2020. Le tribunal a fait droit à la demande de décharge pour les années 2015 à 2019, soit un montant de 6 322 euros, en application de l'article L. 274 du livre des procédures fiscales. Il a constaté que l'action en recouvrement de l'administration était prescrite pour ces créances, les mises en demeure ayant été notifiées au-delà du délai de quatre ans prévu par cet article, sans interruption. La solution retenue est la décharge de l'obligation de payer pour les sommes correspondant aux années prescrites.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Idex Environnement d’une demande en réparation de surcoûts liés à l’exécution d’un marché public de traitement des déchets conclu avec le SMTVD. La société requérante s’est désistée de son recours pour excès de pouvoir après avoir obtenu satisfaction par un accord amiable entre les parties. Par ordonnance du 24 octobre 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme C... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de ses demandes relatives à l’allocation aux adultes handicapés, à la prestation de compensation du handicap et aux cartes mobilité inclusion. Concernant l’allocation aux adultes handicapés et la prestation de compensation du handicap, le tribunal a constaté, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, que ces litiges relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. En conséquence, il a ordonné la transmission de ces demandes au tribunal judiciaire de Fort-de-France, sur le fondement de l’article 32 du décret n°2015-233 du 27 février 2015.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Foyalbaz, qui contestait le refus de remboursement de crédits de TVA pour 2014-2016, des rappels de TVA pour 2018-2019, et la rectification de son résultat déficitaire pour 2017. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait valablement remis en cause les déductions de TVA faute de justificatifs suffisants et en raison de l'expiration du délai de régularisation. Il a également validé la correction du résultat déficitaire, estimant que la provision litigieuse n'était pas déductible. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la société Eco conception Antilles, qui contestait la résiliation de son marché public d’assistance à maîtrise d’œuvre conclu avec l’État pour des travaux au régiment du service militaire adapté. Le tribunal a jugé que la résiliation, prononcée pour faute du titulaire en application de l’article 39.1 du cahier des clauses administratives générales des marchés publics de prestations intellectuelles, était régulière en raison des retards non justifiés de la société. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires, estimant que la demande préalable d’indemnisation était tardive au regard de l’article 43.2 du même cahier, et que les préjudices allégués n’étaient pas établis. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B..., professeure certifiée stagiaire, qui contestait son licenciement prononcé par le ministre de l'éducation nationale après un refus définitif de titularisation. Le tribunal a jugé que la procédure de licenciement était régulière, le licenciement étant intervenu en fin de stage et non en cours de stage, et que les textes invoqués par la requérante n'étaient pas applicables à sa situation de stagiaire de la fonction publique d'État. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé notamment sur le décret n° 94-874 du 7 octobre 1994 et le code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société NB Finances et patrimoine, qui demandait au juge de se déclarer incompétent pour connaître des irrégularités formelles d’avis de mise en recouvrement. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion tendant à l’annulation d’une décision, à la condamnation de l’administration ou à la décharge d’une somme réclamée, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet pour irrecevabilité, sans examen du fond du litige.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Crech'endo, qui contestait le refus du président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique de lui accorder une aide à l'emploi pour l'embauche de trois salariées. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur l'épuisement des crédits budgétaires alloués à cette aide pour l'année 2024, était légale. Il a considéré que la collectivité n'avait commis ni erreur de droit ni violation du principe d'égalité de traitement, dès lors que l'absence de crédits disponibles constituait un motif légal de rejet. La solution retenue s'appuie sur la délibération de l'assemblée de Martinique n° 18-73-1 du 2 mars 2018 portant refonte des aides aux entreprises.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A..., maître principal dans la marine nationale, qui contestait le refus du ministre des armées de lui accorder l’indemnité d’installation dans un département d’outre-mer. Le tribunal a jugé que, malgré son installation en Martinique durant un congé pour convenances personnelles, le centre de ses intérêts matériels et moraux était resté dans l’hexagone, la qualifiant de domiciliée à plus de 1 000 kilomètres au sens de l’article 7 du décret n° 50-1258 du 6 octobre 1950. La solution retenue confirme la légalité du refus, fondée sur le code de la défense et le décret précité.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Crech’endo Tannerie, qui contestait le refus du président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique de lui accorder une aide à l’emploi pour l’embauche d’une salariée. Le tribunal a jugé que la décision de rejet, fondée sur l’épuisement des crédits budgétaires alloués à cette aide pour l’année 2024, était légale. Il a considéré que la collectivité n’avait commis ni erreur de droit ni violation du principe d’égalité de traitement, et que l’autorité compétente avait pris la décision. La solution retenue s’appuie sur la délibération de l’assemblée de Martinique n° 18-73-1 du 2 mars 2018 portant refonte des aides aux entreprises.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Peace ingénierie, qui contestait le refus du président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique de lui accorder une aide à l'emploi pour l'embauche de trois salariées. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, jugeant que le signataire de la décision disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté les autres moyens, dont celui tiré de l'erreur de droit, en considérant que la collectivité pouvait légalement opposer l'épuisement des crédits budgétaires alloués à ce dispositif d'aide. La décision s'appuie notamment sur le code général des collectivités territoriales et la délibération de l'assemblée de Martinique du 2 mars 2018.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la Société méditerranéenne bâtiment rénovation d’une demande de condamnation de la commune de Saint-Pierre au paiement du solde des lots n°7 et n°8 d’un marché de travaux de rénovation de la cathédrale. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que le litige était né et que la société était fondée à réclamer le paiement. Il a fait application des stipulations du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable aux marchés publics de travaux, issues de l’arrêté du 3 mars 2014, pour juger que la commune devait payer les sommes dues. La solution retenue est la condamnation de la commune à verser les sommes réclamées, assorties des intérêts moratoires et de leur capitalisation, ainsi que l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.