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Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. C... B... et de sa fille, Mme A... B..., qui contestaient leur imposition sur le revenu et les prélèvements sociaux de 2019, ainsi que les saisies administratives à tiers détenteur subséquentes. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions en réduction d'impôt, la réclamation préalable étant tardive au regard de l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, et a également rejeté les conclusions indemnitaires, faute de demande préalable d'indemnisation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme C... contestant le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée d’assistante sociale au centre hospitalier EHPAD des Trois-Îlets. Le tribunal a jugé que le non-respect du délai de prévenance contractuel n’entraîne pas l’illégalité de la décision, et que celle-ci, n’étant pas une sanction, n’avait pas à être motivée. Il a rappelé qu’un agent contractuel ne bénéficie d’aucun droit au renouvellement de son contrat, et que la décision, prise pour un motif d’intérêt du service, n’était pas entachée de détournement de pouvoir. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le décret n° 91-155 du 6 février 1991.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation de 446 024,95 euros contre le service d'incendie et de secours de la Martinique, en raison de fautes liées à sa mise à la retraite et à la gestion de sa carrière. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les créances indemnitaires de Mme A... étaient atteintes par la prescription quadriennale, le délai n'ayant pas été interrompu par le retrait de l'arrêté initial. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d'âge dans la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la protestation du syndicat FO-CTM et de l’USAM-AFSAM-CTM contre les élections à la commission consultative paritaire territoriale. Les requérants contestaient le défaut de communication de la liste électorale, l’envoi tardif du matériel de vote et l’irrégularité du procès-verbal. Le tribunal a jugé que les syndicats ne justifiaient pas de leur existence légale et de leur capacité à agir en justice, faute de production des statuts et de l’identité de leurs dirigeants, rendant la protestation irrecevable. La demande a été rejetée sur le fondement des articles L. 2132-1, L. 2132-3 et L. 2131-3 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le refus de la maire de La Trinité de lui accorder une concession funéraire pour pérenniser la sépulture de son époux. Le tribunal a jugé que l’article L. 2223-3 du code général des collectivités territoriales n’impose pas à la commune d’accorder une concession, mais seulement d’assurer l’inhumation dans le terrain commun, ce qui avait été fait. Il a également estimé que le refus était légalement fondé sur le risque de saturation du cimetière, justifiant la décision de ne plus accorder de nouvelles concessions. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la décision du 17 mars 2025 par laquelle le syndicat mixte d’énergie de la Martinique a licencié M. B..., agent contractuel en CDI, pour recrutement d’un fonctionnaire. Le tribunal a jugé que le syndicat, qui n’a pas produit de mémoire en défense, n’établit pas la réalité des démarches de reclassement préalables exigées par l’article 39-5 du décret n° 88-145 du 15 février 1988. En conséquence, la décision de licenciement est entachée d’illégalité et annulée.
Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui permettre de déduire un déficit foncier antérieur (2015-2016) de ses revenus fonciers des années 2020 et 2021. Le tribunal rappelle que, faute de déclaration rectificative dans les délais, les impositions des années 2015 et 2016 sont devenues définitives, rendant le déficit foncier correspondant définitivement résorbé et non reportable. La solution est fondée sur l'article 156 du code général des impôts et les règles de prescription du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de M. A..., retraité territorial, contestant le refus du maire de Fort-de-France de prendre en charge ses frais de cure thermale pour 2025, en méconnaissance d’une délibération municipale de 2020 prévoyant cette prise en charge tous les deux ans. La commune a soulevé des fins de non-recevoir, notamment l’absence de caractère décisoire de l’acte attaqué. Le tribunal a écarté cette exception, considérant que le courrier du maire, bien qu’ambigu, constituait une décision de refus. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais le juge s’est prononcé sur la recevabilité des conclusions aux fins d’annulation. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B..., aide-soignante contractuelle, qui contestait sa suspension conservatoire prononcée le 3 avril 2025 par la directrice de l'EHPAD Marcel Hardy. Le tribunal a jugé que cette mesure, fondée sur l'article 39-1 du décret n° 91-155 du 6 février 1991, n'est pas une sanction disciplinaire mais une mesure conservatoire prise dans l'intérêt du service. Par conséquent, les moyens invoqués par la requérante, tirés de l'absence de motivation, de la méconnaissance du contradictoire et des droits de la défense, ont été écartés comme inopérants.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé l'arrêté du 5 juin 2025 par lequel le préfet avait ordonné la fermeture administrative temporaire pour quatre mois d'un food-truck exploité par la société Le palais des gourmands. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a jugé que si les infractions constatées (non-respect de l'horaire de fermeture et vente d'alcool sans licence) justifiaient une fermeture sur le fondement du 1° de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, la durée de quatre mois était disproportionnée. Le juge a relevé le caractère exceptionnel des manquements, l'absence d'antécédents de l'établissement depuis 2007 et l'absence d'atteinte à la tranquillité publique, constituant une erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de la Martinique annule la décision du 4 décembre 2024 par laquelle la directrice interrégionale des services pénitentiaires de l’outre-mer a fixé à zéro euro le complément indemnitaire annuel de Mme A..., technicienne de l’administration pénitentiaire. Le tribunal constate que l’administration, malgré une mise en demeure, n’a pas produit de mémoire en défense et est ainsi réputée avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante. Il relève que le complément indemnitaire annuel doit être établi au vu du compte rendu d’entretien professionnel, lequel mentionnait que Mme A... avait atteint les objectifs fixés. En fixant ce complément à zéro euro sans tenir compte de cet entretien favorable, la décision est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et de l’arrêté du 14 octobre 2021.
Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de Mme H... M..., ressortissante vénézuélienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens, estimant que la signataire disposait d'une délégation de signature régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées. Il juge également que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, au regard de son entrée et de son maintien irréguliers sur le territoire.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la décision du préfet du 30 novembre 2025 désignant Haïti comme pays de renvoi pour M. A..., ressortissant haïtien. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui prohibe les traitements inhumains ou dégradants. Il s'est fondé sur des rapports des Nations unies et des décisions de la Cour nationale du droit d'asile établissant une situation de violence généralisée et de conflit armé interne sur l'ensemble du territoire haïtien, exposant tout retourné à un risque réel de mauvais traitements.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Schoelcher du 30 octobre 2024, qui reconnaissait l’imputabilité au service de son accident mais limitait la prise en charge des frais médicaux à la date de consolidation fixée au 22 mars 2024. La requérante contestait également l’avis du conseil médical et sollicitait une expertise. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, jugeant que la requête était irrecevable faute de moyens suffisamment exposés, et que les conclusions dirigées contre l’avis du conseil médical étaient irrecevables car cet avis ne constitue pas un acte faisant grief. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Abbott France pour obtenir le paiement provisionnel de factures impayées par le Centre Hospitalier Universitaire de Martinique (CHUM) dans le cadre d'un marché public de fournitures. Le tribunal a constaté que la créance était sérieusement contestable en raison du non-respect du formalisme des factures et de l'absence de preuve de leur date certaine de réception, conditions essentielles pour engager la responsabilité de l'établissement public. Par conséquent, la demande de provision a été rejetée, de même que les conclusions accessoires relatives aux intérêts moratoires, aux indemnités de recouvrement et à l'astreinte. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été appliquées pour mettre à la charge de la société requérante une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a condamné la commune de Saint-Pierre à verser à la société Solution BTP les sommes dues au titre de l’exécution de plusieurs marchés publics, incluant la réhabilitation des logements de la gendarmerie et divers bons de commande. La commune, bien que mise en demeure, n’ayant pas produit de mémoire en défense, a été réputée acquiescer aux faits exposés par la société requérante en application de l’article R. 612-6 du code de justice administrative. Le tribunal a fait droit aux demandes de paiement des factures impayées, d’actualisation des prix, de restitution de la retenue de garantie, ainsi qu’aux intérêts moratoires et à une indemnisation complémentaire sur le fondement de l’article L. 2192-13 du code de la commande publique. La commune a également été condamnée à verser 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de renouvellement de son contrat de travail à durée déterminée par l'EHPAD Marcel Hardy. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure, l'absence de motivation et la requalification en licenciement. Le tribunal a jugé que la méconnaissance du délai de prévenance prévu par le décret n° 91-155 du 6 février 1991 n'entraîne pas l'illégalité de la décision de non-renouvellement. Il a également retenu que la directrice était en situation de compétence liée pour refuser le renouvellement, dès lors que Mme B... avait atteint la limite d'âge.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Mabouya Investissements d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le rejet partiel, par la direction régionale des finances publiques, de sa demande de restitution d’un crédit d’impôt pour investissements productifs en outre-mer (CIOP) au titre de 2023. En cours d’instance, l’administration a procédé au versement intégral de la somme réclamée (109 385 euros). Constatant que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet, le tribunal a fait application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer, par ordonnance, un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Bernard Leclercq Architecture visant à obtenir la communication de documents relatifs à un permis de construire. Le juge a estimé que les mesures sollicitées feraient obstacle à l'exécution de la décision implicite de refus de communication déjà opposée par la commune du Lamentin, et que la société ne justifiait pas d'une situation d'urgence. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de la Martinique, saisi par M. Edouard de requêtes en annulation et en suspension de son licenciement par l’ARCOM, constate que le président du tribunal préside également la délégation territoriale de l’ARCOM Antilles-Guyane. En application de l’article R. 312-5 du code de justice administrative, le tribunal estime que cette situation est de nature à mettre objectivement en cause son impartialité. Par conséquent, il ordonne le renvoi des deux requêtes au président de la section du contentieux du Conseil d’État afin qu’il désigne une autre juridiction pour en connaître.