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Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme C D, qui contestait le refus implicite du directeur général de l’Agence Régionale de Santé (ARS) de déférer un médecin devant la chambre disciplinaire de l’ordre des médecins. Le tribunal a jugé que le directeur général dispose d’un large pouvoir d’appréciation pour décider des suites à donner à une plainte, et que le refus n’était pas entaché d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des manquements allégués. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 4124-2 du code de la santé publique, qui encadre la saisine de la chambre disciplinaire pour les praticiens chargés d’un service public.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, fonctionnaire de La Poste, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande d'indemnisation et la condamnation de son employeur pour manquement à son obligation de sécurité et de protection de la santé. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions aux fins d'annulation, la décision implicite ayant pour seul objet de lier le contentieux dans le cadre d'un recours de plein contentieux. Sur le fond, la solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, le tribunal ayant appliqué les règles de prescription quinquennale du code civil (article 2224) et examiné les manquements allégués sans les retenir comme fautifs.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Opérateur partenaire social d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet du 4 juillet 2024 retirant son agrément pour l’assistance à maîtrise d’ouvrage. En cours d’instance, le préfet a pris un arrêté le 18 octobre 2024 retirant implicitement la décision initiale et prononçant un nouveau retrait. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision du 4 juillet 2024, devenue sans objet, et a regardé la requête comme tendant également à l’annulation de l’arrêté du 18 octobre 2024. Sur le fond, il a jugé que cet arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, en visant les textes applicables et en énonçant les manquements constatés.
Contravention de grande voirie pour occupation sans autorisation du domaine public maritime (édification d’un ponton en bois de 23 mètres au Lamentin). Le Tribunal administratif de la Martinique, statuant en juge unique, retient la matérialité des faits et écarte le moyen de défense tiré d’un accord de l’association des plaisanciers, incompétente pour délivrer une autorisation. Sur le fondement des articles L. 2132-2 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques, M. B est condamné à une amende de 500 euros (réduite eu égard à l’ampleur limitée de l’ouvrage) et à la remise en état des lieux sous astreinte de 20 euros par jour de retard passé un délai de trois mois.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, professeur de mathématiques, qui contestait la sanction d’exclusion temporaire de 16 jours prononcée par la ministre de l’éducation nationale pour des violences physiques envers une élève. Le tribunal a jugé que les faits, établis par les témoignages et le propre rapport de l’agent, constituaient une faute disciplinaire grave, justifiant une sanction proportionnée. Il a écarté les moyens d’incompétence et d’irrégularité de la procédure, notamment le défaut de communication de l’avis du conseil de discipline, et a appliqué les articles L. 121-1 du code général de la fonction publique et L. 111-3-1 du code de l’éducation.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Usine du Marin d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions implicites de rejet du maire du Marin refusant de retirer deux permis de construire et une décision de non-opposition à déclaration préalable, que la société estimait obtenus par fraude. La commune du Marin a opposé une fin de non-recevoir tirée de l’absence de notification régulière des demandes de retrait aux pétitionnaires, en méconnaissance de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. Le tribunal a jugé que cette obligation de notification s’applique aux recours administratifs préalables contre les décisions d’urbanisme, et que son non-respect entraîne l’irrecevabilité du recours contentieux ultérieur. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de M. A, salarié protégé et chef d'équipe, qui contestait la décision du 29 juillet 2024 de l'inspectrice du travail autorisant son licenciement pour motif non disciplinaire. Le tribunal estime que l'absence prolongée de M. A, due à son incarcération jusqu'en août 2025, perturbait gravement le fonctionnement de la société Civis en raison de ses hautes responsabilités, et que l'employeur ne pouvait y pallier par des mesures provisoires. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés représentants, dont le licenciement pour absence prolongée est justifié si les perturbations sont suffisamment graves. Le moyen d'erreur d'appréciation soulevé par M. A est donc écarté.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la sanction d’avertissement infligée le 22 février 2024 par la rectrice de l’académie à M. B, professeur, pour des propos jugés déplacés. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir de l’administration, estimant que ce courrier constituait une sanction disciplinaire faisant grief, et non une simple mesure d’ordre intérieur. Il a ensuite accueilli le moyen tiré de l’irrégularité de la procédure, au motif que M. B n’avait pas été informé de son droit à consulter son dossier administratif, en méconnaissance de l’article L. 532-4 du code général de la fonction publique. En conséquence, la sanction a été annulée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du maire du François du 31 mars 2025 infligeant à M. B, agent communal, une exclusion temporaire d'un an. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car un accord postérieur entre les parties a ramené la sanction à 10 mois avec sursis partiel, et son exécution est reportée au 1er septembre 2025. La requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Celui-ci demandait au juge d'enjoindre au maire de Fort-de-France de faire cesser l'activité d'un restaurant, invoquant un danger imminent (risque d'incendie, présence d'amiante, nuisances). Le juge estime que la mesure demandée, par son caractère irréversible, ne relève pas des mesures provisoires et conservatoires du référé, et que la condition d'urgence n'est pas établie. Il relève également que la demande ferait obstacle à une autorisation administrative tacite, ce que le caractère subsidiaire de ce référé interdit.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. B d’une demande de report d’une audience devant le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Fort-de-France. Le tribunal a constaté que cette demande relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire, en application de l’article L. 213-3 du code de l’organisation judiciaire. En conséquence, il a rejeté la requête comme manifestement irrecevable devant la juridiction administrative, sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du maire de Fort-de-France relative à son placement en congé de maladie ordinaire et à la réduction de son traitement. Le juge a constaté que la seconde requête, enregistrée sous le n° 2500272, constituait en réalité un mémoire complémentaire à la requête initiale n° 2500261. En application des règles de procédure du code de justice administrative, il a ordonné la radiation de cette seconde requête des registres du greffe pour qu’elle soit versée au dossier de la première requête.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension de la décision du maire de Fort-de-France le plaçant à demi-traitement pour des congés de maladie ordinaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. B ne justifiant pas d'une situation économique précaire malgré une perte de revenu limitée à 11 jours, ni d'un lien entre la décision et son état de santé. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par un agent communal contestant son placement à demi-traitement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré une précarité économique suffisamment grave et immédiate, la perte de revenu ne portant que sur onze jours. L'ordonnance a été rendue sur la base de l'article L. 522-3 du même code, permettant un rejet sans instruction complémentaire.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de provision de M. B, un ancien surveillant pénitentiaire, qui réclamait 54 080,41 euros au titre d'une rente viagère d'invalidité. Le juge estime que l'obligation de l'État n'est pas "non sérieusement contestable", car l'attribution de cette rente est soumise à des conditions et à un pouvoir de décision partagé qui nécessitent un examen au fond. En conséquence, la requête est rejetée sans instruction complémentaire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de Mme B, qui contestait une décision de la CAF de Martinique relative à un trop-perçu de 994,36 euros. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée à l'intéressée, celle-ci n'a pas produit le document requis dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable.
Litige relatif à un indu de rémunération versé dans le cadre d’un contrat d’engagement de service civique. Le Tribunal administratif de la Martinique se déclare incompétent, au profit du juge judiciaire, en application de l’article L. 120-35 du code du service national. La requête de M. B est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, rejette la demande d’expertise médicale présentée par Mme B sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante sollicitait une expertise pour déterminer les conditions de sa prise en charge au CHU de Martinique suite à une blessure par arme blanche en 2022. Le juge estime que la mesure n’est pas utile, faute d’éléments médicaux suffisants établissant un préjudice ou des fautes médicales présumées, d’autant qu’une précédente demande identique avait déjà été rejetée. La requête est donc rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Sodauto d’une demande en décharge de la taxe foncière des entreprises pour 2020, d’un montant de 24 778 euros. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement de 32 983 euros, entraînant un non-lieu à statuer. La société requérante s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 30 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi d’un litige contractuel par la société Grenke Location contre le centre hospitalier Nord Caraïbe pour le paiement de loyers impayés, a constaté que le contrat de location contenait une clause attributive de compétence exclusive au tribunal administratif de Strasbourg. En application des articles R. 351-3 et R. 312-11 du code de justice administrative, et en l’absence d’intérêt public contraire, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Strasbourg, seul compétent pour connaître du litige.