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Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A contestant la décision du directeur régional des finances publiques de la Martinique de récupérer un indu de 7 122,36 euros bruts correspondant à un trop-perçu de prime spécifique d'installation (PSI). La requérante invoquait des difficultés financières et familiales, ainsi qu'une incompréhension sur le versement de la prime. Le tribunal a jugé que ces moyens étaient inopérants car sans incidence sur la légalité de la décision de récupération de l'indu. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A contestant le refus de sa bourse doctorale pour 2024-2025. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'insuffisance budgétaire alléguée et la violation des principes d'égalité et de transparence, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Le moyen tiré de l'importance du projet professionnel pour l'économie locale a été jugé inopérant.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A, sergent de sapeurs-pompiers professionnels, qui contestait un arrêté le plaçant en disponibilité d'office à titre conservatoire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par le requérant étaient soit inopérants (défaut de procédure préalable, incompétence de l'auteur de l'acte), soit manifestement insusceptibles de venir au soutien de sa demande (méconnaissance de la règle de droit, non-rétroactivité). La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B A et M. C A. Ceux-ci demandaient au juge d'enjoindre à la ministre du travail de diligenter des expertises médicales pour la réversion de la pension de leur mère décédée. Le tribunal a estimé que la demande se heurtait à une décision implicite de rejet de l'administration, faisant obstacle à l'application de cette procédure subsidiaire, et qu'il n'existait pas de péril grave justifiant de passer outre. Les requérants ont été invités à contester cette décision implicite par un recours pour excès de pouvoir, éventuellement assorti d'un référé suspension.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, proviseure, qui demandait des mesures pour faire cesser un harcèlement moral qu'elle imputait à une professeure et pour obtenir la protection fonctionnelle de la rectrice de l'académie. Le juge a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la professeure, personne privée, au motif qu'il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à des particuliers. S'agissant des conclusions contre la rectrice, le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de démontrer que l'absence de réaction de l'administration portait une atteinte grave et immédiate à sa situation, rendant nécessaire une intervention du juge dans un délai de quarante-huit heures.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Martinique rejette la demande de suspension présentée par la société Prestige Investissements contre un arrêté du maire de Fort-de-France du 11 février 2025 lui ordonnant de cesser des travaux. La société invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, qui se fondait sur la caducité du permis de construire. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la société n'ayant pas apporté de précisions suffisantes sur les conséquences financières de l'interruption des travaux. La requête est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Martinique, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral suspendant le permis de conduire de M. B pour dix mois, suite à un accident mortel. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré le rôle d'aidant familial du requérant, en raison de la gravité des faits et des impératifs de sécurité routière. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension de la décision lui refusant une prolongation d'activité au-delà de la limite d'âge et de l'arrêté de radiation des cadres. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la baisse de revenus invoquée étant prévisible et non constitutive d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.
Le Tribunal administratif de la Martinique, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. F. Celui-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au maire de Fort-de-France, sous astreinte, de dresser un procès-verbal d'infraction, d'ordonner l'interruption des travaux et la démolition d'une construction, et, à défaut, de prescrire au préfet de se substituer au maire. Le tribunal a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité n'étaient pas remplies, le maire ayant déjà dressé un procès-verbal le 31 janvier 2025 et signé un arrêté interruptif de travaux le 11 février 2025, transmis au procureur de la République. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société ACEC, qui contestait le refus de subvention du dispositif PASS par la collectivité territoriale de Martinique. La société s'était bornée à exposer des considérations factuelles et des difficultés pratiques, sans assortir sa requête d'aucun moyen juridique, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a rejeté la requête sans inviter la société à la régulariser.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par plusieurs associations de protection de la nature d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’un arrêté préfectoral du 13 janvier 2025 autorisant une campagne de recherche scientifique marine. Par une ordonnance antérieure du 4 mars 2025, la juge des référés avait déjà suspendu cet arrêté sur le fondement de l’article L. 521-2 du même code. Le juge a donc constaté que la demande de suspension était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant également les conclusions au titre des frais de justice.
Cette requête en référé, présentée devant le Tribunal Administratif de la Martinique sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, vise à obtenir du juge des référés qu’il enjoigne au maire de Schoelcher de dresser un procès-verbal d’infraction et de faire cesser des nuisances liées à un établissement voisin. Le tribunal rejette la requête, considérant que les mesures demandées ne présentent pas un caractère provisoire ou conservatoire et qu’elles se heurtent à l’exercice de pouvoirs de police administrative relevant de la compétence du maire ou du préfet, sans qu’une carence caractérisée ne soit établie. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la décision implicite du maire du Carbet refusant de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident survenu le 9 juin 2023 à Mme B, attachée territoriale. La juridiction a jugé que la commune était compétente pour statuer sur la demande, malgré le détachement ultérieur de l'agent, et que le refus méconnaissait les dispositions de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique. Le tribunal a enjoint au maire de prendre une nouvelle décision expresse reconnaissant l'imputabilité au service dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de l’ASSAUPAMAR visant à annuler l’arrêté du maire du Carbet autorisant l’occupation temporaire du domaine public maritime pour l’exploitation du restaurant « Le Petibonum ». Le tribunal a jugé que l’association ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant, ses statuts étant trop généraux pour établir un lien direct entre l’autorisation contestée et la protection d’un site de ponte de tortues marines. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés. Les textes appliqués incluent le code de l’environnement et le code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du ministre de la justice de le nommer élève surveillant de l'administration pénitentiaire. Le tribunal a jugé que le ministre avait légalement pu estimer, sur le fondement des articles L. 321-1 du code général de la fonction publique et L. 114-1 du code de la sécurité intérieure, que le comportement passé de M. C (contrôle routier en 2015 avec un tournevis et des stupéfiants) ne présentait pas les garanties requises pour exercer ces fonctions, et ce malgré l'absence de condamnation pénale. La décision administrative n'est donc pas entachée d'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a donné acte du désistement de la société Paysaj de sa requête en annulation de la décision de résiliation d’un marché d’entretien des espaces verts par la régie Odyssi. Ce désistement est intervenu automatiquement en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour la société d’avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension.
Le Tribunal Administratif de la Martinique annule la décision du 28 novembre 2023 par laquelle le maire du François a refusé de publier la tribune du groupe d’opposition « Une nouvelle dynamique pour servir le François » dans le troisième numéro du magazine municipal. Le juge estime que le motif du refus, fondé sur un prétendu retard de transmission, n’était pas justifié car le magazine n’était pas encore finalisé à cette date, rendant l’insertion possible. Cette solution repose sur l’article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales, qui impose aux communes de plus de 1 000 habitants de réserver un espace d’expression à l’opposition, sans contrôle préalable du contenu sauf en cas de caractère outrageant ou diffamatoire.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Somarloc d’une demande de dégrèvement de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2020, d’un montant de 15 474 euros. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement sollicité, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté la demande de la société tendant au remboursement de ses frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la communauté d'agglomération de l'espace sud Martinique (CAESM) visant à annuler l'arrêté préfectoral du 20 septembre 2023. Cet arrêté prévoyait le transfert d'ouvrages de production d'eau potable à la CAESM et à la commune de Saint-Joseph, dans le cadre de la liquidation de l'ancien syndicat intercommunal du centre et du sud de la Martinique (SICSM). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance des délais de retrait d'une décision créatrice de droits, et de l'erreur de droit concernant l'application de l'article L. 5211-25-1 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives à la liquidation des syndicats intercommunaux.
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme B C, joueuse et arbitre de tennis de table, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du président de la ligue de tennis de table de la Martinique de lui communiquer divers documents (règlements, comptes annuels) et de doter la ligue des règlements obligatoires. Le tribunal a annulé la décision de refus de communication, jugeant que la ligue, personne morale de droit privé chargée d’une mission de service public, est tenue de communiquer ces documents administratifs en application de l’article L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration. Il a également annulé le refus d’édicter un règlement intérieur et des règlements de compétitions, en se fondant sur les articles R. 131-3 et L. 131-16 du code du sport. En conséquence, le tribunal a enjoint à la ligue de communiquer les documents sous un mois et de se doter des règlements nécessaires, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.