Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique
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N° TA102-2400225(TA102-2400225)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. B d'une demande de décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles il a été assujetti au titre des années 2023 et 2024 pour un immeuble situé à Schoelcher. Le requérant soutenait ne pas avoir la qualité de propriétaire, ayant tacitement renoncé à la succession de ses parents, décédés en 1946 et 1947. Le tribunal a fait droit à sa demande, jugeant qu'après l'expiration du délai de prescription trentenaire de l'option successorale prévu à l'article 789 du code civil, M. B devait être regardé comme étranger à la succession et ne pouvait donc être imposé comme propriétaire au sens de l'article 1400 du code général des impôts. L'Etat a été condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA102-2400288(TA102-2400288)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de Mme A B contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de cotisations d'impôt sur le revenu, de taxe foncière et de taxe d'habitation. La requérante invoquait la prescription de ces créances fiscales en application de l'article L. 274 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà partiellement fait droit à sa demande en admettant la prescription de certaines créances, rendant ces conclusions sans objet. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait démontré que des actes de poursuite avaient interrompu le délai de prescription pour les impositions restantes.
N° TA102-2400295(TA102-2400295)
Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme D B. Celle-ci demandait l'annulation du refus du président de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique de lui communiquer des justificatifs de cotisations de retraite pour la période 1980-1982, ainsi que des indemnités. Le tribunal a jugé que le président était compétent pour prendre cette décision en vertu de l'article D. 323-13 du code de l'artisanat. Il a également estimé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, faute de demande préalable et de chiffrage précis. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B.
N° TA102-2400307(TA102-2400307)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B D, propriétaire indivis d’une parcelle, qui demandait la condamnation de la commune du Morne-Vert à l’indemniser pour une prétendue emprise irrégulière résultant de travaux d’élargissement de la voie communale Macaya, ainsi que la démolition de l’ouvrage public. Le tribunal a estimé que l’existence d’un empiètement sur sa propriété n’était pas établie, faute pour le requérant d’avoir apporté la preuve de la limite de propriété et de l’emplacement exact des ouvrages détruits. En conséquence, les conclusions indemnitaires et aux fins d’injonction ont été rejetées, sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par la commune. L’intervention de Mme E D épouse C, également propriétaire indivise, a été admise.
N° TA102-2400318(TA102-2400318)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en juge unique, a annulé la décision implicite de rejet du président du directoire du grand port maritime de la Martinique refusant de communiquer à la société Bedeschi des documents relatifs à l’exécution d’un marché public de portiques à conteneurs. Le tribunal a jugé que ces documents, sollicités par un candidat évincé, constituent des documents administratifs communicables en vertu des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration, sous réserve de l’occultation des éléments couverts par le secret des affaires (article L. 311-6). En conséquence, il a enjoint au port de communiquer les documents demandés dans un délai de deux mois, après avoir occulté les mentions relevant du secret des affaires.
N° TA102-2400328(TA102-2400328)
Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de M. B, qui contestait six saisies administratives à tiers détenteur émises le 6 décembre 2023 pour le recouvrement de 65 746,96 euros d'impôts (impôt sur le revenu, taxe foncière, taxe d'habitation) dus au titre des années 2010 à 2015. Le tribunal écarte le moyen de prescription fondé sur l'article L. 274 du livre des procédures fiscales, estimant que le délai de quatre ans a été régulièrement interrompu par des actes de poursuite notifiés en 2017 et 2019. Il rejette également l'argument selon lequel les sommes auraient déjà été payées, les versements effectués ayant été déduits et les paiements postérieurs aux saisies étant sans incidence sur leur exigibilité.
N° TA102-2400355(TA102-2400355)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, assistante de service social, qui demandait l'annulation de son compte rendu d'entretien professionnel pour l'année 2023. Le tribunal a d'abord jugé inopérant le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, un tel compte rendu ne constituant pas une décision individuelle défavorable au sens du code des relations entre le public et l'administration. Il a ensuite estimé que la durée de présence de l'agent au sein du service était suffisante pour permettre une évaluation régulière, et que les appréciations contestées n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010.
N° TA102-2400398(TA102-2400398)
Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du préfet de la Martinique du 27 mai 2024 invalidant ses résultats à l'épreuve théorique du permis de conduire obtenus le 6 octobre 2022. Le juge unique a estimé que la fraude était établie, M. A admettant ne pas s'être présenté au centre d'examen situé à plus de 7 000 km de son domicile, et que le préfet pouvait légalement retirer l'acte obtenu par fraude sans condition de délai, en application de l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA102-2400494(TA102-2400494)
Le tribunal administratif de la Martinique, saisi par le préfet d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée par un jugement du 22 juin 2017, constate que M. B n’a pas exécuté l’injonction de remise en état des lieux sur le domaine public. En application des articles L. 911-7 et R. 921-7 du code de justice administrative, le juge procède à la liquidation de l’astreinte, sans pouvoir en modifier le taux sauf cas fortuit ou force majeure, ce que n’établit pas la simple saisine d’une commission pour obtenir un délai de paiement. La solution retenue est donc la liquidation de l’astreinte au taux fixé de 50 euros par jour de retard.
N° TA102-2400455(TA102-2400455)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme C et de la société Maif visant à engager la responsabilité de la commune de La Trinité pour un accident de la circulation survenu le 9 mai 2023, dû à une souche d'arbre sur l'avenue du Brésil. Le tribunal a estimé que la commune n'était pas le maître de l'ouvrage, car cette voie avait été transférée à la collectivité territoriale de Martinique par une convention du 5 avril 2023, ce qui exclut tout défaut d'entretien normal de sa part. Il a également jugé que la carence fautive dans l'exercice des pouvoirs de police municipale n'était pas établie, faute de preuve d'un danger anormal ou d'une inaction caractérisée. En conséquence, les conclusions indemnitaires et la demande d'expertise médicale ont été rejetées, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la recevabilité des demandes subrogatoires de la société Maif.
N° TA102-2500056(TA102-2500056)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de Mme A contestant la décision de la CAF de Martinique de mettre fin à son RSA (28 septembre 2024) et de refuser une remise de dette. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la contestation de la décision de septembre 2024, jugeant que les arguments de la requérante ne sont pas assortis de précisions suffisantes et que ses difficultés financières sont inopérantes. S'agissant du refus de remise de dette, le tribunal estime que l'omission de déclarer des revenus fonciers de 980 euros par an constitue une fausse déclaration au sens des articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, excluant toute remise gracieuse. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA102-2400679(TA102-2400679)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B contestant un titre de pension ne prenant pas en compte une période de maintien d’activité, s’est déclaré incompétent. En application des articles R. 312-13 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Nantes, compétent car le lieu d’assignation du paiement de la pension se situe dans ce ressort.
N° TA102-2500114(TA102-2500114)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait le refus de la Collectivité territoriale de Martinique de lui verser l'aide "Solidarité énergie". La requérante n'avait invoqué aucun moyen juridique à l'appui de sa demande d'annulation, se bornant à exposer sa situation personnelle et financière. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, l'absence d'exposé des moyens rend la requête irrecevable.
N° TA102-2500107(TA102-2500107)
Dette de prestations sociales (CAF) – Tribunal Administratif de la Martinique – Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste. La requérante demandait au juge de lui accorder un échéancier de paiement, ce qui constitue une demande d’injonction à l’administration. Le tribunal rappelle qu’il ne peut être saisi que d’un recours contre une décision administrative et ne peut se substituer à l’administration. Faute de conclusions à fin d’annulation, la requête est rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
N° TA102-2500102(TA102-2500102)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de communication des épreuves du BNSSA et demandait l’annulation desdites épreuves. Le juge a considéré que la demande de communication n’avait pas été adressée à l’autorité compétente (la fédération nationale), rendant irrecevable le recours contre une décision implicite de refus. Par ailleurs, les conclusions relatives à la contestation des épreuves et aux demandes d’injonction et d’indemnisation ont été jugées manifestement irrecevables, car relevant d’un litige distinct et ne pouvant être contrôlées par le juge administratif. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 311-12 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA102-2400616(TA102-2400616)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Zannanna Lodge d’un recours en plein contentieux contestant le rejet de sa demande de remboursement d’un crédit de TVA de 15 325 euros pour l’année 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a fait droit à cette demande par une décision du 17 janvier 2025, rendant sans objet les conclusions principales d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a en revanche rejeté la demande de la société tendant à la condamnation de l’État au versement de 2 000 euros au titre des frais d’instance.
N° TA102-2400615(TA102-2400615)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Zannanna Lodge d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet de sa demande de remboursement d’un crédit de TVA de 10 000 euros pour l’année 2022. En cours d’instance, l’administration a fait droit à cette demande, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu de condamner l’État à ce titre.
N° TA102-2500104(TA102-2500104)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté les requêtes de M. A, qui contestait la décision de la direction générale de l'aviation civile de suspendre sa rémunération à compter de décembre 2024. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à une notification irrégulière, à l'accès à la messagerie professionnelle ou à des électrocutions, étaient soit inopérants, soit manifestement insusceptibles de justifier l'annulation de la décision. La demande de suspension de l'exécution de cette décision, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été rejetée par voie de conséquence. Les requêtes ont été rejetées sur le fondement des articles R. 222-1 (7°) et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA102-2500108(TA102-2500108)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête en référé de M. B, qui contestait le refus du maire de Saint-Joseph de changer l'école de sa fille et demandait la communication d’un justificatif d’adresse. Le juge des référés rappelle qu’il ne peut prononcer l’annulation de décisions administratives, rendant cette demande irrecevable. Il estime également que le litige, portant sur l’autorité parentale et le lieu de scolarisation de l’enfant, relève de la compétence exclusive du juge aux affaires familiales, et non du juge administratif. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable et mal fondée, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA102-2500099(TA102-2500099)
Rejet pour irrecevabilité manifeste d'une requête en excès de pouvoir formée par Mme B contre une décision du président de la Collectivité territoriale de Martinique refusant une subvention. Le Tribunal administratif de la Martinique a constaté que la requérante n'invoquait aucun moyen juridique à l'appui de ses conclusions, se bornant à des arguments d'opportunité économique. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.