Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA102-2500057(TA102-2500057)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B. Ce dernier demandait l'annulation de décisions du maire de Saint-Joseph refusant le changement d'école de sa fille et la communication d'un justificatif d'adresse. Le juge estime que la demande d'annulation est irrecevable et que le litige, portant sur l'autorité parentale et la scolarisation de l'enfant, relève de la compétence exclusive du juge aux affaires familiales.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500008(TA102-2500008)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du CNAPS de renouveler ses cartes professionnelles. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, et M. A n'a pas régularisé sa demande malgré l'invitation du tribunal. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2300710(TA102-2300710)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté les requêtes de la commune du Lorrain contestant plusieurs titres de recettes émis par la communauté d'agglomération du pays nord Martinique pour le paiement d'attributions de compensation négatives. Le tribunal a jugé que l'exception d'illégalité de la délibération du 22 décembre 2022, fondement des titres, était irrecevable car cette délibération, devenue définitive, constitue une décision individuelle. Les autres moyens, notamment l'absence de signature, le défaut de base légale et l'enrichissement sans cause, ont été écartés comme infondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et de décharge, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300485(TA102-2300485)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, directrice territoriale, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions pour dix-neuf mois prononcée par le maire de la Trinité. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une erreur de droit et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a jugé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé en droit et en fait, et a écarté les autres moyens soulevés, estimant que la sanction était fondée sur des faits établis d'utilisation privative d'une carte de carburant municipale. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA102-2300213(TA102-2300213)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la commune du Lorrain, qui demandait la condamnation de la communauté d'agglomération du pays nord Martinique à lui verser 2 651 340 euros en réparation du préjudice résultant du paiement d'une attribution de compensation négative depuis 2014. La commune soutenait que l'absence de révision de ce montant constituait une faute, mais le tribunal a estimé que la responsabilité pour faute n'était pas engagée, faute de démonstration d'une illégalité ou d'une carence fautive. Il a également écarté la responsabilité sans faute fondée sur la rupture d'égalité devant les charges publiques ou l'enrichissement sans cause. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du code général des collectivités territoriales relatives aux attributions de compensation.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA102-2300769(TA102-2300769)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné deux requêtes de Mme B, commandante pénitentiaire. La première conteste le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son malaise du 25 mars 2022, la seconde conteste un titre de perception pour un trop-perçu de rémunération lié à ce refus. Le tribunal a rejeté la requête n° 2300769, jugeant que la décision du 2 février 2023 était suffisamment motivée et que le lien avec le service n'était pas établi, en application du code général de la fonction publique. Pour la requête n° 2400384, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur l'avis de saisie à tiers détenteur, mainlevée ayant été donnée, et a rejeté le surplus des conclusions, considérant que le titre de perception était fondé sur l'absence d'imputabilité au service.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500010(TA102-2500010)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par un professeur contestant le refus de l'Université des Antilles de lui accorder une prolongation d'activité au-delà de l'âge légal de départ à la retraite. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à ceux des étudiants. Il a également considéré qu'aucun doute sérieux n'existait sur la légalité de la décision, l'administration n'étant pas tenue d'accorder la prolongation sollicitée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400212(TA102-2400212)

Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de M. B, qui contestait le refus de renouvellement de son agrément en tant que dirigeant d’une entreprise de sécurité privée. Le tribunal estime que la condamnation pénale de M. B pour harcèlement moral, en lien avec son activité professionnelle, justifie légalement ce refus sur le fondement des articles L. 612-6 et L. 612-7 du code de la sécurité intérieure. Il écarte également le moyen tiré d’une atteinte disproportionnée au droit au travail.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA102-2400428(TA102-2400428)

Le Tribunal administratif de la Martinique a condamné M. A pour contravention de grande voirie, pour avoir édifié sans autorisation un ponton en bois de 17 mètres sur le domaine public maritime au Lamentin, afin d’y amarrer son navire. Cette occupation illégale constitue une infraction aux articles L. 2132-2 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. M. A a été condamné à une amende de 500 euros (contravention de 5e classe, article 131-13 du code pénal et décret du 25 février 2003). Il lui est enjoint de démolir l’ouvrage sous astreinte de 20 euros par jour de retard passé un délai de trois mois, le préfet étant autorisé à procéder d’office à ses frais en cas d’inexécution.

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DécisionINJONCTION

TA102-2400427(TA102-2400427)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a condamné M. C à une amende de 1 000 euros pour contravention de grande voirie, pour avoir édifié sans autorisation un ponton, une cabane et un ponton flottant sur le domaine public maritime au Lamentin. La juridiction a également enjoint à M. C de démolir ces ouvrages sous astreinte de 20 euros par jour de retard passé un délai de trois mois, et autorisé le préfet à procéder d'office aux frais de l'intéressé. La décision est fondée sur les articles L. 2132-2 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que sur le décret du 25 février 2003 et l'article 131-13 du code pénal.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400424(TA102-2400424)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a relaxé M. B des fins de la poursuite pour contravention de grande voirie, engagée par le préfet pour avoir amarré son navire sur un ponton édifié sans autorisation sur le domaine public maritime. Le juge a estimé que M. B, simple utilisateur ponctuel des ouvrages, n'en avait pas la garde et ne pouvait donc être poursuivi sur le fondement des articles L. 2132-2 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, la demande d'amende et l'injonction de remise en état sous astreinte ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA102-2400308(TA102-2400308)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de M. A, sapeur-pompier, qui sollicitait la condamnation du service d'incendie et de secours pour harcèlement moral. Le tribunal a jugé que les faits invoqués par l'agent, liés à son activité de marin-pêcheur et non à ses fonctions, n'étaient pas de nature à engager la responsabilité de l'établissement. La diffusion d'une note de service rappelant les règles sur les activités accessoires a été considérée comme relevant de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 133-2 du code général de la fonction publique et L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA102-2400091(TA102-2400091)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. A, agent d'exploitation de La Poste, qui demandait réparation du préjudice subi en raison d'une maladie professionnelle (tendinite de l'épaule droite) qu'il attribue à un manquement de son employeur à son obligation de préserver sa santé, notamment par l'absence de formation contre les troubles musculosquelettiques. La société La Poste a opposé une exception de prescription de la créance. Le tribunal a rejeté cette exception en appliquant l'article 2226 du code civil, qui fixe un délai de prescription décennale pour les actions en responsabilité nées d'un dommage corporel, à compter de la consolidation du dommage (fixée au 30 décembre 2015), rendant la requête du 30 janvier 2024 recevable. Sur le fond, le tribunal a examiné la responsabilité de La Poste au regard des principes applicables aux fonctionnaires, distinguant la réparation forfaitaire prévue par les textes et la possibilité d'une indemnité complémentaire pour préjudices personnels ou patrimoniaux d'une autre nature, sans se prononcer définitivement dans cet extrait.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2400157(TA102-2400157)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la décision du 22 janvier 2024 par laquelle le président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique a rejeté la demande de subvention de M. A pour la société Hôtel Valmenière. Le tribunal a jugé que cette décision retirait illégalement, au-delà du délai de quatre mois, l'attestation de recevabilité du 22 septembre 2023, qui constituait un acte créateur de droits, en méconnaissance du principe de sécurité juridique. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code général des collectivités territoriales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400146(TA102-2400146)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme A épouse B d’une demande d’indemnisation de 17 714,80 euros pour une chute sur la voie publique le 29 novembre 2023, causée par une plaque d’égout défectueuse. La commune du Diamant a soulevé l’irrecevabilité de la requête pour défaut de production du justificatif de dépôt de la demande préalable, mais Mme A a régularisé cette omission en cours d’instance. Le tribunal a appliqué les articles R. 421-1, R. 421-2 et R. 412-1 du code de justice administrative pour juger la requête recevable. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait fourni.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA102-2400005(TA102-2400005)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a condamné le centre hospitalier universitaire de Martinique à réparer les préjudices subis par Mme A, à la suite d’une hystérectomie réalisée le 25 mai 2020, ayant causé des lésions urétérales par geste fautif. La responsabilité de l’établissement a été engagée sur le fondement du I de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a limité l’indemnisation due à Mme A à 30 845,95 euros et a rejeté la demande de la caisse générale de sécurité sociale de la Martinique, faute de lien direct établi entre les débours exposés et la faute commise.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400093(TA102-2400093)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme C, inspectrice des finances publiques, qui demandait l'annulation d'un arrêté ministériel du 16 novembre 2023 lui infligeant un blâme pour avoir utilisé à des fins personnelles une carte d'achat de fournitures de bureau. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui tiré de l'incompétence du signataire, en jugeant que le sous-directeur compétent disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que l'enquête administrative préalable n'avait pas été menée de manière partiale, rejetant ainsi le grief de partialité. La décision s'appuie sur le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature et sur l'arrêté du 20 décembre 2019 portant organisation de la direction générale des finances publiques.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA102-2500049(TA102-2500049)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de l'association Lasotè, qui demandait une provision de 430 024,02 euros au titre de subventions impayées. Le juge des référés a constaté que la requête était irrecevable car prématurée, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. L'association n'avait pas attendu l'expiration du délai de deux mois suivant sa demande préalable pour que naisse une décision implicite de rejet de l'administration, nécessaire pour lier le contentieux. Par conséquent, la demande a été rejetée sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500007(TA102-2500007)

Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de M. A, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet. Le juge estime que la demande de M. A était irrecevable, car le silence gardé par l'administration sur sa demande du 8 mars 2024 valait refus implicite d'enregistrement, et non une décision de rejet susceptible de recours. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 431-10, R. 431-11 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300712(TA102-2300712)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme E, agente hospitalière, qui contestait le refus du centre hospitalier universitaire de Martinique de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 12 janvier 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a également jugé que le directeur général ne s'était pas estimé lié par l'avis du comité médical, ayant procédé à un examen propre de la situation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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