Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique
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N° TA102-2400824(TA102-2400824)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B contestant le refus de versement de ses allocations de revenu de solidarité active (RSA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée ou d'un justificatif de la demande préalable, et ce malgré une demande de régularisation restée sans suite. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2500028(TA102-2500028)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre à la commune de Fort-de-France de réaliser des travaux de confortement d'un mur de soutènement, qu'elle estimait être un ouvrage public menaçant de s'effondrer et de causer des dommages à sa propriété. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier d'un danger immédiat d'effondrement ou d'une aggravation de la situation connue depuis plusieurs années. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA102-2500027(TA102-2500027)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme irrecevable la requête en excès de pouvoir de la société SODETRAM, qui contestait le refus de subvention de la Collectivité Territoriale de la Martinique. La société n'avait invoqué aucun moyen juridique à l'appui de sa demande, se bornant à des arguments factuels et budgétaires. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que la requête ne satisfaisait pas aux exigences de motivation légale.
N° TA102-2500013(TA102-2500013)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la société VEV Consulting, qui contestait le rejet de son offre pour le lot n° 3 d'un accord-cadre relatif à une mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage pour la stratégie numérique de la Martinique. L'ordonnance, rendue le 20 janvier 2025, donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du même code. Aucune autre mesure n'est prononcée, la procédure étant ainsi close.
N° TA102-2500020(TA102-2500020)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de reconnaissance du handicap de son fils B, au motif que le litige, portant sur une demande de carte " mobilité inclusion ", relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et des articles L. 241-3, L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Fort-de-France.
N° TA102-2500024(TA102-2500024)
Suspension de fonctions d'une secrétaire générale du Conseil départemental de l'accès au droit (CDAD) de la Martinique, contestée par voie de référé-liberté. Le Tribunal administratif de la Martinique, statuant en référé, rejette la requête de Mme A pour défaut d'urgence. La mesure de suspension conservatoire, prise dans le cadre d'une procédure disciplinaire, maintient la rémunération et ne porte pas une atteinte grave et immédiate à sa situation justifiant une intervention du juge sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
N° TA102-2500006(TA102-2500006)
Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B contestant le rejet de sa réclamation relative à des cotisations de taxe foncière (2013) et de taxe d'habitation (2015), ainsi qu'une mise en demeure de payer. Le tribunal a jugé que la réclamation de M. B, introduite le 15 novembre 2024, était forclose car présentée après les délais prévus à l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales (31 décembre 2014 pour 2013, 31 décembre 2016 pour 2015). Les moyens soulevés par le requérant (location du logement, paiement des cotisations) ont été écartés comme inopérants pour contester cette forclusion. Enfin, le moyen relatif à la régularité de la mise en demeure a été jugé irrecevable car relevant de la compétence du juge de l'exécution, et non du juge administratif.
N° TA102-2300590(TA102-2300590)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi d’une demande d’exécution de son ordonnance du 17 février 2023, a examiné le litige opposant la société Guadeloupe entretien maintenance au Centre Hospitalier Universitaire de Martinique (CHUM) concernant le paiement de provisions, d’intérêts moratoires et d’indemnités forfaitaires. Le tribunal a constaté que la créance principale avait été réglée, mais a ordonné au CHUM de verser à la société une somme globale de 229 849,20 euros au titre des intérêts moratoires et des indemnités forfaitaires de recouvrement, conformément aux dispositions de l’ordonnance initiale. La demande de la société visant à obtenir un solde supplémentaire sur la créance principale a été rejetée. La décision s’appuie sur les articles R. 541-1 et R. 921-6 du code de justice administrative.
N° TA102-2400485(TA102-2400485)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A, qui contestait son arrêté de radiation des effectifs du service territorial d'incendie et de secours (STIS). Le requérant soutenait ne pas avoir reçu la mise en demeure de reprise d'activité, mais le tribunal a estimé que ce moyen n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
N° TA102-2400829(TA102-2400829)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de la commune du Marin à l’indemniser pour un préjudice résultant d’une chute due à un boulon dépassant de la chaussée. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de l’administration sur sa demande indemnitaire préalable ou la preuve de cette demande, comme l’exigent les articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA102-2400804(TA102-2400804)
Le Tribunal administratif de la Martinique, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête du groupement Sogea Martinique et autres. Celle-ci contestait le rejet de son offre et l'attribution du lot n°1 du marché de réaménagement du carrefour Mangot Vulcin pour le transport en site propre. Le juge a estimé que l'acheteur public avait suffisamment motivé le rejet de l'offre et que les requérants n'apportaient pas la preuve de l'irrégularité de l'offre retenue, notamment s'agissant du respect des exigences techniques et de sécurité sismique. La demande de communication du rapport d'analyse des offres a également été rejetée, cette communication ne relevant pas de l'office du juge des référés.
N° TA102-2400776(TA102-2400776)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation d’un certificat d’accouchement délivré par le CHUM le 17 septembre 2024, relatif à une grossesse de 2003. La requérante invoquait une méconnaissance de l’article 79-1 du code civil, estimant que le certificat mentionnait indûment la durée de la grossesse. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés étaient inopérants, le certificat ne comportant aucune mention illégale et sa forme n’étant pas irrégulière. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2400782(TA102-2400782)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi en référé-suspension par le préfet sur le fondement des articles L. 554-1 du code de justice administrative et L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a suspendu l'exécution du permis de construire délivré le 8 juillet 2024 par le maire du Robert pour la construction d'une maison d'habitation en zone agricole A1l. Le juge a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) interdisant les constructions en zone A, et de la délivrance du permis malgré l'avis défavorable de la Commission Départementale de Protection des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers (CDPENAF), étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. La solution retenue est la suspension de l'arrêté attaqué.
N° TA102-2400785(TA102-2400785)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A contestant la décision de la rectrice de l'académie de la Martinique de ne pas renouveler son contrat de travail pour l'année 2024-2025. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par le requérant, notamment le défaut de motivation, l'absence de besoin d'enseignement dans sa discipline, et sa qualité de travailleur handicapé, étaient inopérants ou non assortis de précisions suffisantes. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond.
N° TA102-2400835(TA102-2400835)
Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté du 20 août 2024 lui infligeant une exclusion temporaire de fonctions de trois jours pour manquement à son obligation de dignité. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant (abus de pouvoir, discrimination, délit de faciès) n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé ou étaient inopérants. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement infondées.
N° TA102-2400822(TA102-2400822)
Refus de communication d’un avis de la commission départementale des soins psychiatriques par le centre hospitalier Maurice Despinoy. Le Tribunal administratif de la Martinique rejette la requête de M. B pour irrecevabilité manifeste, faute de saisine préalable obligatoire de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), conformément à l’article L. 342-1 du code des relations entre le public et l’administration. La requête n’a pas été régularisée malgré une demande en ce sens.
N° TA102-2400800(TA102-2400800)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi en référé suspension par le syndicat SGAFP-CGTM contre une décision de la préfecture organisant un tirage au sort pour désigner des membres du comité social de l’administration de la DEAL. Le syndicat s’est désisté de sa requête par un mémoire du 3 janvier 2025. Par ordonnance du même jour, le président du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune suspension ni annulation de la décision contestée n’a donc été prononcée.
N° TA102-2400849(TA102-2400849)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Physicare. Celle-ci demandait la suspension de la procédure d'attribution d'un marché de services d'insertion professionnelle ("Créascope") lancé par France Travail Martinique. Le juge a estimé que les moyens soulevés par la société, contestant la notation de son offre, n'étaient pas assortis des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2400850(TA102-2400850)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté les requêtes de M. A, qui demandait l'annulation et la suspension d'une décision implicite du rectorat refusant de retirer un rapport de son dossier administratif. Le juge a constaté que la demande préalable de l'intéressé, envoyée par courriel le 30 novembre 2024, n'avait pas donné lieu à une décision implicite de rejet au sens de l'article R. 421-2 du code de justice administrative. En l'absence de décision attaquable, les requêtes ont été jugées manifestement irrecevables sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code. Les deux requêtes ont donc été rejetées par ordonnance.
N° TA102-2400794(TA102-2400794)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le rejet implicite de sa demande d’entretien sur sa carrière par le centre hospitalier Maurice Despinoy. La requête a été jugée tardive, car introduite le 9 décembre 2024, alors que le délai de recours de deux mois expirait le 18 octobre 2024, la décision implicite étant née le 17 août 2024. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que l’article L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration, précisant que l’absence d’accusé de réception n’est pas opposable aux agents publics.