Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique
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N° TA102-2400215(TA102-2400215)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, agent contractuel du centre hospitalier universitaire de Martinique, qui contestait le refus implicite de lui verser un rappel de rémunération indiciaire et des indemnités forfaitaires pour travaux supplémentaires. Le tribunal a jugé que la demande préalable du 16 novembre 2023 n'avait pas valablement lié le contentieux, rendant la requête irrecevable. Il a également considéré que les stipulations contractuelles invoquées par le requérant étaient illégales et ne pouvaient créer de droits, et que les créances étaient en partie prescrites. La décision s'appuie notamment sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative et la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale.
N° TA102-2400257(TA102-2400257)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite du ministre de la justice de rétablir la majoration de traitement de 40 % (indemnité de vie chère) dont elle bénéficiait avant son placement en congé de longue maladie. Le tribunal a jugé que la décision implicite n'était pas illégale, car Mme B n'avait pas demandé la communication des motifs de cette décision dans les formes prévues par le code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que les dispositions du décret n° 2010-997 du 26 août 2010 ne permettaient pas le maintien de cette majoration pendant un congé de longue durée pour un motif non imputable au service. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA102-2400798(TA102-2400798)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme F, ressortissante haïtienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté était manifestement infondé, une délégation de signature régulière ayant été accordée. L'erreur de plume dans les visas de la décision a été jugée sans incidence sur sa légalité. Enfin, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation a été écarté, la présence récente de Mme F en France et ses attaches familiales à l'étranger ne justifiant pas une admission exceptionnelle au séjour. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2300673(TA102-2300673)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B C et M. E C, qui contestaient le refus de la rectrice de l'académie de Martinique de leur délivrer une autorisation d'instruction dans la famille pour leur fille D pour l'année scolaire 2023-2024. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de la commission académique, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'arrêté désignant les membres de la commission n'avait pas à faire l'objet d'une publicité pour entrer en vigueur, et a écarté les autres moyens soulevés. La solution retenue est fondée sur les articles D. 131-11-10 et suivants du code de l'éducation.
N° TA102-2300686(TA102-2300686)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B et M. D, qui contestaient le refus de la rectrice de l’académie de Martinique de leur délivrer une autorisation d’instruction dans la famille pour leur fille. Le tribunal a jugé que la décision de la commission académique du 13 septembre 2023 était suffisamment motivée, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Il a également écarté les moyens tirés d’un vice de procédure, d’une erreur d’appréciation et de la méconnaissance des conventions internationales et européennes invoquées. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes des requérants, y compris celles relatives à l’injonction et aux frais de justice.
N° TA102-2300659(TA102-2300659)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de lui délivrer une habilitation pour l’accès permanent à une zone restreinte du grand port maritime de la Martinique. Le tribunal a examiné la légalité de la décision initiale du 26 septembre 2023 et de la décision de retrait du 15 janvier 2024, au regard des articles L. 5332-17 et L. 5332-18 du code des transports. Il a jugé que le moyen tiré de l’erreur d’appréciation n’était pas fondé, les faits reprochés étant établis et suffisamment graves pour justifier le refus. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA102-2300601(TA102-2300601)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté l'intégralité des demandes de Mme B, médecin coordonnateur et traitant à l'EHPAD Les madrépores. Celle-ci réclamait un rappel de rémunération de 43 294,56 euros fondé sur l'article R. 6152-71 du code de la santé publique, ainsi que 24 000 euros pour des préjudices liés à une différence de traitement et à l'impossibilité de bénéficier de congés et d'un compte épargne-temps. Le tribunal a jugé que Mme B avait atteint la limite d'âge de 67 ans le 1er janvier 2014, entraînant la rupture de plein droit de son lien contractuel, et qu'elle ne pouvait donc prétendre à aucune rémunération pour la période postérieure. En l'absence de faute prouvée de l'EHPAD, les demandes indemnitaires ont également été rejetées.
N° TA102-2300642(TA102-2300642)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A, professeur certifié, qui contestait son reclassement à l'échelon 4 de la classe exceptionnelle avec une ancienneté conservée de trois ans, suivi d'une promotion à l'échelon 5 sans ancienneté. Le tribunal a jugé que ce reclassement était conforme aux dispositions du décret n° 72-581 du 4 juillet 1972 modifié par le décret n° 2023-720 du 4 août 2023. Il a également écarté le moyen tiré d'une rupture d'égalité, estimant que la différence de traitement entre agents résultait de la succession dans le temps des règles applicables et n'était pas contraire au principe d'égalité.
N° TA102-2400024(TA102-2400024)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté préfectoral du 14 septembre 2023 lui retirant ses autorisations d'acquisition et de détention d'armes, ordonnant le dessaisissement de ses armes, lui interdisant d'en détenir pendant cinq ans avec inscription au fichier national (FINIADA), et retirant son permis de chasser. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la notification, de l'insuffisance de motivation, du vice de procédure, de l'erreur de droit, de la rétroactivité illégale, de la disproportion de la mesure et du détournement de pouvoir. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code pénal relatives à la réglementation des armes.
N° TA102-2300680(TA102-2300680)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné les requêtes de Mme et M. B contestant le refus de la rectrice de l'académie de Martinique de les autoriser à instruire leurs deux enfants dans la famille pour l'année scolaire 2023-2024. Les requérants invoquaient notamment un vice de procédure, un défaut de motivation, une erreur d'appréciation et la méconnaissance de plusieurs conventions internationales. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA102-2300668(TA102-2300668)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A, agent territorial, qui contestait le refus implicite du président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique de donner suite à ses demandes relatives à la gestion de sa carrière. Le tribunal a notamment constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l’avancement au grade d’ingénieur en chef hors classe, un arrêté ayant été pris le 19 avril 2024. Les conclusions concernant l’absence d’entretiens professionnels ont été jugées irrecevables, faute de demande formelle préalable. Sur le fond, les moyens soulevés par M. A, tirés notamment de la méconnaissance du décret n° 2011-675 du 15 juin 2011 et du code général de la fonction publique, ont été écartés comme non fondés.
N° TA102-2300670(TA102-2300670)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme E et M. D, qui contestaient le refus de la rectrice de l’académie de Martinique de leur délivrer une autorisation d’instruction en famille pour leur fils C. La décision de la commission académique du 13 septembre 2023, qui s’est substituée au refus initial, a été jugée légale. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, le vice de procédure, l’erreur d’appréciation et la méconnaissance de diverses conventions internationales (notamment l’article 8 de la CESDH et l’article 2 du protocole n°1), n’étaient pas fondés. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation, en particulier les articles L. 131-5 et R. 131-11.
N° TA102-2300386(TA102-2300386)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Caraïbe de commerce (Socaco) qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la Martinique refusant la cession de parcelles situées dans la zone des 50 pas géométriques. Le tribunal a estimé que la requête était tardive, car la décision attaquée avait été notifiée le 9 décembre 2022 et le recours contentieux n’a été enregistré que le 29 juin 2023, soit au-delà du délai de deux mois prévu par l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction ont été déclarées irrecevables, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens ou fins de non-recevoir.
N° TA102-2300766(TA102-2300766)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'arrêté du 12 octobre 2023 du ministre de l'intérieur mettant fin à sa scolarité d'élève gardien de la paix pour inaptitude physique définitive. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions de Mme B demandant au juge de se prononcer sur son admissibilité à un concours ou d'ordonner son reclassement, ces demandes ne relevant pas de la compétence du juge administratif. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable en l'espèce, s'agissant d'une décision fondée sur un avis médical. Enfin, le tribunal a jugé que le ministre n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en se fondant sur l'avis du médecin statutaire, et que la décision ne révélait aucune discrimination liée à l'état de santé de la requérante.
N° TA102-2300782(TA102-2300782)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme et M. C contestant le refus de la rectrice de l’académie de Martinique de leur délivrer une autorisation d’instruction dans la famille pour leur fille. Les requérants invoquaient notamment un défaut de motivation, un vice de procédure et une erreur d’appréciation. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que la décision contestée comportait les considérations de droit et de fait requises. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur les autres moyens.
N° TA102-2400125(TA102-2400125)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. B d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Grand'Rivière de lui communiquer des documents administratifs et de lui verser une rémunération, ainsi que d'une demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions relatives à la communication de documents, faute de saisine préalable de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), conformément au code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus de rémunération et de rupture du contrat n'était pas entachée d'illégalité, la commune n'ayant commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. En conséquence, l'ensemble des demandes de M. B a été rejeté, et celui-ci a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA102-2400083(TA102-2400083)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Idex Energie Antilles-Guyane (IEAG) tendant au versement d'une provision de 736 283,36 euros. Le tribunal a estimé que l'obligation dont se prévalait la société requérante était sérieusement contestable, notamment en raison de l'absence de levée de toutes les réserves et de la contestation par la collectivité territoriale de la Martinique du caractère définitif du décompte général. En conséquence, la demande de provision a été rejetée.
N° TA102-2400765(TA102-2400765)
Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son reclassement à la suite de sa nomination comme fonctionnaire stagiaire par un arrêté du 12 août 2024. La requérante se bornait à affirmer que l'administration n'avait pas pris en compte une partie de ses états de service antérieurs, sans fournir de précisions suffisantes ni invoquer de texte méconnu. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que ce moyen n'était pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, justifiant ainsi le rejet de la requête.
N° TA102-2400766(TA102-2400766)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A, adjoint technique territorial, contestant les décisions du maire de Fort-de-France relatives à l’application du demi-traitement et du sans traitement pour ses congés maladie entre 2021 et 2024. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient inopérants (absence d’obligation de communiquer l’avis du médecin conseil), irrecevables (contestation d’un avis médical non susceptible de recours) ou non assortis de précisions suffisantes. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans débat contradictoire.
N° TA102-2400701(TA102-2400701)
Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la rectrice de l'académie de Martinique d'autoriser l'instruction en famille pour son fils. La requérante invoquait notamment l'absence de diplôme requis et l'organisation pédagogique, mais ses moyens ont été jugés inopérants ou insuffisamment précis. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a été prise sans audience, les arguments présentés ne permettant pas d'en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation, en particulier l'article R. 131-11-5.