Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique
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N° TA102-2300635(TA102-2300635)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de M. B, brigadier-chef de police, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 octobre 2023 mettant fin à sa prolongation d'activité et prononçant son admission à la retraite. Le requérant soutenait notamment ne pas avoir été examiné par le médecin inspecteur régional compétent. Le tribunal a jugé que la procédure prévue par le décret n° 2009-1744 du 30 septembre 2009, pris pour l'application de la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984, avait été régulièrement suivie, l'administration pouvant légalement se fonder sur un avis médical émis sans examen en présentiel dès lors que les textes applicables ne l'exigent pas. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA102-2300606(TA102-2300606)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de la décision implicite du comité territorial de rugby de la Martinique refusant la communication de divers documents administratifs (procès-verbaux, comptes, conventions). Le tribunal a jugé que les conclusions à fin de suspension, présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, étaient irrecevables car non présentées par une requête distincte, conformément à l'article R. 522-1 du même code. Le jugement s'est fondé sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de justice administrative.
N° TA102-2300556(TA102-2300556)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B épouse D, professeure des écoles, qui contestait le refus de la rectrice de l'académie de Martinique de lui accorder la conservation de la note de 13/20 obtenue à la seconde épreuve du CAFIPEMF lors de la session 2022. La requérante invoquait notamment l'article 10 de l'arrêté du 4 mai 2021, qui permet le maintien de note pour la session suivante, même en cas de changement d'académie. Le tribunal a jugé que ce droit ne pouvait s'appliquer, car Mme B ne s'était pas réinscrite à la session 2023, session suivant immédiatement celle où elle avait obtenu la note, et qu'elle ne pouvait se prévaloir d'une conservation pour la session 2024. La solution retenue est fondée sur les dispositions combinées du code de l'éducation et de l'arrêté du 4 mai 2021.
N° TA102-2400031(TA102-2400031)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, surveillant brigadier pénitentiaire, qui contestait le refus de prolongation d'activité au-delà du 2 octobre 2023. Le tribunal a relevé d'office que l'administration était en situation de compétence liée pour refuser la demande, car celle-ci n'avait pas été présentée dans les formes et délais prescrits par l'article 4 du décret n° 2009-1744 du 30 décembre 2009. En conséquence, la décision de refus du 9 novembre 2023 n'est pas entachée d'erreur d'appréciation, et les conclusions à fin d'annulation ainsi que la demande d'expertise médicale ont été rejetées.
N° TA102-2400073(TA102-2400073)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Caraib Moter de deux recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux du 27 novembre 2023. Le premier arrêté prononçait une astreinte journalière de 250 euros pour non-respect d’une mise en demeure, et le second ordonnait la suppression d’un stockage de produits minéraux hors périmètre autorisé. Le tribunal a rejeté les demandes de la société, jugeant que les requêtes étaient tardives, le courrier de la société sollicitant un délai supplémentaire n’ayant pas interrompu le délai de recours contentieux. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’environnement.
N° TA102-2300711(TA102-2300711)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Norcareve et la SCI Immo Soleil d’un recours en excès de pouvoir contre le refus d’agrément fiscal opposé par le directeur régional des finances publiques de la Martinique, nécessaire au bénéfice du crédit d’impôt pour investissements productifs en outre-mer prévu à l’article 244 quater W du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, considérant que la société Norcareve n’avait pas été informée des conditions de naissance d’une décision implicite de rejet de son recours gracieux. Sur le fond, il a annulé la décision de refus d’agrément du 30 août 2022 ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux, au motif que l’administration avait commis une erreur d’appréciation en estimant que les travaux projetés n’entraient pas dans le champ d’application du crédit d’impôt. Le tribunal a enjoint à l’administration de délivrer l’agrément sollicité dans un délai de deux mois, et a condamné l’État à verser 1 500 euros aux
N° TA102-2400145(TA102-2400145)
Le Tribunal Administratif de la Martinique était saisi par M. C, exploitant du restaurant "Tiki's Beach", contestant un arrêté du maire de Schoelcher du 8 juin 2023 le mettant en demeure de démolir des constructions irrégulières sous astreinte, ainsi que les décisions subséquentes de liquidation de cette astreinte. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour les conclusions dirigées contre la mise en demeure initiale (tardiveté) et contre le courrier du 17 octobre 2023 (acte non décisoire). S'agissant de l'arrêté de liquidation d'astreinte du 23 janvier 2024, le tribunal a jugé qu'il ne constituait qu'une mesure préparatoire au titre de perception, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, et a donc également rejeté ces conclusions. La demande de M. C a été intégralement rejetée, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2400025(TA102-2400025)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de M. C, qui sollicitait la condamnation de la chambre de métiers et de l'artisanat de la Martinique à lui verser 35 110 euros en réparation des préjudices subis suite à la résiliation unilatérale d'une convention de 2014 portant sur l'édition d'une revue. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par la défense, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, estimant que la créance de M. C était prescrite. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA102-2400190(TA102-2400190)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le transfert tacite d'un permis de construire, autorisé par la maire de Ducos au profit de la société Lumina promotion, pour un ensemble immobilier de 52 logements. Les requérants, voisins immédiats, contestaient notamment l'incompétence de l'autorité, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance des articles L. 111-3 et R. 111-27 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir, reconnaissant la qualité de voisins immédiats comme suffisante pour contester une décision de transfert de permis de construire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'application des articles L. 231-1 du code des relations entre le public et l'administration et les dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA102-2400089(TA102-2400089)
Le Tribunal administratif de la Martinique, saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 17 avril 2020 par le maire du Marin à la SCCV Les promenades de Montgéralde pour un centre de vie et de bien-être, a transmis l’affaire à la Cour administrative d’appel de Bordeaux. Le tribunal a constaté que le permis de construire tenait lieu d’autorisation d’exploitation commerciale, en application des articles L. 752-1 du code de commerce et L. 425-4 du code de l’urbanisme, et relevait donc de la compétence en premier et dernier ressort de la cour administrative d’appel en vertu de l’article L. 600-10 du code de l’urbanisme. En conséquence, il a ordonné le transfert du dossier à la cour administrative d’appel de Bordeaux.
N° TA102-2400739(TA102-2400739)
Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté les requêtes de M. A, professeur certifié d’espagnol, contestant son affectation dans l’intérêt du service au collège Auguste François Perrinon. Le juge a estimé que ce changement d’affectation constituait une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours, car il n’entraînait ni perte de rémunération, ni diminution de responsabilités, ni atteinte aux droits statutaires ou aux libertés fondamentales. En conséquence, la demande d’annulation pour excès de pouvoir et la demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative ont été jugées manifestement irrecevables. Les articles R. 222-1 (4°) et L. 522-3 du même code ont été appliqués pour rejeter les requêtes.
N° TA102-2300669(TA102-2300669)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme C, qui contestait des avis de saisies administratives à tiers détenteur émis pour le recouvrement de taxes foncières, d'habitation, de contribution audiovisuelle et d'impôt sur le revenu. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la prescription de l'action en recouvrement pour les années 2013 à 2017 était tardif, n'ayant pas été soulevé lors des premiers actes de poursuite (mises en demeure et saisies antérieures), conformément à l'article R. 281-3-1 du livre des procédures fiscales. Il a également écarté l'argument de Mme C sur la solidarité de paiement de la taxe foncière, estimant que l'article 1691 bis du code général des impôts n'était pas applicable en l'espèce. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA102-2300678(TA102-2300678)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en juge unique, a rejeté la requête de la SARL Michel Besnier qui contestait un avis de saisie à tiers détenteur émis pour le recouvrement de cotisations de taxe foncière (2020-2022) et de majorations. La requête a été jugée irrecevable car la société n'avait pas formé de réclamation préalable auprès de l'administration fiscale, conformément aux articles L. 281 et R. 281-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a relevé d'office ce moyen d'irrecevabilité, sans examiner le fond des arguments de la société.
N° TA102-2400240(TA102-2400240)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. C d’une demande d’indemnisation pour le refus du préfet de lui accorder le concours de la force publique afin d’expulser ses locataires, ainsi que d’une injonction sous astreinte. Le juge unique a reconnu la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 153-1 et L. 153-2 du code des procédures civiles d’exécution, en raison du refus implicite né le 17 juillet 2022. La solution retenue est la condamnation de l’État à verser à M. C une somme de 15 455,50 euros au titre des pertes de loyers et 1 800 euros pour préjudice moral, soit un total de 17 255,50 euros. L’injonction d’assurer le concours effectif de la force publique a été rejetée, le préfet ayant déjà accordé ce concours le 12 janvier 2024.
N° TA102-2400061(TA102-2400061)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a partiellement fait droit à la requête de Mme A, qui contestait la remise en cause de la réduction d'impôt "Pinel" pour ses investissements locatifs. L'administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement de 6 581 euros pour l'année 2021 en cours d'instance, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie. Pour le surplus, concernant l'année 2020 (137 euros), le tribunal a rejeté la demande de décharge, estimant que Mme A ne remplissait pas les conditions de l'article 199 novovicies du code général des impôts, faute pour le logement d'avoir été la résidence principale effective du locataire. La solution retenue confirme que la bonne foi du bailleur ou le droit à l'erreur du locataire ne suffisent pas à justifier le bénéfice de la réduction fiscale en l'absence de respect de la condition légale.
N° TA102-2300765(TA102-2300765)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la société O fil de l'eau, qui sollicitait le remboursement d'un crédit d'impôt de 63 574 euros pour un investissement productif en outre-mer (acquisition d'un bateau et d'un compresseur). La société exerçait une activité de plongée sous-marine et de location de matériel nautique. Le tribunal a jugé que cette activité relevait des secteurs exclus (activités sportives et de loisirs) et ne s'intégrait pas directement et à titre principal à une activité touristique, comme l'exige l'article 244 quater W du code général des impôts, combiné à l'article 199 undecies B. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA102-2400027(TA102-2400027)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi en exécution de son jugement du 17 mai 2021, a constaté que le préfet n'avait pas pris les mesures nécessaires pour expulser les occupants sans titre du terrain de la SA Usine du Marin, malgré une astreinte prononcée le 23 décembre 2022. Le tribunal a liquidé l'astreinte pour la période écoulée et, en application de l'article L. 911-8 du code de justice administrative, a affecté une fraction de son produit au Parc naturel régional de la Martinique et à l'Office français de la biodiversité. Il a également prononcé une nouvelle astreinte à l'encontre de l'État pour assurer l'exécution complète de l'injonction. La solution retenue vise à contraindre l'administration à respecter ses obligations légales de concours de la force publique.
N° TA102-2400659(TA102-2400659)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un arrêté du maire de Gros-Morne la plaçant en congé maladie de longue durée. La requérante invoquait des moyens de légalité externe, notamment un diagnostic médical erroné et des faits de harcèlement moral. Le tribunal a estimé que ces allégations n'étaient assorties d'aucun élément tangible permettant d'en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement insuffisamment précise.
N° TA102-2400320(TA102-2400320)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une contrainte de France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique. Après que France Travail a indiqué son intention d’annuler la contrainte, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, Mme A est réputée s’être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA102-2400718(TA102-2400718)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, qui demandait la correction d'un arrêté ministériel de nomination pour y inclure la prise en charge de ses frais de transport et son ancienneté. Le juge a estimé que ces conclusions, ne tendant ni à l'annulation d'une décision ni au paiement d'une somme d'argent, ne relevaient pas de l'office du juge administratif et étaient donc manifestement irrecevables. Par ailleurs, à supposer que M. B ait entendu contester un refus implicite, sa requête était prématurée car introduite avant l'expiration du délai de deux mois nécessaire à la naissance d'une telle décision. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 231-1 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.