Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400214(TA102-2400214)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir, sous astreinte, l’attribution d’un logement adapté à ses ressources, en exécution d’une décision favorable de la commission de médiation. Le préfet de la Martinique a opposé une fin de non-recevoir en faisant valoir qu’un logement avait été proposé à l’intéressé le 30 juin 2010, que celui-ci avait accepté l’offre et signé le bail le 30 mai 2024. Constatant que l’objet du litige avait disparu, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer sur la requête. Les conclusions de M. B tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, aucun frais n’étant justifié.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA102-2400178(TA102-2400178)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Berger Holding d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet de sa demande de remboursement d’un crédit d’impôt outre-mer de 69 175 euros. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement sollicité, rendant le litige sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400527(TA102-2400527)

Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. G, ressortissant dominiquais, contestant l'arrêté préfectoral du 1er août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature. Il a estimé que le comportement de M. G, qui a reconnu avoir tiré sur un panneau de signalisation avec un fusil de chasse en état d'alcoolisme et était en possession de couteaux, constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également été jugée proportionnée et non contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de justificatif de résidence stable et de l'absence de liens familiaux suffisamment établis en France.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2400445(TA102-2400445)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, l'interdiction de retour d'un an et la fixation du pays de renvoi. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA102-2300531(TA102-2300531)

Le Tribunal Administratif de la Martinique était saisi par Mme B, chargée d'enseignement vacataire, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’université des Antilles de lui verser la rémunération de 184 heures de vacation effectuées en 2021-2022. Postérieurement à la requête, l’université a versé à Mme B le montant principal des heures litigieuses. Le tribunal a constaté que ce paiement valait retrait implicite de la décision attaquée, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et en paiement du principal. En revanche, il a jugé que les conclusions de Mme B tendant au versement des intérêts de retard sur cette somme conservaient leur objet et n’étaient pas devenues sans objet.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300478(TA102-2300478)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de l'EURL Cinna, qui demandait le remboursement d'un crédit d'impôt pour investissements productifs en outre-mer (article 244 quater W du code général des impôts). La société ne justifiait pas avoir déposé ses comptes annuels de l'exercice clos en 2020 avant la réalisation des investissements en 2021, condition requise par le VIII de cet article. L'administration fiscale était fondée à opposer ce motif, même en l'absence de preuve de la réalisation effective des investissements. La solution retenue confirme le rejet de la demande de remboursement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA102-2300725(TA102-2300725)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Cogimmo d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de remboursement de crédits de TVA. La société a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 31 octobre 2024, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte fiscal n’a été appliqué au fond, la procédure s’étant achevée avant tout examen au principal.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2400691(TA102-2400691)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. C, ressortissant surinamais, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a estimé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'absence de preuve d'une vie familiale stable en France et de la menace pour l'ordre public constituée par la condamnation de l'intéressé pour trafic de stupéfiants.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA102-2400262(TA102-2400262)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de reversement de l’indemnité de vie chère, assorti d’une demande de remboursement de 1 728,92 euros. Par un mémoire du 17 octobre 2024, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 29 octobre 2024. Aucun texte substantiel relatif au fond du litige n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA102-2400363(TA102-2400363)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Air Caraïbes d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 19 décembre 2023 de la préfecture et de la police aux frontières de la Martinique, accordant à M. A une habilitation d’accès aux zones de sûreté des aérodromes (articles L. 6342-3 du code des transports et R. 213-3 du code de l’aviation civile). La société requérante s’est désistée de sa requête après avoir été informée du retrait de cette habilitation. Par ordonnance du 29 octobre 2024, le président du tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA102-2400686(TA102-2400686)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, une agente publique, qui contestait le rejet implicite de sa demande d'indemnisation pour harcèlement moral. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai de recours de deux mois à compter de la naissance de la décision implicite de rejet le 6 juillet 2024, expirant le 9 septembre 2024. Le tribunal a rappelé que les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à l'accusé de réception ne sont pas applicables aux agents publics, et que le délai de recours court dès la naissance de la décision implicite. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-2 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA102-2400570(TA102-2400570)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a constaté le désistement d'office de la requête de Mme et M. E, qui contestaient le refus d'autorisation d'instruction en famille de leur fille pour l'année 2024-2025. Ce désistement fait suite au rejet de leur demande de suspension par le juge des référés le 24 septembre 2024, faute de moyen sérieux. Conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, les requérants, n'ayant pas confirmé le maintien de leur requête dans le délai d'un mois suivant la notification de cette ordonnance, sont réputés s'être désistés. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par ordonnance du 28 octobre 2024.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300573(TA102-2300573)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Lakou Digital d’un recours en excès de pouvoir contestant la résiliation unilatérale, prononcée le 14 septembre 2023 par le grand port maritime de la Martinique, d’une convention d’occupation du domaine public. La société requérante invoquait notamment l’irrégularité de la procédure contradictoire et l’absence de gravité des fautes reprochées. Le tribunal a examiné la validité de la résiliation dans le cadre d’un recours de plein contentieux, rappelant qu’il peut ordonner la reprise des relations contractuelles si les vices constatés ne portent pas une atteinte excessive à l’intérêt général. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le juge s’est fondé sur les stipulations contractuelles (articles 15.02 et 16.01) et les principes généraux du droit administratif des contrats.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400638(TA102-2400638)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A, un gardien de la paix, qui contestait deux courriers de l'administration relatifs à la consolidation de son accident de service et à un trop-perçu. Le tribunal a jugé que ces courriers constituaient des actes préparatoires et non des décisions administratives susceptibles d'un recours pour excès de pouvoir. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400685(TA102-2400685)

Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de Mme B contestant un courrier du maire de Rivière-Salée relatif au portage de repas pour sa mère. Le juge estime que ce courrier, qui se borne à demander une régularisation et à signaler une facture impayée, ne constitue pas un acte faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceREJETE

TA102-2400684(TA102-2400684)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme A d’une requête visant à engager une procédure de divorce contre son époux, assortie d’une demande d’aide juridictionnelle. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, au motif que le divorce relève de la compétence du juge judiciaire en vertu du code civil, et non du juge administratif. En conséquence, la demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400614(TA102-2400614)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du préfet invalidant son épreuve théorique du permis de conduire pour fraude. La requérante n’a soulevé qu’un moyen inopérant, relatif à une erreur de date d’examen, sans contester le motif de fraude. En application de l’article R.222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant qu’un moyen manifestement infondé.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400134(TA102-2400134)

Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision "48 SI" du 1er décembre 2008 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de l'intérieur, estimant que la requête, enregistrée le 8 février 2024, était tardive car introduite plus de deux mois après la notification régulière de la décision en 2008, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc l'irrecevabilité de la requête pour cause de dépassement du délai de recours contentieux.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2400062(TA102-2400062)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme C contestant le refus d'agrément à son admission au concours de gardien de la paix. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un vice de procédure, un défaut de motivation, une méconnaissance de la présomption d'innocence et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que la cheffe du service administratif et technique disposait d'une délégation de signature régulière du préfet, lui-même compétent en vertu des décrets n° 95-654 et n° 95-1197 et de l'arrêté du 30 décembre 2005. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme C.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2300779(TA102-2300779)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé l'arrêté du 17 octobre 2023 par lequel le préfet refusait de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident ischémique cérébral transitoire subi par M. C, major de police, sur son lieu et temps de travail. Le tribunal a jugé que, bien que les accidents vasculaires cérébraux nécessitent un lien direct avec le service, M. C avait apporté la preuve de ce lien en raison d'une surcharge exceptionnelle de travail et d'une fatigue accumulée. La décision s'appuie sur l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, qui présume l'imputabilité au service des accidents survenus dans le temps et le lieu du service, sauf circonstances particulières détachant l'événement du service.

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