Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300744(TA102-2300744)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de M. C contestant le refus de permis de construire une maison d'habitation sur son exploitation agricole, refus fondé sur un avis défavorable de la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF). Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre l'avis de la CDPENAF, le considérant comme un acte préparatoire insusceptible de recours. Il a également rejeté la demande d'annulation de l'arrêté municipal, estimant que le maire était en situation de compétence liée pour suivre l'avis défavorable de la commission, et que les moyens soulevés par le requérant n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice, sur la base des articles L. 181-10 et L. 181-12 du code rural et de la pêche maritime.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA102-2300672(TA102-2300672)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, fonctionnaire de La Poste, qui demandait la condamnation de son employeur pour harcèlement moral. La requérante invoquait des agissements répétés depuis sa reprise de fonctions en 2019, mais le tribunal a estimé que les faits présentés, notamment un incident isolé avec une collègue, ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral au sens de l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la demande indemnitaire de 45 000 euros, faute pour Mme A d’avoir soumis des éléments suffisants pour établir une présomption de harcèlement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300576(TA102-2300576)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Lakou Digital, qui contestait l’abrogation de son autorisation d’occupation temporaire du domaine public portuaire, prononcée le 14 septembre 2023 par le grand port maritime de la Martinique. Le tribunal a jugé que l’abrogation à effet immédiat était légale, car les stipulations contractuelles (article 16.1) imposaient un délai de 30 jours uniquement pour la remise en état des lieux, et non pour le préavis. Il a également estimé que les motifs d’abrogation – non-respect de l’activité autorisée et défaut de paiement des redevances – étaient suffisamment graves pour justifier la résiliation de plein droit, en application des articles 2 et 15.2 de l’autorisation. Enfin, le moyen tiré d’une rupture d’égalité entre occupants du domaine public a été écarté.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA102-2300259(TA102-2300259)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la société Coveris, qui sollicitait le paiement du solde du lot n°5 "façades vitrées" du marché de reconstruction de l'observatoire volcanologique du Morne des Cadets. La juridiction a estimé qu'aucun décompte général et définitif tacite n'était intervenu, car la réception des travaux avait été prononcée "sous réserve" en application de l'article 41.5 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable aux marchés publics de travaux, et que ces réserves n'étaient pas levées à la date de transmission du projet de décompte général. En conséquence, la transmission du projet de décompte final était prématurée et ne pouvait faire naître un décompte tacite. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CCAG Travaux.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2200246(TA102-2200246)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en juge unique, a été saisi par la société Bedeschi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du grand port maritime de la Martinique de lui communiquer des documents relatifs à l’attribution d’un marché public de portiques à conteneurs. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande, constatant un non-lieu à statuer pour les documents déjà transmis en cours d’instance. Pour le surplus, il a annulé les décisions implicites de rejet et enjoint au port de communiquer les documents restants, sous astreinte, en application des articles L. 300-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration, estimant que leur communication ne portait pas atteinte au secret des affaires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2300043(TA102-2300043)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de M. B, major pénitentiaire, contestant trois notes de service du directeur du centre pénitentiaire de Ducos modifiant les affectations des officiers et gradés. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions contre les deux premières notes du 19 août 2022, car elles avaient été implicitement abrogées par la note du 24 novembre 2022 avant l’introduction de la requête. Il a également constaté un non-lieu à statuer sur les demandes d’injonction et d’astreinte, devenues sans objet suite à l’arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux du 30 avril 2024. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité et non-lieu, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2400637(TA102-2400637)

Le Tribunal administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 29 août 2024 suspendant l'exploitation des activités d'entreposage frigorifique de la société Multigros CetC. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la société n'établissant pas que la suspension contestée entraînait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, compte tenu de la persistance des nuisances sonores et des manquements aux mises en demeure antérieures. Aucun des moyens soulevés, notamment l'absence d'habilitation de l'inspecteur ou le caractère disproportionné de la mesure, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA102-2400666(TA102-2400666)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A, agent public, contestant son admission à la retraite pour invalidité par la collectivité territoriale de Martinique. Le juge a estimé que les moyens invoqués par le requérant, notamment la demande d’application de l’article L. 1226-4 du code du travail, étaient inopérants car ce texte ne s’applique pas aux agents publics. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA102-2400563(TA102-2400563)

Le Tribunal administratif de la Martinique a constaté le désistement d'office de Mme B, qui contestait le refus d'autorisation d'instruction en famille pour son enfant. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de moyen sérieux, et en l'absence de confirmation de son recours en annulation dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400249(TA102-2400249)

Le Tribunal administratif de la Martinique a été saisi par le Grand port maritime de la Martinique d’une demande d’expulsion de la société Lakou Digital du domaine public, sous astreinte. Après que le port s’est désisté de sa requête, la société ayant quitté les lieux, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la société Lakou Digital tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400492(TA102-2400492)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. A pour contester la décision du centre hospitalier Maurice Despinoy mettant fin à son contrat de praticien à temps partiel. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales après avoir été réintégré dans ses fonctions. Par ordonnance du 21 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a condamné le centre hospitalier à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, tout en rejetant la demande reconventionnelle de l'établissement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300509(TA102-2300509)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande de Mme A tendant à l'annulation des décisions du 2 août 2023 refusant la remise gracieuse d’indu de prime d’activité (1 262,26 €) et d’aide personnelle au logement (3 509,95 €). Le juge a estimé que, malgré la situation personnelle de la requérante, les ressources élevées de son conjoint (plus de 5 000 € par mois) permettaient au foyer de faire face aux charges courantes, ne justifiant pas une remise de dette. La solution a été fondée sur les articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l’article L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA102-2300462(TA102-2300462)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en juge unique, a été saisi par la SCI Gamac d’une demande d’indemnisation pour le refus du préfet de lui accorder le concours de la force publique afin d’exécuter un jugement d’expulsion. Le tribunal a rappelé que l’État est tenu de prêter ce concours et que son refus ouvre droit à réparation sur le fondement de l’article L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution. La solution retenue est que la responsabilité de l’État est engagée en raison de ce refus, et le préjudice subi par la SCI Gamac, constitué par la perte de loyers, est indemnisable.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400076(TA102-2400076)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, inspectrice des finances publiques, qui contestait une décision de la direction régionale des finances publiques lui réclamant un trop-perçu de rémunérations pour la période de juillet à août 2023. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration, estimant que la régularisation partielle de la situation ne rendait pas le litige sans objet. Sur le fond, il a jugé que les moyens invoqués par la requérante étaient inopérants, dès lors que le trop-perçu résultait d'une erreur de versement d'un plein traitement alors qu'elle ne pouvait prétendre qu'à un demi-traitement après épuisement de ses droits statutaires. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400629(TA102-2400629)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Martiniquaise des Eaux (SME) d’un référé précontractuel (article L. 551-1 du code de justice administrative) visant à contester la procédure de délégation du service public de l’eau potable lancée par la communauté d’agglomération du Pays Nord Martinique (CAP Nord). La requérante invoquait plusieurs manquements, notamment le défaut de communication des motifs de rejet de son offre, l’irrégularité de la composition de la commission de délégation du service public et le caractère contestable de certains sous-critères de notation. En défense, CAP Nord et la société SAUR, attributaire pressentie, ont soulevé l’irrecevabilité de la requête, arguant que la procédure relevait du régime des entités adjudicatrices et non de celui des pouvoirs adjudicateurs. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la SME ne démontrait pas que les irrégularités alléguées l’avaient lésée ou étaient susceptibles de l’avoir été, et a condamné la requérante à verser des frais de procédure.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400671(TA102-2400671)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les requêtes de M. A, professeur agrégé, qui demandait la suspension de son arrêté de suspension de fonctions pour quatre mois pris par la rectrice de l’académie de Martinique. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité manifeste, car le requérant n’avait pas introduit de requête au fond en annulation de la décision contestée, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400116(TA102-2400116)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B Vincent, qui contestait le refus de la collectivité territoriale de Martinique de lui accorder une aide à l'emploi pour l'embauche d'une salariée. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur une application stricte des critères de la délibération n° 18-73-1 du 26 mars 2018, qui exige que le salarié soit inscrit depuis au moins trois mois à Pôle emploi en Martinique, condition non remplie en l'espèce. Le moyen tiré de l'erreur de droit a été écarté, le président n'ayant pas ajouté de critère non prévu par la réglementation. Le moyen tiré d'une discrimination a également été rejeté, le principe d'égalité autorisant des règles différentes pour des situations différentes.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400667(TA102-2400667)

Suspension d’un arrêté d’admission à la retraite et de radiation des cadres. Tribunal administratif de la Martinique, juge des référés. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, faute pour la requérante d’avoir joint une requête au fond en annulation, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400665(TA102-2400665)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme C D, qui sollicitait l'intervention du juge pour régler un litige de voisinage concernant un trou et des troncs d'arbres. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était dirigée contre aucune décision administrative et ne contenait ni conclusions ni moyens de droit ou de fait. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400664(TA102-2400664)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C et Mme G. Ceux-ci demandaient la suspension de l'arrêté préfectoral du 14 octobre 2024 instaurant un couvre-feu sur l'ensemble du territoire martiniquais, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à leur liberté d'aller et venir. La juge des référés a estimé que, face à la persistance de graves troubles à l'ordre public caractérisés par des violences nocturnes, la mesure de couvre-feu était nécessaire, adaptée et proportionnée. La condition d'urgence et l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'ont donc pas été retenues.

Résumé IA