Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400737(TA102-2400737)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A contestant le rejet de sa réclamation relative au dégrèvement de la taxe d'habitation 2019. La juridiction a constaté que le litige présentait une triple identité de parties, d'objet et de cause avec une instance précédente déjà jugée par ordonnance du 3 octobre 2024. En application de l'article R. 222-1-4° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en raison de l'autorité de la chose jugée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2400733(TA102-2400733)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, agent de la Collectivité territoriale de Martinique, contestant le refus de prolongation d'activité au-delà de la limite d'âge. La décision attaquée, fondée sur l'absence de droit à une prolongation et sur des motifs d'organisation et budgétaires, a été jugée légale. Le tribunal a écarté comme inopérant le moyen tiré d'une acceptation implicite par silence, rappelant que la règle du silence valant acceptation ne s'applique pas aux relations entre l'administration et ses agents (articles L. 231-1 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration). Les autres moyens soulevés ont également été jugés inopérants. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExécution d'un jugementREJETE

TA102-2400727(TA102-2400727)

Refus de rattachement fiscal d’un enfant majeur. Tribunal administratif de la Martinique. Rejet de la requête. Application de l’article 6 du code général des impôts : l’option pour le rattachement est irrévocable après le délai de déclaration. Les moyens invoqués (conséquences sur les bourses) sont inopérants.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400734(TA102-2400734)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre au centre hospitalier universitaire de Martinique de lui délivrer un certificat d'accouchement rectifié, estimant que le document fourni le 17 septembre 2024 contenait des erreurs. Le juge a considéré que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de la décision administrative de délivrance du certificat, sans que soit démontré un péril grave justifiant une dérogation. En conséquence, les conditions de l'article L. 521-3 n'étant pas remplies, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, laissant à la requérante la possibilité de contester la décision par un recours pour excès de pouvoir.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400669(TA102-2400669)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération n° 44/2024 du 16 septembre 2024 du conseil municipal des Anses d'Arlet, qui prévoyait l'abattage de l'arbre dénommé « le Fromager ». Les requérants, habitants de la résidence Oxygène, invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales et des articles L. 411-1 et suivants du code de l'environnement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute de démonstration d'un danger immédiat pour les espèces protégées ou d'une imminence de l'abattage, et qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400698(TA102-2400698)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé l'arrêté du 28 octobre 2024 par lequel le préfet de la Martinique obligeait une ressortissante colombienne à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de six mois, désignation de la Colombie comme pays de destination et assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était entachée d'une erreur de droit, la requérante bénéficiant d'une dispense de visa pour un séjour de moins de 90 jours en Martinique en vertu de l'arrêté du 26 juillet 2011. Par conséquent, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire a entraîné l'annulation des décisions subséquentes d'interdiction de retour, de fixation du pays de destination et d'assignation à résidence.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA102-2400286(TA102-2400286)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme B, agent de la collectivité territoriale de Martinique, contestant le refus implicite de lui verser un complément d'indemnités de mission pour un déplacement à Bruxelles. La collectivité, mise en demeure, n'ayant pas produit de mémoire, le tribunal a constaté son acquiescement aux faits. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, au motif que la décision explicite aurait dû être motivée en application du code des relations entre le public et l'administration, et que l'administration n'a pas communiqué les motifs malgré la demande de l'intéressée. Il a enjoint à la collectivité de verser la somme de 459,40 euros à Mme B, assortie des intérêts au taux légal à compter du 14 décembre 2023.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300771(TA102-2300771)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B C, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder une réduction d'impôt pour des dépenses de restauration immobilière dans un site patrimonial remarquable au titre de l'année 2020. Bien que le plafond des dépenses éligibles ait été rehaussé à 400 000 euros depuis 2017, le tribunal a estimé que M. C ne justifiait pas avoir respecté l'engagement de louer le bien pendant neuf ans, condition prévue par l'article 199 tervicies du code général des impôts. La solution retenue confirme ainsi le bien-fondé des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu mises à sa charge.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2400534(TA102-2400534)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme H, ressortissante haïtienne, contestant un arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour d’un an et fixation du pays de renvoi. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d’être entendu, et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ainsi que de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, confirmant la légalité des décisions attaquées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300732(TA102-2300732)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B C, ressortissant vénézuélien, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande de carte de séjour "vie privée et familiale" fondée sur le 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que M. C, entré en France en 2017 sous exemption de visa et dont la demande d'asile avait été rejetée, ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses, anciens et stables en France pour bénéficier de ce titre. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision implicite de rejet du préfet de la Martinique.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400716(TA102-2400716)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, qui contestait un refus d'aide de la Collectivité territoriale de Martinique dans le cadre du plan d'urgence pour la petite agriculture. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne contenait ni conclusions précises ni exposé de moyens de droit ou de fait, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'ordonnance a prononcé le rejet sans inviter le requérant à régulariser sa demande.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400711(TA102-2400711)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de l'EARL Les domaines Thieubert. La société demandait l'ajournement immédiat des travaux de remise en état de la route de Belfond, réalisés par la commune du Carbet, en raison de risques de pollution et d'empiètements sur sa propriété. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, les éléments produits (rapports d'expertise et constats) ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de l'exploitation agricole. La demande est donc rejetée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA102-2400395(TA102-2400395)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la direction régionale des finances publiques rejetant sa demande de décharge d’un impôt sur le revenu de 36 174 euros pour 2017. En cours d’instance, l’administration a accordé la décharge totale de cette imposition. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, une ordonnance de non-lieu à statuer.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300695(TA102-2300695)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait le refus de triplement exceptionnel de sa troisième année de formation en soins infirmiers. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas l'exposé de moyens requis, conformément au code de justice administrative. Le tribunal a également relevé que la décision contestée, fondée sur l'arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d'État d'infirmier, relevait de l'appréciation pédagogique de l'institut. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation ont été rejetées.

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OrdonnanceAUTRE

TA102-2400704(TA102-2400704)

Litige individuel d’ordre pécuniaire opposant une professeure des écoles, Mme A, à la rectrice de l’académie de la Martinique concernant le versement d’une indemnité compensatrice de la hausse de la CSG. Le Tribunal administratif de la Martinique, saisi de la requête, constate que l’agent a été affectée en Guyane, où elle réside. En application de l’article R. 312-12 du code de justice administrative, il se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal administratif de la Guyane, compétent en raison du lieu d’affectation de l’agent.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300582(TA102-2300582)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la SAS Brasserie Lorraine et de la Selarl AJ Associés, qui demandaient l’annulation de la décision du 15 septembre 2023 par laquelle l’inspectrice du travail avait refusé l’autorisation de licencier pour motif économique M. C, salarié protégé. Le tribunal a considéré que la décision expresse attaquée s’était substituée à la décision implicite de rejet, rendant la requête recevable, mais a estimé que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en retenant un lien entre la demande de licenciement et le mandat représentatif du salarié, ni en jugeant l’obligation de reclassement insuffisamment respectée. Les moyens tirés de l’irrégularité de l’enquête contradictoire et de l’insuffisance de motivation ont également été écartés. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 2411-1 et suivants du code du travail relatifs à la protection des salariés mandatés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300534(TA102-2300534)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Urbasun caraïbes 2, qui contestait des mises en demeure de payer des impositions complémentaires de cotisation foncière des entreprises et d’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux pour les années 2018 à 2020. La société soutenait que ces impositions n’étaient pas exigibles faute d’avoir reçu les avis d’imposition. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que l’administration avait établi que les avis avaient été libellés au nom et à l’adresse de la société, ce qui la présumait les avoir reçus en l’absence de circonstance particulière contraire. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 253 du livre des procédures fiscales, qui subordonne l’exigibilité des impôts directs à l’envoi d’un avis d’imposition.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300510(TA102-2300510)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de Mme A épouse B contestant le recouvrement d’impôts sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2013 à 2016. La requérante invoquait la prescription de l’action en recouvrement sur le fondement de l’article L. 274 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a relevé d’office plusieurs irrecevabilités, notamment l’absence de contestation préalable dans les délais requis pour les impositions des années 2015 et 2016, ainsi que pour le moyen de prescription concernant les années 2013 et 2014, en application des articles R. 200-2 et R. 281-3-1 du même code. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité partielle des conclusions.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300490(TA102-2300490)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de Mme B, professeure d'anglais, contestant le refus de sa nomination en tant que fonctionnaire stagiaire après son succès au CAPES 2022, en raison d’une condamnation pénale. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que les recours gracieux avaient interrompu le délai de recours contentieux. Sur le fond, le tribunal a jugé que la condamnation de Mme B, bien qu’effacée du bulletin n°2 de son casier judiciaire, était incompatible avec l’exercice des fonctions d’enseignante, justifiant légalement le refus de nomination sur le fondement de l’article L. 321-1 du code général de la fonction publique. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions indemnitaires et d’injonction.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300474(TA102-2300474)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la SARL Société de Travaux Spéciaux (STS) visant à obtenir la restitution d’un crédit d’impôt pour investissements outre-mer (CIOP) au titre de l’exercice 2021. La société ne justifiait pas de la réalité et de l’affectation de certains investissements (pick-up, mini-pelles) et n’établissait pas que l’acquisition d’une pelle sur chenille avait été réalisée en 2021. Le tribunal a appliqué les conditions de l’article 244 quater W du code général des impôts, sans faire droit aux moyens de la requérante.

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