Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300474(TA102-2300474)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la SARL Société de Travaux Spéciaux (STS) visant à obtenir la restitution d’un crédit d’impôt pour investissements outre-mer (CIOP) au titre de l’exercice 2021. La société ne justifiait pas de la réalité et de l’affectation de certains investissements (pick-up, mini-pelles) et n’établissait pas que l’acquisition d’une pelle sur chenille avait été réalisée en 2021. Le tribunal a appliqué les conditions de l’article 244 quater W du code général des impôts, sans faire droit aux moyens de la requérante.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300469(TA102-2300469)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la SARL Société nouvelle briqueterie de Martinique (SNBM) contestant le certificat d'urbanisme défavorable délivré par le maire du Lamentin le 8 juin 2023 pour son projet d'usine de briques écologiques. La juridiction a estimé que le maire avait légalement fondé son refus sur deux motifs : l'incompatibilité du projet avec la destination agricole de la zone A2 du plan local d'urbanisme et son implantation en zone de risque fort d'inondation (aléa rouge) où le plan de prévention des risques naturels interdit les constructions nouvelles. Les arguments de la société, tirés de l'intérêt environnemental de son projet ou de la présence d'autres constructions à proximité, ont été jugés inopérants. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 410-1 du code de l'urbanisme et les dispositions du PLU et du PPRN de la commune.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA102-2300467(TA102-2300467)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de M. F, adjudant de sapeur-pompier, contestant un avis de sommes à payer de 74 815,21 euros émis par le service d'incendie et de secours pour des trop-perçus de rémunération suite à son admission rétroactive à la retraite. Le tribunal a rejeté les moyens de forme (absence de signature, défaut de base de liquidation) et de fond (prescription biennale, exception d'illégalité de l'arrêté de radiation, carence fautive de l'administration). Il a jugé que la créance était fondée, la prescription applicable étant de cinq ans, et a rejeté l'intégralité des conclusions de M. F, y compris sa demande de dommages et intérêts et celle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie notamment sur le code général des collectivités territoriales, le code des relations entre le public et l'administration, et le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300466(TA102-2300466)

Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la demande de la SARL Jean Lanes, qui sollicitait le bénéfice d’un crédit d’impôt pour investissements productifs en outre-mer au titre de 2021. La société requérante ne justifiait pas du respect par sa filiale, la SAS JLTP, de l’obligation de dépôt de ses comptes annuels pour les exercices 2017, 2019 et 2020, condition prévue à l’article 244 quater W du code général des impôts. Le tribunal écarte l’argument de la bonne foi et de la régularisation spontanée, faute de preuve suffisante. En conséquence, la requête est rejetée, y compris les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2300460(TA102-2300460)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 15 mars 2023 par lequel le maire du Marin avait délivré un permis de construire pour un centre technique durable. La juridiction a retenu que le projet méconnaissait l'article 10 du règlement de la zone UD du plan local d'urbanisme, la hauteur des bâtiments excédant la limite de 4,50 mètres applicable dans le secteur. Les juges ont également relevé l'ambiguïté des plans et l'existence de travaux d'exhaussement préalables, écartant l'argument de la commune sur la qualification d'ouvrages techniques de superstructure.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA102-2300456(TA102-2300456)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de Mme A, pneumologue contractuelle, qui demandait la requalification de ses arrêts de maladie en accident de service et la condamnation du centre hospitalier universitaire (CHU) de Martinique pour des fautes liées au défaut de versement de l’allocation de retour à l’emploi et au retard de transmission de l’attestation employeur. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions tendant à la requalification des arrêts de travail, estimant qu’il ne peut se substituer à l’administration. Sur les conclusions indemnitaires, le jugement a rejeté la demande de Mme A, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans que le texte précise les motifs détaillés de ce rejet au vu de l’extrait fourni. La décision s’appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA102-2300451(TA102-2300451)

Le Tribunal Administratif de la Martinique annule la décision du 2 février 2023 par laquelle le chef d'établissement du centre pénitentiaire de Ducos a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie de Mme B, attachée principale d'administration. La requête était recevable car elle exposait un moyen, contrairement à l'argument du ministre de la justice. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au chef d'établissement de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300431(TA102-2300431)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la demande de M. F, agent de la chambre de métiers et de l'artisanat, qui contestait le refus partiel de protection fonctionnelle et une sanction disciplinaire de blâme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que la décision de refus partiel de protection fonctionnelle n'était entachée ni d'un défaut d'impartialité ni d'une erreur d'appréciation, et que la sanction de blâme était justifiée par les manquements de l'agent à son devoir de réserve et à la hiérarchie. Les demandes indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de liaison préalable du contentieux. Cette décision s'appuie sur le statut du personnel des chambres de métiers et de l'artisanat et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2300385(TA102-2300385)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. D C, a examiné la légalité du refus du préfet de lui céder une parcelle située dans la zone des 50 pas géométriques. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées, jugeant la requête recevable, et a examiné les moyens d’incompétence négative, de vice de procédure, d’erreur de fait et d’erreur de droit. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2300463(TA102-2300463)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. Saliniere, secrétaire administratif, pour contester son arrêté de suspension conservatoire du 8 décembre 2022 et sa prolongation du 9 avril 2023. Le tribunal a rejeté comme tardives les conclusions contre l'arrêté initial, notifié le 9 décembre 2022, le recours gracieux ayant été formé après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. Sur le fond, la décision ne se prononce pas sur la légalité de l'arrêté de prolongation dans cet extrait, mais les textes appliqués sont le code général de la fonction publique (article L. 531-1 sur la suspension pour faute grave) et le code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA102-2300652(TA102-2300652)

Le Tribunal administratif de la Martinique a examiné la requête de M. et Mme A, propriétaires d’un fonds mitoyen, demandant l’annulation d’un permis de construire délivré le 19 mai 2023 par le maire du Vauclin à M. F pour régulariser une maison individuelle. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des règles d’implantation par rapport aux limites séparatives et à l’alignement, prévues par le plan local d’urbanisme (articles U3-7-1, U3-11-1-3 et U3-6-1) et l’ancien article R. 111-19 du code de l’urbanisme. Le tribunal a retenu que le permis méconnaissait les articles U3-7-1 et U3-11-1-3 du PLU, mais a sursis à statuer en application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, accordant un délai à la commune pour régulariser ces vices. La solution finale est donc un sursis à statuer dans l’attente d’une éventuelle régularisation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300583(TA102-2300583)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la SAS Brasserie Lorraine et de la Selarl AJ Associés, qui demandaient l’annulation de la décision du 15 septembre 2023 par laquelle l’inspectrice du travail avait refusé l’autorisation de licencier pour motif économique M. C, salarié protégé. Le tribunal a écarté les moyens tirés de l’irrégularité de l’enquête contradictoire, de l’insuffisance de motivation et de l’erreur d’appréciation, en se fondant notamment sur les dispositions du code du travail et du code des relations entre le public et l’administration. Il a jugé que l’inspectrice avait pu légalement estimer que la demande de licenciement était en lien avec le mandat du salarié et que l’obligation de reclassement n’avait pas été respectée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA102-2300631(TA102-2300631)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la Selarl Amcor juristes et associés d’une demande de condamnation de la commune de Sainte-Anne au paiement de factures d’honoraires pour la défense pénale de son ancien maire. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la délibération du conseil municipal du 16 février 2023 refusant la protection fonctionnelle à l’élu était devenue définitive, faute de contestation dans les délais. Il a également jugé que la commune n’était pas tenue de prendre en charge des honoraires d’avocat sans décision préalable accordant cette protection, en application de l’article L. 2123-34 du code général des collectivités territoriales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2300567(TA102-2300567)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par l'association AADCP d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique du 16 février 2023. Cette décision retirait partiellement une subvention de 311 146,23 euros octroyée en 2016 et ordonnait le reversement de 261 146,23 euros, en raison de manquements aux obligations de transparence et de soupçons de fraude. L'association demandait également l'indemnisation d'un préjudice matériel de 4 517,92 euros. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant notamment que la décision attaquée était légale et que la collectivité se trouvait en situation de compétence liée pour récupérer les sommes. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l'administration et le règlement européen n° 1303/2013.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2300600(TA102-2300600)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé la décision du 31 juillet 2023 par laquelle le président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique avait retiré une subvention de 481 994,66 euros accordée à la SARL Wopso le 13 juillet 2018. Le tribunal a jugé que cette décision de retrait était illégale car elle n'était pas suffisamment motivée et était intervenue sans respecter la procédure contradictoire prévue par les articles L. 211-2 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint à la collectivité territoriale de verser la subvention à la société et a condamné la collectivité à payer 1 500 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2300654(TA102-2300654)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la SARL Corsica Sole 21 pour contester le refus de permis de construire un site de stockage d'électricité par batteries, puis le retrait du permis tacite obtenu, décisions prises par le préfet de la Martinique. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet et a examiné la légalité des arrêtés des 7 septembre et 29 novembre 2023. Il a jugé que le retrait du permis tacite était illégal faute de procédure contradictoire préalable, en méconnaissance des articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a annulé les deux arrêtés préfectoraux et enjoint au préfet de délivrer le permis de construire sollicité dans un délai de deux mois, sous astreinte de 500 euros par jour de retard.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400692(TA102-2400692)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une remise de dette d’indu de la CAF. La requête a été jugée irrecevable car introduite avant que l’administration n’ait pris une décision explicite ou implicite sur sa demande, ce qui la rendait prématurée. Le tribunal a rappelé qu’il ne peut se substituer à l’organisme payeur pour accorder une remise de dette. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400707(TA102-2400707)

Le Tribunal administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 3 septembre 2024 suspendant Mme A de ses fonctions de secrétaire générale du CDAD de la Martinique. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas que la mesure, qui prévoit le maintien de sa rémunération, porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2400566(TA102-2400566)

Le Tribunal Administratif de la Martinique annule l'arrêté du préfet du 1er juillet 2024 obligeant Mme B A, ressortissante cubaine, à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante, victime de violences conjugales ayant déposé plainte contre son époux français, justifiait d'une situation personnelle particulière. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en prenant cette mesure d'éloignement. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour à Mme B A et de réexaminer sa situation.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2400357(TA102-2400357)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d’un passeport opposé par le préfet, a constaté que le préfet avait finalement délivré le passeport à la requérante après l’introduction de la requête. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et aux fins d’injonction, devenues sans objet. La demande de frais de justice présentée par la requérante a été rejetée. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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