Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300591(TA102-2300591)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de l'indivision A B, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 mars 2023 créant un ouvrage portuaire au Robert et étendant les limites du grand port maritime de la Martinique. Le tribunal a jugé que cet arrêté n'avait pas pour objet de modifier la circonscription du port, mais seulement de créer un ouvrage et d'ajuster les limites administratives, rendant inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 5312-4 du code des transports. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

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DécisionPARTIEL

TA102-2300572(TA102-2300572)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Pics your life contestant le refus de la collectivité territoriale de Martinique de lui accorder une prime incitative au recrutement d’apprentis pour l’embauche de M. B. La société soutenait que le centre de formation d’apprentis (CFA) de l’apprenti était implanté en Martinique, contrairement au motif du refus. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la défense, estimant la requête recevable, mais a jugé irrecevables les conclusions nouvelles concernant une autre prime pour Mme A. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300479(TA102-2300479)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique d’inclure le financement d’un véhicule utilitaire dans une aide au titre du programme de développement rural. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la décision du 19 avril 2023 était confirmative de refus antérieurs devenus définitifs, faute de recours dans un délai raisonnable d’un an. Il a appliqué les principes de sécurité juridique et les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300530(TA102-2300530)

Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de Mme A Viraye, qui contestait les résultats de l'examen professionnel pour l'accès au troisième grade de secrétaire administratif du ministère de la justice (2023). La requérante invoquait des conditions matérielles dégradées lors de son épreuve orale et une partialité du jury, en violation du principe d'égalité de traitement. Le tribunal rappelle qu'il ne lui appartient pas de contrôler les appréciations du jury sur la valeur des prestations d'un candidat, sauf en cas d'irrégularité de procédure, d'erreur de fait ou de considérations étrangères au mérite. Aucun élément de cette nature n'étant établi, la demande d'annulation et de mesures correctives est rejetée, sur le fondement de l'arrêté du 30 décembre 2015 et du code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300518(TA102-2300518)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Le numéro 10 d’un recours contestant la résiliation de sa convention d’occupation du domaine public pour un kiosque à Fort-de-France, prononcée par le maire le 16 mars 2023 et confirmée le 10 juillet 2023. Le juge a requalifié la demande en recours de plein contentieux, visant à contester la validité de la résiliation et à obtenir la reprise des relations contractuelles. La résiliation était motivée par le non-respect des stipulations de la convention, notamment l’interdiction de publicité non autorisée et le non-respect de l’arrêté municipal du 16 février 2023 réglementant l’occupation du domaine public pendant le carnaval. Le tribunal a appliqué les principes du droit des contrats administratifs et les stipulations de la convention, sans se prononcer sur le fond dans cet extrait.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA102-2300581(TA102-2300581)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Deep turtle plongée d’un litige l’opposant à la communauté d’agglomération de l’Espace Sud Martinique, relatif à la résiliation d’un contrat de mise à disposition d’un poste d’amarrage et à l’indemnisation des préjudices subis. La société requérante invoquait la responsabilité contractuelle de la collectivité pour manquement à ses obligations de surveillance et d’entretien, ainsi que le défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société Deep turtle plongée, estimant que les conditions d’engagement de la responsabilité de la communauté d’agglomération n’étaient pas réunies. Cette solution a été retenue sur le fondement des principes de la responsabilité contractuelle et du défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, sans qu’il soit besoin d’examiner les appels en garantie formés par la collectivité contre ses assureurs.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300623(TA102-2300623)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, lieutenant-colonel de sapeurs-pompiers, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 17 août 2023 fixant la liste d'aptitude de la chaîne de commandement opérationnel des officiers. Le tribunal a jugé que cet arrêté constitue une simple mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car il ne porte pas atteinte aux droits et prérogatives statutaires de l'agent. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400236(TA102-2400236)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. C tendant à l'annulation de l'élection du président, des vice-présidents et du bureau du Conseil économique, social, environnemental, de la culture et de l'éducation de Martinique (CESECEM) du 18 mars 2024. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité du procès-verbal électoral, l'incompatibilité des fonctions de certains élus et l'illégalité de l'arrêté préfectoral du 5 mars 2024 désignant les membres de l'assemblée. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que les conditions de l'élection n'avaient pas altéré sa sincérité et que les incompatibilités alléguées n'étaient pas établies au regard des dispositions du code général des collectivités territoriales et de la loi du 11 octobre 2013.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400324(TA102-2400324)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. C contestant l'arrêté préfectoral du 5 mars 2024 portant désignation des représentants au sein du CESECEM. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des délais de l'article R. 7226-5 du code général des collectivités territoriales, et une illégalité par voie d'exception de plusieurs décrets et arrêtés antérieurs. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés étaient pour partie inopérants ou irrecevables, et non fondés pour le surplus, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté attaqué.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA102-2300714(TA102-2300714)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de la société Idex Energie Antilles Guyane (IEAG). La société réclamait le paiement de factures impayées, d'intérêts moratoires et d'indemnités forfaitaires dans le cadre de trois accords-cadres conclus avec la collectivité territoriale de la Martinique (CTM). Le juge a estimé que seule une partie de la créance principale, d'un montant de 29 198,07 euros au titre de l'accord-cadre n° 2017ATDB1899, n'était pas sérieusement contestable, rejetant le surplus des demandes. La décision applique les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2400258(TA102-2400258)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, aide-soignant, qui contestait sa radiation des cadres pour abandon de poste, prononcée le 19 mars 2024 par le directeur du centre hospitalier universitaire de Martinique. Le tribunal a jugé que l'abandon de poste était caractérisé dès le 27 septembre 2023, date butoir d'une mise en demeure restée sans effet, et que l'agent ne pouvait utilement se prévaloir d'une régularisation ultérieure de sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 550-1 et L. 553-1 du code général de la fonction publique. Les conclusions accessoires de M. B ont également été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2400060(TA102-2400060)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la rectrice de l’académie de Martinique de lui accorder une bourse sur critères sociaux et une aide spécifique pour l’année universitaire 2023/2024, ainsi que la décision implicite de rejet du CROUS. Le tribunal a d’abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par la rectrice, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a considéré que la décision de refus n’était entachée ni d’un vice de procédure, ni d’une erreur manifeste d’appréciation, au regard des critères fixés par le code de l’éducation et la circulaire ministérielle applicable. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme A, y compris celles relatives à la médiation et aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA102-2300597(TA102-2300597)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en juge unique, a examiné la requête de M. B demandant l’annulation du refus implicite de la maire de Ducos de lui communiquer des documents relatifs à une parcelle et une attestation, ainsi que la condamnation de l’État à 18 millions d’euros de dommages-intérêts. Le tribunal a rejeté la demande de jonction de requêtes, les affaires concernées ayant déjà été jugées. Il a constaté un non-lieu à statuer sur la communication des documents fonciers, ceux-ci ayant été transmis en cours d’instance, mais a rejeté le surplus des conclusions, notamment les demandes indemnitaires dirigées contre l’État, irrecevables faute de représentation par avocat. La décision s’appuie sur le code des relations entre le public et l’administration et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300595(TA102-2300595)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par une professeure certifiée en documentation, affectée en Martinique, contestant la décision de la rectrice de l'académie de Martinique de cesser, à compter de juin 2023, le versement de la moitié de la majoration de traitement de 40 % et de l'indemnité de sujétions particulières, alors qu'elle était en congé de longue maladie. L'administration n'ayant pas produit d'observations malgré une mise en demeure, elle est réputée avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a jugé que ces avantages, prévus notamment par le décret n° 2010-997 du 26 août 2010 et les textes antérieurs, sont liés à l'affectation en Martinique et non à l'exercice effectif des fonctions, et a donc annulé les décisions de remise en cause du versement. Il a enjoint à la rectrice de rétablir le versement de ces indemnités à compter de juin 2023.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA102-2300560(TA102-2300560)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la SARL Michel Besnier d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la décharge de l’obligation de payer une somme de 5 810 euros, correspondant à des cotisations de taxe foncière pour les années 2020 et 2021 ainsi qu’à des majorations pour retard de paiement. La société soutenait notamment que les créances étaient prescrites en application de l’article L. 173 du livre des procédures fiscales et qu’elle n’avait pas reçu les avis d’imposition en raison d’un changement d’adresse non pris en compte. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA102-2300322(TA102-2300322)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, aide-soignante, qui demandait 120 000 euros de dommages et intérêts au centre hospitalier de Saint-Esprit pour des fautes dans la gestion de sa carrière (reclassement d'échelon en 2004) et pour harcèlement moral (changement d'affectation en 2016). Le tribunal a opposé l'autorité de la chose jugée concernant le reclassement de 2004, déjà tranché par un jugement de 2019, et a appliqué la prescription quadriennale (loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968) pour les deux faits générateurs, les demandes de 2023 étant tardives. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des demandes indemnitaires de Mme B.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA102-2200526(TA102-2200526)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la commune de Saint-Joseph d’un litige relatif à des désordres affectant la piste d’athlétisme et les aires de saut du stade municipal Henri Murano. La commune demandait, à titre principal, l’injonction de réaliser les travaux de réfection sous astreinte et la condamnation solidaire des constructeurs et assureurs à l’indemniser de ses préjudices, sur le fondement de la garantie décennale ou, à titre subsidiaire, de la responsabilité contractuelle. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la commune, estimant que les désordres constatés ne compromettaient pas la solidité de l’ouvrage ni ne le rendaient impropre à sa destination, et que la responsabilité contractuelle n’était pas engagée en l’absence de faute prouvée. En conséquence, les appels en garantie et les demandes au titre des frais de justice ont également été rejetés.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA102-2100430(TA102-2100430)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la SAS Comabat, titulaire du lot n°2 « gros œuvre » d’un marché public de reconstruction d’un restaurant universitaire, afin d’obtenir le paiement du solde du marché et l’indemnisation de divers préjudices. La société invoquait des travaux supplémentaires, des surcoûts liés à la pandémie de Covid-19 et à l’allongement du chantier, ainsi que des fautes imputables au maître d’ouvrage (l’État) et aux maîtres d’œuvre. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la requérante, estimant que les sujétions invoquées n’étaient pas imprévues ou que les préjudices n’étaient pas établis. La décision s’appuie notamment sur les principes du droit des marchés publics et les stipulations du contrat.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA102-2300648(TA102-2300648)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de la SAS Ortheis, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2018 à 2020, suite à la remise en cause du bénéfice du dispositif "zone franche d'activité" (article 44 quaterdecies du CGI). La société invoquait notamment l'irrégularité de la procédure d'examen de comptabilité et l'éligibilité de son activité de fabrication de prothèses. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, constatant que le recours avait été introduit après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision de rejet de la réclamation préalable, en application de l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA102-2200229(TA102-2200229)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par les proches de Mme M F, décédée après avoir fugué du centre hospitalier universitaire (CHU) de Martinique et avoir été victime d’un accident de la circulation. Les requérants soutenaient que l’établissement avait commis des fautes dans le diagnostic, la surveillance et l’information, engageant sa responsabilité. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, jugeant que le CHU n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, et a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.

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