Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique
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N° TA102-2400817(TA102-2400817)
Retrait de points permis de conduire – Contestation de l’imputabilité et de la matérialité d’une infraction – Incompétence du juge administratif – Tribunal administratif de la Martinique – Ordonnance de rejet. Le tribunal administratif rejette la requête de Mme A, qui contestait le retrait de quatre points pour non-respect d’un stop, en invoquant une usurpation d’identité. Il rappelle que l’appréciation de l’imputabilité et de la matérialité d’une infraction relève de la seule compétence du juge judiciaire, ce moyen étant inopérant devant le juge administratif. Application des articles R. 222-1 du code de justice administrative, du code de la route et du code de procédure pénale.
N° TA102-2400795(TA102-2400795)
Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B contestant le rejet de sa réclamation relative aux taxes foncières des années 2013 à 2018. Le juge a constaté que le requérant ne contestait pas le motif principal du rejet, à savoir le caractère hors délai de sa demande de dégrèvement. Il n'a pas non plus justifié avoir présenté une réclamation dans les délais impartis. En application de l'article R.222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour défaut de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
N° TA102-2400816(TA102-2400816)
Rejet d'une requête en excès de pouvoir par le Tribunal Administratif de la Martinique. Mme A contestait une décision de la CAF de la Martinique lui notifiant un indu de RSA de 7 776,84 euros pour la période de janvier 2022 à août 2023. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement infondée, faute pour la requérante d'apporter des éléments ou pièces permettant d'apprécier le bien-fondé de son moyen. Cette décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2400833(TA102-2400833)
Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté les requêtes de M. A, qui contestait une lettre de la rectrice de l’académie de Martinique l’informant de l’engagement d’une procédure disciplinaire. Le juge a considéré que ce courrier constituait un acte préparatoire insusceptible de recours, rendant les demandes en annulation et en suspension manifestement irrecevables. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2400486(TA102-2400486)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 24 juin 2024 de la commune de Schoelcher lui enjoignant de faire cesser un péril imminent sur un immeuble. Postérieurement à la requête, la commune a retiré cet arrêté par une décision du 18 octobre 2024 devenue définitive. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation. Il a toutefois condamné la commune à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA102-2400837(TA102-2400837)
Le Tribunal administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, qui contestait les majorations d'impôt sur le revenu pour 2019 et 2020. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la contribuable n'avait pas formé de réclamation préalable auprès de l'administration fiscale, comme l'exigent les articles R. 190-1 et L. 199 du livre des procédures fiscales. En l'absence de décision de rejet ou de justificatif de cette réclamation, le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter l'affaire sans examen au fond.
N° TA102-2400844(TA102-2400844)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A épouse B qui contestait la non-restitution de son dépôt de garantie par sa propriétaire. Le juge a estimé que ce litige, né d'un contrat de location de droit privé, relève des relations de droit privé et non du droit public. En conséquence, il a déclaré la juridiction administrative incompétente pour en connaître, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La requérante est invitée à saisir le tribunal judiciaire compétent.
N° TA102-2400846(TA102-2400846)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Editions Législatives, qui demandait le paiement de factures impayées par la Régie des transports de la Martinique. La juridiction s'est déclarée incompétente, car la Régie est un établissement public industriel et commercial (EPIC) et le contrat en cause ne comportait pas de clauses exorbitantes ni ne relevait de prérogatives de puissance publique. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence des tribunaux judiciaires. La société a également été avertie du risque d'amende pour recours abusif en cas de nouvelle saisine infondée.
N° TA102-2400827(TA102-2400827)
Le Tribunal administratif de la Martinique, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B contre une décision du ministre des armées relative à sa notation, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de la Guadeloupe, lieu d’affectation du requérant. Par conséquent, le dossier est transmis à cette juridiction.
N° TA102-2400750(TA102-2400750)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, qui contestait le classement de sa parcelle en zone agricole par le maire de Sainte-Anne. Le juge a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée, malgré une demande de régularisation restée sans suite. En application des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a entraîné le rejet de la demande sans examen au fond.
N° TA102-2400644(TA102-2400644)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi par la société Sogea Martinique sur le fondement des articles L. 213-1 et suivants du code de justice administrative, a ordonné une médiation pour résoudre un litige relatif à l’exécution du marché de construction de l’hôtel de police de Fort-de-France. Constatant l’accord de l’ensemble des parties (État, sociétés Baudin Châteauneuf et Oteis), le tribunal a désigné un médiateur pour une durée de deux mois. La solution retenue est l’organisation d’une mission de médiation, dont les frais sont librement répartis entre les parties.
N° TA102-2400823(TA102-2400823)
Le Tribunal administratif de la Martinique, statuant par ordonnance, rejette la requête de la société Editions Législatives comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. La société demandait le paiement de factures impayées par la Régie des transports de Martinique, un établissement public industriel et commercial (EPIC), au titre d’un contrat de fourniture de documentations juridiques. Le juge estime que ce contrat, ne comportant pas de clauses exorbitantes et ne relevant pas de prérogatives de puissance publique, relève de la compétence du juge judiciaire. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2400238(TA102-2400238)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de copropriétaires contestant le refus partiel du préfet de les autoriser à défricher une parcelle boisée aux Trois-Ilets. Les requérantes invoquaient notamment une insuffisance de motivation, une incompétence de l'auteur de l'acte, une erreur d'appréciation et une erreur de droit. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs moyens, considérant que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé au regard des articles L. 341-5 du code forestier, et que la décision de refus était légalement justifiée par la nécessité de protéger les sols et l'équilibre biologique. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation et les conclusions accessoires.
N° TA102-2300677(TA102-2300677)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme C, professeure des écoles, qui contestait un titre de perception émis par la rectrice de l'académie de Martinique pour un trop-perçu de rémunération de 5 770,01 euros. La requérante demandait une décharge partielle, estimant que le trop-perçu ne s'élevait qu'à 4 475,52 euros. Le tribunal a jugé que le montant réclamé était justifié, car il correspondait au net versé après déduction des cotisations sociales obligatoires, et non au seul traitement brut. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets relatifs à la rémunération des fonctionnaires.
N° TA102-2300666(TA102-2300666)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la Martinique du 12 octobre 2023 refusant la cession à titre onéreux d'une parcelle située à Rivière-Salée. Le tribunal a considéré que le préfet avait légalement motivé son refus en se fondant sur l'absence de construction sur la parcelle, condition requise par l'article L. 5112-6 du code général de la propriété des personnes publiques pour bénéficier d'une cession. Les arguments de M. C, tirés de l'existence d'un titre de propriété de 1951 et de l'occupation ancienne des lieux, n'ont pas été retenus comme établissant un droit à la cession. La solution s'appuie sur les articles L. 5111-1, L. 5111-2, L. 5112-1 et L. 5112-6 du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA102-2400819(TA102-2400819)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B. Le requérant sollicitait des mesures conservatoires pour préserver son reliquat de congés annuels 2024, invoquant un risque de perte lié à un changement d’application informatique. Le juge estime que la simple mise en place d’un nouvel outil de gestion ne suffit pas à caractériser une situation d’urgence justifiant une intervention sous 48 heures. En l’absence d’urgence avérée, la requête est rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’atteinte à une liberté fondamentale.
N° TA102-2400250(TA102-2400250)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de M. D, agent du centre hospitalier universitaire de Martinique, contestant la sanction d'exclusion temporaire de fonctions de deux ans (dont 18 mois avec sursis) prononcée pour comportements agressifs. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure disciplinaire et du défaut de motivation de la décision. Il a estimé que la procédure devant le conseil de discipline et la décision attaquée étaient régulières et suffisamment motivées. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'indemnisation, et a mis à la charge de M. D la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA102-2400287(TA102-2400287)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a condamné l'université des Antilles à verser à Mme B la rémunération de 111,5 heures d'enseignement dispensées en 2018/2019, majorée des intérêts au taux légal à compter du 16 avril 2024. La requérante, engagée par contrat du 10 septembre 2018, n'avait pas été payée malgré une attestation de service fait. L'université, qui n'a pas contesté les faits, a été jugée en méconnaissance de ses obligations contractuelles. La décision se fonde sur les termes du contrat et le code de justice administrative.
N° TA102-2300496(TA102-2300496)
Le Tribunal administratif de la Martinique a été saisi par les ayants droit de Mme K M E, décédée, d’une demande de condamnation du centre hospitalier universitaire (CHU) de Martinique ou, à titre subsidiaire, de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), pour des fautes dans sa prise en charge (retard de traitement d’un AVC, intervention chirurgicale non conforme, retard de prise en charge des complications et surdosage d’héparine) ayant conduit à sa contamination par la Covid-19 et à son décès. Le tribunal a retenu la responsabilité du CHU pour perte de chance, limitée à 20 %, en raison de l’absence de lien direct entre les fautes et la contamination virale, et a condamné l’établissement à verser aux requérants la somme totale de 7 665,63 euros au titre des préjudices subis par la défunte et de leurs préjudices propres. La demande dirigée contre l’ONIAM a été rejetée, la contamination par le virus de la Covid-19 ne constituant pas une infection nosocomiale au sens du code de la santé publique.
N° TA102-2400402(TA102-2400402)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé l'arrêté du 6 juin 2024 par lequel le préfet avait ordonné la fermeture administrative d'un mois de l'établissement de restauration rapide Golden Pizz. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation, car les troubles à l'ordre public constatés (ouverture après 2h et diffusion de musique amplifiée) résultaient d'une fête familiale privée, et non d'une activité commerciale ouverte au public. La décision s'appuie sur l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, qui exige un lien entre les troubles et la fréquentation ou les conditions d'exploitation de l'établissement.