Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique
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N° TA102-2300715(TA102-2300715)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 juillet 2023 refusant le défrichement de 11 ares et 78 centiares sur sa parcelle au Robert. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation du classement de la parcelle dans le périmètre de protection du SAR-SMVM, jugeant que la parcelle boisée s'inscrit dans un massif de plus de 100 hectares. Il a également estimé que le refus de défrichement était justifié par la nécessité de préserver l'équilibre biologique du territoire, conformément au 8° de l'article L. 341-5 du code forestier, et que les autres législations (urbanisme, fiscalité) étaient sans incidence sur cette décision. Enfin, la demande d'exemption sur le fondement du 4° de l'article L. 342-1 du code forestier a été rejetée, la parcelle ne remplissant pas les conditions requises.
N° TA102-2300679(TA102-2300679)
Tribunal Administratif de la Martinique, 1ère Chambre. La SARL Visco conteste des retenues à la source sur des distributions présumées à des associés non-résidents (États-Unis) pour 2017-2018, invoquant une erreur de notification de l'avis de mise en recouvrement, la prescription du droit de reprise, et la qualification des opérations en réduction de capital (6° de l'article 112 du CGI) excluant l'application de l'article 119 bis du CGI. L'administration oppose un non-lieu à statuer, rejeté par le tribunal car le jugement antérieur sur un avis de saisie ne concernait que le recouvrement, non l'assiette des impositions. Le tribunal rejette également la fin de non-recevoir tirée de l'absence de réclamation préalable, sans statuer au fond sur les moyens de la requête.
N° TA102-2300662(TA102-2300662)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme C, secrétaire générale de l'académie, qui contestait des titres de perception émis pour le recouvrement de redevances domaniales afférentes à son logement de fonction. La requérante soutenait notamment que la créance était mal fondée car elle bénéficiait d'une concession de logement par nécessité absolue de service à titre gratuit en application de l'article R. 2124-65 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser dans cet extrait la solution retenue sur le fond. La décision a également rejeté les conclusions reconventionnelles de l'administration.
N° TA102-2300777(TA102-2300777)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la demande de Mme B, professeure des écoles, qui sollicitait le paiement de compléments d'indemnité de sujétions spéciales de remplacement (ISSR) et d'indemnité de réseau d'éducation prioritaire (REP) pour la période du 1er septembre 2020 au 6 juillet 2021. La rectrice de l'académie de Martinique a partiellement régularisé la situation en versant 784,38 euros d'ISSR en cours d'instance, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur cette partie. Sur le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions de Mme B, estimant que les autres sommes réclamées n'étaient pas fondées. La décision s'appuie notamment sur les décrets n° 89-825, n° 90-680 et n° 2015-1087, ainsi que sur les arrêtés d'application correspondants.
N° TA102-2300742(TA102-2300742)
Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de M. A, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation d'agent privé de sécurité. Le tribunal juge que le CNAPS peut légalement fonder son refus sur une enquête administrative révélant des faits de dégradation de biens, sans qu'une condamnation pénale soit nécessaire, conformément aux articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure. La décision retient que le comportement de l'intéressé est incompatible avec l'exercice des fonctions visées, et écarte les moyens tirés de la méconnaissance de la présomption d'innocence et de la liberté d'entreprendre comme inopérants.
N° TA102-2400661(TA102-2400661)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi en exécution du jugement n° 2200408 du 24 novembre 2022, a examiné la demande de M. C visant à contraindre la commune de Fort-de-France à exécuter pleinement la décision lui enjoignant de lui attribuer le 10e échelon de technicien territorial et de reconstituer sa carrière. La commune soutenait avoir exécuté le jugement en édictant des arrêtés et en versant des rappels de rémunération, mais M. C contestait l'effectivité de cette exécution, notamment l'absence de régularisation de ses cotisations sociales et de retraite. Le tribunal a appliqué les articles L. 911-1 et L. 911-4 du code de justice administrative pour apprécier l'exécution. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur les demandes de liquidation de l'astreinte et de nouvelles mesures d'exécution.
N° TA102-2400082(TA102-2400082)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision du 8 juin 2019 invalidant son permis de conduire pour perte totale de points. Le juge a estimé que la requête était irrecevable en raison de sa tardiveté, M. A ayant eu connaissance de la décision au plus tard le 22 novembre 2022 lors de la restitution de son permis, sans former de recours dans le délai raisonnable d'un an. Cette solution s'appuie sur le principe de sécurité juridique, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par le requérant.
N° TA102-2400179(TA102-2400179)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la SA Berger Holding d’une demande de restitution d’un crédit d’impôt pour investissements outre-mer (CIOP) d’un montant de 188 525 euros au titre de l’exercice 2020. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu soulevée par l’administration fiscale, qui avait partiellement admis le crédit d’impôt sans procéder à une restitution effective. Sur le fond, le tribunal a considéré que la société ne justifiait pas du respect par ses filiales de l’obligation de dépôt de leurs comptes annuels, condition prévue à l’article 244 quater W du code général des impôts, et a rejeté sa demande.
N° TA102-2400174(TA102-2400174)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A C, qui contestait le refus du chef d’établissement du centre pénitentiaire de Ducos de lui délivrer un permis de visite pour son compagnon incarcéré. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur des motifs de sécurité et de bon ordre liés à la nature des faits reprochés au détenu, était légale et proportionnée au regard des dispositions des articles L. 341-1, L. 341-3, L. 341-7 et R. 341-2 du code pénitentiaire. Il a également écarté les moyens de la requérante, estimant que l’administration pénitentiaire n’avait pas porté une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme le pouvoir de police du chef d’établissement pour refuser un permis de visite lorsque celui-ci est incompatible avec la sécurité et l’ordre au sein de la prison.
N° TA102-2400150(TA102-2400150)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la SARL Pai-Sun, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 444 000 euros déclaré en novembre 2022. La société soutenait que son droit à déduction de la TVA sur la construction d’une centrale photovoltaïque était né à l’achèvement des travaux (septembre 2022) et non à l’importation des équipements. Le tribunal a jugé que les opérations d’installation des panneaux photovoltaïques, bien que constituant un marché unique, ne relevaient pas de travaux immobiliers au sens des articles 256 et 266 du code général des impôts, mais d’une prestation de services distincte de la vente des équipements. En conséquence, le droit à déduction ne pouvait naître qu’à l’encaissement des acomptes ou du prix, conformément à l’article 269 du même code, et non à la date d’achèvement invoquée. La requête a donc été rejetée.
N° TA102-2400048(TA102-2400048)
Le Tribunal administratif de la Martinique était saisi par Mme Laurence Chaillou, agent du ministère de l'agriculture, contestant la limitation à 37,50 euros du remboursement de son abonnement de transport maritime (90 euros mensuels) pour décembre 2022, ainsi que le refus implicite de prise en charge pour les mois de juillet à octobre 2023 et décembre 2023 à janvier 2024. La requérante invoquait une méconnaissance du décret n° 2010-676 du 21 juin 2010 et de l'article L. 3261-2 du code du travail, qui prévoient une prise en charge à 50 % du prix de l'abonnement, et dénonçait une rupture d'égalité entre agents. Le tribunal a annulé la décision du 21 août 2023 en tant qu'elle limitait le remboursement à 37,50 euros pour décembre 2022, ainsi que la décision implicite de rejet de la demande du 16 janvier 2024. Il a enjoint au ministre de verser à Mme Chaillou la prise en charge de ses abonnements pour les périodes litigieuses et postérieures, conformément aux textes applicables.
N° TA102-2300690(TA102-2300690)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de l'association Tombolo, qui demandait l'annulation de la décision de l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Martinique refusant le versement d'une subvention prévue par un avenant du 20 septembre 2022. Le tribunal a jugé que l'administration peut retirer ou réduire une subvention sans condition de délai si les conditions de son octroi ne sont pas respectées, et qu'il lui appartient d'apprécier les conséquences de manière proportionnée. En l'espèce, l'association n'a pas démontré avoir respecté les conditions liées à la mise en œuvre du projet, notamment l'axe 2 relatif aux parcours en psychiatrie, ce qui justifie le refus de versement. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif applicables aux subventions et sur le code de la santé publique.
N° TA102-2500046(TA102-2500046)
Requête d’une mère demandant au tribunal d’enjoindre au maire du Robert d’assurer la continuité du service public dans une école fermée pour cause de blocages. Le Tribunal administratif de la Martinique rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute de conclusions dirigées contre une décision administrative. Il rappelle qu’il ne peut adresser d’injonctions à l’administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. Décision fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2300775(TA102-2300775)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de divers impôts. La requérante invoquait un moyen tiré du défaut de prise en compte d’une déclaration corrective pour contester le bien-fondé de l’impôt sur le revenu. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant dans le cadre d’une contestation relative au recouvrement, rappelant que de tels arguments relèvent d’une procédure distincte sur le fondement de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA102-2400735(TA102-2400735)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. G, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 10 octobre 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le refus de séjour, fondé sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, M. G ne justifiant pas d'une vie privée et familiale suffisamment établie en France. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'illégalité par voie d'exception ont également été écartés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. G, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA102-2400840(TA102-2400840)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Mister Paper qui contestait le refus de subvention pour la création d'emplois opposé par la collectivité territoriale de Martinique (CTM). Le juge a estimé que les moyens soulevés par la société étaient inopérants, car l'aide sollicitée ne constitue pas un droit pour les demandeurs. Il a notamment jugé que le refus n'avait pas à être motivé en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, et que la CTM pouvait légalement rejeter la demande en raison de l'épuisement des crédits budgétaires alloués, sans méconnaître l'article L. 1612-1 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est fondée sur l'article R.222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA102-2500042(TA102-2500042)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Celui-ci contestait l'arrêté préfectoral du 19 janvier 2025 lui interdisant d'embarquer pour sept jours, invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les désagréments invoqués (impossibilité de rentrer chez lui et d'accompagner un ami) ne présentant pas un caractère suffisamment impérieux. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte à la liberté fondamentale.
N° TA102-2500041(TA102-2500041)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 19 janvier 2025 lui interdisant d'embarquer pour une durée de sept jours, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les désagréments invoqués (impossibilité de rentrer chez lui et d'accompagner un ami) ne justifiaient pas une urgence particulière. Par ailleurs, le tribunal a considéré que la mesure, prise dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, était adaptée, nécessaire et proportionnée, et ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La demande de frais de justice a également été rejetée.
N° TA102-2500002(TA102-2500002)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi en référé précontractuel (article L. 551-1 du code de justice administrative) par la société Idom Technologies, a pris acte du désistement de cette dernière de sa requête en annulation de la procédure d’appel d’offres lancée par la CACEM pour un marché de télécommunications. La société contestait des erreurs matérielles dans l’évaluation de son offre, que la CACEM avait reconnues et corrigées sans modifier le classement final. En conséquence, le tribunal a donné acte du désistement et rejeté les conclusions de la CACEM au titre des frais de justice.
N° TA102-2500043(TA102-2500043)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D. Celui-ci contestait l'arrêté préfectoral du 19 janvier 2025 lui interdisant d'embarquer pour une durée de sept jours, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les désagréments invoqués (retour au domicile, participation à un showcase) ne présentant pas un caractère suffisamment impérieux. Par conséquent, la demande de suspension a été rejetée.