Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique
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N° TA102-2500070(TA102-2500070)
Suspension de départ à la retraite d’un brigadier-chef de police en raison d’une procédure disciplinaire en cours. Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête de M. A, qui demandait l’annulation de la décision du 21 novembre 2024 et une injonction de levée du blocage. Les conclusions à fin d’injonction sont irrecevables comme présentées à titre principal. Les moyens d’annulation sont inopérants ou manifestement infondés, l’administration pouvant légalement différer la retraite pour achever une procédure disciplinaire. Application des articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2400499(TA102-2400499)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral le privant de traitement et contre le refus implicite de l’admettre à la retraite. Par un mémoire du 31 janvier 2025, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les demandes des parties au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA102-2500073(TA102-2500073)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait une taxation sur une plus-value immobilière réalisée en 2012. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter l'affaire sans demande de régularisation.
N° TA102-2500076(TA102-2500076)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision d'exclusion de l'Université de Rouen Normandie pour une durée de 5 ans. Le juge a constaté que le requérant résidait en Seine-Maritime à la date de la décision attaquée, et qu'aucune circonstance ne justifiait la compétence territoriale du tribunal martiniquais. En application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Rouen. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 522-8-1 du même code.
N° TA102-2500075(TA102-2500075)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi d'une demande d'expertise médicale par Mme B pour évaluer les préjudices subis lors d'un accident de service, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et R. 312-12 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal dans le ressort duquel se trouve le lieu d'affectation de l'agent, soit les Abymes en Guadeloupe. Par conséquent, le dossier est transmis au Tribunal Administratif de la Guadeloupe.
N° TA102-2300705(TA102-2300705)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de M. B, ancien président du syndicat mixte du parc naturel régional de la Martinique, qui demandait l’annulation de la décision du 21 septembre 2023 rejetant sa demande de protection fonctionnelle. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que la décision attaquée constituait une décision expresse faisant suite à une demande initiale. Sur le fond, le tribunal a relevé d’office que le comité syndical était incompétent pour se prononcer sur la protection fonctionnelle, cette compétence relevant du président du syndicat mixte en vertu des dispositions applicables. En conséquence, la décision attaquée a été annulée pour vice d’incompétence, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
N° TA102-2400184(TA102-2400184)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme D, aide-soignante, qui contestait sa radiation des cadres pour abandon de poste prononcée le 4 janvier 2024 par le centre hospitalier universitaire de Martinique. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de droit de retrait et l'absence de mise en demeure préalable. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, y compris ceux tirés de l'illégalité de l'obligation vaccinale et du détournement de pouvoir, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
N° TA102-2500032(TA102-2500032)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expulsion de la société Mango Bay formée par la Société antillaise d'exploitation des ports de plaisance (SAEPP). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la SAEPP ne démontrant pas que le maintien de l'occupante, malgré la résiliation de la convention pour défaut de paiement, portait une atteinte grave et immédiate à l'intérêt public ou au fonctionnement du service portuaire. Il a également relevé que la société Mango Bay était placée en redressement judiciaire, ce qui n'interdisait pas la mesure mais constituait un élément à prendre en compte dans l'appréciation de l'urgence. La demande de la SAEPP a donc été rejetée.
N° TA102-2400189(TA102-2400189)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. C D, aide-soignant, qui contestait sa radiation des cadres pour abandon de poste par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Martinique. Le tribunal a jugé que la décision du 4 janvier 2024 était légale, car elle faisait suite à une précédente radiation du 11 août 2023 devenue définitive, et que les moyens soulevés, notamment le non-respect de la procédure de droit de retrait et l'illégalité de l'obligation vaccinale, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
N° TA102-2400183(TA102-2400183)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme D, assistante médico-administrative, qui contestait sa radiation des cadres pour abandon de poste par le centre hospitalier universitaire de Martinique. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de droit de retrait et l'illégalité de la décision fondée sur l'obligation vaccinale. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la radiation. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
N° TA102-2400187(TA102-2400187)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, infirmière, qui contestait sa radiation des cadres pour abandon de poste par le centre hospitalier universitaire de Martinique. La requérante invoquait notamment un non-respect de la procédure de droit de retrait et l'illégalité de l'obligation vaccinale. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, la précédente décision de radiation du 11 août 2023 étant devenue définitive et la décision attaquée du 4 janvier 2024 présentant un caractère purement confirmatif. Les textes appliqués sont le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
N° TA102-2300733(TA102-2300733)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par les consorts D, propriétaires de parcelles à Saint-Pierre, d’une demande d’indemnisation pour la démolition de leur construction, ordonnée par le maire en 2018 dans le cadre d’un arrêté de péril imminent, et pour l’absence de clôture des terrains depuis lors. La commune a soulevé une exception d’incompétence de la juridiction administrative, arguant que les faits constituaient une voie de fait. Le tribunal a rejeté cette exception, jugeant que la démolition, effectuée en application de l’article L. 511-3 du code de la construction et de l’habitation, relevait d’un pouvoir légal de l’administration et ne constituait pas une voie de fait, rendant la juridiction administrative compétente. La solution retenue est donc la compétence du tribunal pour statuer sur le litige.
N° TA102-2400188(TA102-2400188)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme C, infirmière, qui contestait sa radiation des cadres pour abandon de poste par le centre hospitalier universitaire de Martinique. Le tribunal a jugé que la décision de radiation était légale, car la requérante ne justifiait pas d’une volonté de rompre le lien avec le service et que la procédure de mise en demeure avait été régulière. Les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit de retrait et de l’illégalité de l’obligation vaccinale, ont été écartés comme infondés. La décision s’appuie sur le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
N° TA102-2400185(TA102-2400185)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme C, infirmière radiée des cadres pour abandon de poste par le centre hospitalier universitaire de Martinique le 4 janvier 2024. La requérante contestait la légalité de cette décision, invoquant notamment un non-respect de la procédure de droit de retrait et l'absence de mise en demeure régulière. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était légale, en application des dispositions du code général de la fonction publique relatives à la rupture du lien avec le service en cas d'abandon de poste. Les conclusions indemnitaires et aux fins d'injonction ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA102-2500067(TA102-2500067)
Suspension d'une décision de suspension de demande de départ à la retraite. Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, rejette la requête de M. A pour irrecevabilité manifeste. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige, pour la saisine du juge des référés, une requête au fond préalable en annulation, conformément à l'article R. 522-1 du même code.
N° TA102-2500022(TA102-2500022)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension de la décision de résiliation du lot n°1 d'un marché d'entretien des espaces verts, prise par la régie communautaire Odyssi à l'encontre de la SARL Paysaj. La société requérante invoquait l'urgence économique et un doute sérieux sur la légalité de la résiliation, notamment en raison d'un délai de mise en demeure insuffisant et du caractère disproportionné de la sanction. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la société ne justifiait pas de difficultés suffisamment graves et immédiates pour justifier une suspension, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de résiliation.
N° TA102-2500030(TA102-2500030)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par une professeure des écoles contestant le refus implicite de l'académie de lui verser des indemnités de sujétion spéciale de remplacement. Le tribunal rappelle que, conformément au décret n° 2022-433 du 25 mars 2022 et à l'arrêté du 1er août 2022, un recours contre une décision relative à un élément de rémunération doit obligatoirement être précédé d'une médiation préalable pour l'académie de Martinique. Constatant que la requérante n'avait pas engagé cette médiation avant de saisir le juge, et n'ayant pas régularisé sa situation dans le délai imparti, le tribunal rejette sa requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le dossier est transmis au médiateur académique compétent.
N° TA102-2500062(TA102-2500062)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un courrier de la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) relatif à une demande d'aide au titre du dispositif "migration retour". Le juge a estimé que ce courrier, bien qu'indiquant des voies et délais de recours, était dépourvu de caractère décisoire et ne constituait pas un acte faisant grief susceptible d'être attaqué par un recours pour excès de pouvoir. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2500061(TA102-2500061)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête en excès de pouvoir de la société JET AL'O, qui contestait le refus de subvention de la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) pour cause d'épuisement des crédits. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable car la société n'invoquait aucun moyen juridique, se limitant à des arguments factuels et économiques. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, qui imposent un exposé des faits et moyens juridiques dans la requête.
N° TA102-2500059(TA102-2500059)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme A d’une requête visant à obtenir l’application d’un jugement rendu par le tribunal judiciaire de Fort-de-France. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté cette requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En effet, le litige concerne une décision de justice judiciaire, ce qui relève de l’ordre judiciaire et non de l’ordre administratif. La solution retenue est donc l’incompétence de la juridiction administrative pour connaître de cette affaire.