Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2500100(TA102-2500100)

Rejet d'une requête en excès de pouvoir par le Tribunal Administratif de la Martinique (ordonnance du 20 février 2025). La société Résidences Delta contestait le refus de subvention de la Collectivité territoriale de Martinique, mais n'a invoqué aucun moyen juridique à l'appui de sa demande. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, et l'a rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2300759(TA102-2300759)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a statué sur la requête de la SCI Marin Jarry contestant la taxe foncière sur les propriétés bâties due en 2021 pour un local situé au Morne-Rouge. Le juge a d'abord constaté un non-lieu partiel à hauteur de 25 773 euros, somme déjà dégrevée par l'administration fiscale. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'absence de production de documents d'évaluation, le jugeant inopérant. La solution finale de la décision n'est pas entièrement retranscrite dans l'extrait fourni, mais le juge a examiné les arguments relatifs au classement du local et à la méthode d'évaluation de sa valeur locative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2300728(TA102-2300728)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par Mme C d’un recours pour excès de pouvoir contestant la validité de saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de taxes foncières (2010-2022) et demandant la décharge des obligations de payer, la restitution de sommes saisies et des dommages-intérêts. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel concernant les taxes foncières des années 2013 à 2016, pour lesquelles la prescription de l’action en recouvrement avait été admise par l’administration. Il a rejeté le surplus des conclusions, notamment en jugeant irrecevables les demandes de nullité des saisies et les moyens relatifs à leur notification, ces questions relevant de la compétence du juge judiciaire de l’exécution. La décision s’appuie sur les articles L. 274 et R. 281-3-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les règles de compétence administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2300724(TA102-2300724)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de M. B contestant plusieurs décisions de retrait de points de son permis de conduire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour les infractions des 14 décembre 2021 et 21 janvier 2021, ainsi que pour la décision "48 SI", ces décisions ayant été retirées par l'administration. Il a également déclaré irrecevables les conclusions relatives aux infractions des 28 octobre 2021 et 23 août 2019, les points correspondants ayant été restitués avant l'introduction de la requête. Pour les infractions restantes, le juge a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que les dispositions des articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route avaient été respectées. En conséquence, le surplus des conclusions de la requête a été rejeté.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2400744(TA102-2400744)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné le recours en excès de pouvoir de M. C, ressortissant haïtien, contre les décisions du préfet de la Martinique du 3 septembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de son état de santé et de sa vie privée et familiale. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais le jugement a été rendu après une audience publique et en application des textes susvisés, dont la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA102-2400068(TA102-2400068)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler sa carte professionnelle d’agent de gardiennage. En cours d’instance, le CNAPS a fait droit au recours gracieux de l’intéressé en lui délivrant la carte sollicitée, ce qui a implicitement retiré la décision attaquée. Ce retrait étant devenu définitif, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, conformément aux principes régissant le retrait des actes administratifs.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2400720(TA102-2400720)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de Mme F, ressortissante haïtienne, contestant l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Martinique le 4 novembre 2024. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendue, l'absence d'examen de sa situation personnelle liée au handicap de son enfant placé à l'aide sociale à l'enfance, et les risques encourus en cas de retour en Haïti. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA102-2400768(TA102-2400768)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 29 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'erreur de fait, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas d'une vie privée et familiale stable en France. Il a également estimé que l'état de santé de M. B ne faisait pas obstacle à son éloignement et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500093(TA102-2500093)

Requête de Mme A contre la décision du 13 décembre 2024 lui refusant un agrément pour les fonctions de gardienne de la paix. Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la requête par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative. Le moyen unique tiré de la méconnaissance du principe de la présomption d'innocence est écarté comme inopérant, l'administration pouvant tenir compte de chefs d'accusation en cours sans attendre la décision du juge pénal.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500096(TA102-2500096)

Rejet d'une requête en excès de pouvoir par le Tribunal Administratif de la Martinique. La SAS Aumaliry contestait le refus de subvention de 60 000 euros opposé par la collectivité territoriale de Martinique. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute pour la société d'avoir assorti son recours d'un moyen juridique, en application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA102-2400191(TA102-2400191)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales d’une demande de condamnation du centre hospitalier universitaire de Martinique au paiement de 52 707,20 euros. Par un mémoire du 3 décembre 2024, la caisse s’est désistée purement et simplement de ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 17 février 2025.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA102-2400512(TA102-2400512)

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné la commune de Saint-Pierre à verser à la société T.E.R.H Caraïbes une provision de 150 896,78 euros. Cette somme correspond au certificat de paiement n°29, issu du décompte général et définitif d'un marché de rénovation de la cathédrale, approuvé par le maître d'œuvre et le maître d'ouvrage. Le tribunal a jugé que l'obligation de payer n'était pas sérieusement contestable, malgré le rejet du mandat par le comptable public et les difficultés de trésorerie invoquées par la commune.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA102-2400078(TA102-2400078)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société PH Investissements d’une demande d’annulation du refus implicite du maire de Case-Pilote de lui céder un terrain situé dans une zone d’activité. La société requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire du 30 octobre 2024. Par ordonnance du 17 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500052(TA102-2500052)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A contestant un titre de recette de 2 250 euros émis par la CACEM pour l'occupation du domaine public maritime. Le requérant soutenait que la créance n'était pas fondée en raison de l'absence de prestations fournies (eau, électricité, entretien). Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car la redevance litigieuse est une redevance domaniale due pour l'occupation privative du domaine public, et non une redevance pour services rendus. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et le code général de la propriété des personnes publiques.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500089(TA102-2500089)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, ressortissant sainte-lucien, contestant les décisions du préfet refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de deux ans et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision préfectorale suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à l'état de santé du requérant, ainsi que celui fondé sur l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, sans les retenir. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500068(TA102-2500068)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du maire de Saint-Joseph de changer l'école de sa fille et demandait la communication d’un justificatif d’adresse. Le tribunal a jugé que l’inscription initiale de l’enfant par la mère constituait un acte usuel de l’autorité parentale, pour lequel l’accord du père était présumé en vertu de l’article 372-2 du code civil. En l’absence de désaccord connu de la commune au moment de l’inscription, le refus de faire droit à la demande de radiation du père était légal. La demande de communication du document a été jugée irrecevable car relevant de la compétence du juge aux affaires familiales, et non du juge administratif.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA102-2500004(TA102-2500004)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire de Martinique (CHUM) pour une erreur de diagnostic lors de sa prise en charge aux urgences le 15 septembre 2020. Le tribunal a estimé que le moyen soulevé par le requérant, tiré de l'absence de radiographie ou de scanner, n'était pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Il s'est fondé sur les recommandations de la société française de médecine d'urgence, selon lesquelles une radiographie n'est pas nécessaire en cas de fracture simple des os nasaux, et a relevé que la prise en charge secondaire n'avait pas été compromise. La décision a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA102-2400843(TA102-2400843)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Natiyabel d’un recours pour excès de pouvoir contre trois titres de recettes émis par le maire de Sainte-Anne pour un montant total de 20 700 euros. En cours d’instance, la commune a informé le tribunal de son intention de demander l’annulation des titres, ce qui a conduit la société requérante à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 13 février 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la fin de l’instance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA102-2500009(TA102-2500009)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a pris acte, par ordonnance du 13 février 2025, du désistement pur et simple de M. A de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre le refus de prolongation d'activité opposé par le président de l'Université des Antilles. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président du tribunal de donner acte des désistements.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA102-2500071(TA102-2500071)

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'union des commerçants et artisans de Ducos, qui contestait directement la procédure de participation du public par voie électronique relative à une demande d'autorisation environnementale pour un projet d'éco-village d'entreprises. Le tribunal a rappelé que, en vertu des articles L. 181-1 et suivants du code de l'environnement, l'autorisation environnementale est une opération complexe relevant du contentieux de pleine juridiction. Par conséquent, les actes préparatoires, comme la phase de participation du public, ne peuvent être contestés qu'à l'occasion d'un recours contre la décision finale d'autorisation. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

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