Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique
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N° TA102-2400521(TA102-2400521)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait l'annulation d'une décision implicite de rejet du rectorat concernant sa promotion et son changement d'affectation, ainsi qu'une indemnisation. Le tribunal constate que les conclusions en annulation sont tardives, le délai de recours de deux mois ayant expiré le 27 avril 2024, et que les conclusions indemnitaires n'ont pas été précédées d'une demande préalable auprès de l'administration, malgré une invitation à régulariser. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 112-2, L. 112-3, L. 112-6 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA102-2400528(TA102-2400528)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société "Le Chlo d'Eve", qui demandait le réexamen de son dossier de subvention. Le juge a estimé que cette demande constituait un recours gracieux et non une requête contentieuse, car il n'appartient pas au juge administratif de se substituer à l'administration. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2400550(TA102-2400550)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de l'EARL Les domaines Thieubert visant à suspendre les travaux de remise en état de la route de Belfond menés par la commune du Carbet. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, les faits de pollution invoqués (déchets de chantier, résidus de béton) étant isolés et limités, et que les allégations d'empiètement sur la propriété de l'exploitation ne sont pas suffisamment établies. La solution retenue écarte ainsi la suspension des travaux, en l'absence de préjudice grave et immédiat justifiant une intervention d'urgence.
N° TA102-2400569(TA102-2400569)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'acte de signification d'une contrainte émise par la CAF. Le juge a constaté que le tribunal avait déjà statué sur le même litige (la contrainte du 7 mai 2024) par une ordonnance du 15 juillet 2024, épuisant ainsi sa compétence. La nouvelle requête, portant sur le même objet, a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA102-2400522(TA102-2400522)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la remise d'une dette de la CAF. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée et n'a pas été régularisée malgré une demande en ce sens. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA102-2400530(TA102-2400530)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête du syndicat FA-Martinique visant à annuler une délibération de la collectivité territoriale de Martinique du 4 avril 2024 sur la politique d'action sociale des personnels. Le syndicat invoquait des vices de procédure (absence de consultation, favoritisme) sans apporter de précisions suffisantes. Le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas assortis des éléments permettant d'en apprécier le bien-fondé, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'ordonnance rejette l'intégralité des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA102-2400526(TA102-2400526)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Eye Consulting, qui contestait le refus de la collectivité territoriale de Martinique de lui verser deux aides à l'emploi. Le tribunal a estimé que la société, en se bornant à invoquer sa bonne foi et l'absence de réception des conventions d'attribution, n'apportait pas de contestation utile au motif du refus fondé sur le non-respect du délai d'exécution d'un an. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA102-2400497(TA102-2400497)
Requête de la société CETIP devant le Tribunal Administratif de la Martinique contestant 199 titres exécutoires émis par des centres hospitaliers. La requête est rejetée comme manifestement irrecevable car la société n'a pas produit les décisions attaquées, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Le tribunal applique les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2400314(TA102-2400314)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par le service d’incendie et de secours, a refusé de la transmettre au Conseil d’État. La QPC portait sur la conformité de l’article L. 556-7 du code général de la fonction publique aux principes de libre administration des collectivités territoriales, d’égalité et de continuité du service public. Le tribunal a estimé qu’il n’y avait pas lieu de transmettre cette question, car il avait déjà saisi le Conseil d’État de la même QPC dans une autre instance. En application de l’article R. 771-6 du code de justice administrative, il a différé son jugement au fond dans l’attente de la décision du Conseil d’État ou, le cas échéant, du Conseil Constitutionnel.
N° TA102-2400331(TA102-2400331)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par le service d'incendie et de secours, a refusé de la transmettre au Conseil d'État. La QPC portait sur la conformité de l'article L. 556-7 du code général de la fonction publique aux principes de libre administration des collectivités territoriales, d'égalité et de continuité du service public. Le tribunal a motivé son refus par le fait qu'il avait déjà transmis la même question au Conseil d'État dans une autre instance, conformément à l'article R. 771-6 du code de justice administrative. En conséquence, il a différé son jugement sur le fond de l'affaire dans l'attente de la décision du Conseil d'État ou du Conseil Constitutionnel.
N° TA102-2400284(TA102-2400284)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par le service d’incendie et de secours, a décidé de transmettre au Conseil d’État la question de la conformité de l’article L. 556-7 du code général de la fonction publique aux droits et libertés garantis par la Constitution. Cette disposition, qui octroie un droit à prolongation d’activité jusqu’à 67 ans aux fonctionnaires dont la limite d’âge est inférieure, est contestée au regard des principes de libre administration des collectivités territoriales, d’égalité et de continuité du service public. Le tribunal a estimé que la question était sérieuse et remplissait les conditions de transmission prévues par l’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958. En revanche, il a rejeté la demande de suspension provisoire de l’arrêté d’abrogation formée par M. B, estimant que les dispositions de l’article 23-3 de la même ordonnance ne permettaient pas de faire droit à cette demande en l’espèce.
N° TA102-2400302(TA102-2400302)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par le service d'incendie et de secours, a refusé de la transmettre au Conseil d'État. La QPC portait sur la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution de l'article L. 556-7 du code général de la fonction publique, invoquant les principes de libre administration des collectivités territoriales, d'égalité et de continuité du service public. Le tribunal a motivé son refus par le fait qu'il avait déjà transmis la même question au Conseil d'État dans une autre instance, conformément à l'article R. 771-6 du code de justice administrative. En conséquence, il a différé son jugement sur le fond de l'affaire (annulation de l'arrêté d'abrogation du maintien en activité de M. B) dans l'attente de la décision du Conseil d'État ou du Conseil Constitutionnel.
N° TA102-2300427(TA102-2300427)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision formée par la société SOGEA Martinique contre la régie ODYSSI. La société requérante réclamait le paiement du solde d'un marché public de travaux d'interconnexion pour la sécurisation de l'alimentation en eau potable. Le juge a estimé que la créance était sérieusement contestable, notamment car ODYSSI avait déjà procédé à un paiement partiel de 135 376,20 euros le 13 juillet 2023 et que les pièces produites n'étaient pas certifiées par le maître d'œuvre. Par conséquent, l'obligation de payer n'étant pas établie avec un degré suffisant de certitude, la demande de provision a été rejetée.
N° TA102-2300423(TA102-2300423)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société SOGEA Martinique. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 1 047 061,89 euros de la part de la régie ODYSSI pour des factures impayées dans le cadre d'un marché public de travaux. Le juge a estimé que la créance était sérieusement contestable, car ODYSSI a démontré avoir procédé au règlement de plusieurs des factures litigieuses par des mandats de paiement émis en juin 2023. En conséquence, l'obligation de payer n'étant pas établie avec un degré suffisant de certitude, la requête a été rejetée.
N° TA102-2400410(TA102-2400410)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a pris acte du désistement d'office de la requête de M. A, qui contestait un arrêté du 29 mai 2024 l'admettant à la retraite pour limite d'âge et le radiant des cadres. Ce désistement a été prononcé en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de son recours en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. La solution retenue est donc le constat du désistement, sans examen au fond de la légalité de l'arrêté attaqué.
N° TA102-2400544(TA102-2400544)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de protection fonctionnelle présentée par Mme A, attachée principale territoriale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, compte tenu notamment de l'absence de contestation de la première décision de refus. La solution retenue écarte ainsi l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA102-2400540(TA102-2400540)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de radiation du tableau de l'ordre des experts-comptables de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé n'établissant pas que la décision litigieuse portait une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l'absence de démonstration de conséquences irréversibles sur son activité professionnelle. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, et les conclusions relatives aux frais irrépétibles ont été écartées.
N° TA102-2400507(TA102-2400507)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme irrecevable la requête de Mme B, professeure des écoles, qui contestait le refus implicite de l’administration de lui verser des indemnités compensatrices de CSG. La requête a été jugée tardive, car introduite le 25 juillet 2024, alors que le délai de recours de deux mois contre la décision implicite de rejet née le 31 mars 2024 expirait le 3 juin 2024. Le tribunal a rappelé que, pour les agents publics, l’absence d’accusé de réception de leur demande ne rend pas le délai de recours inopposable, en application des articles L. 112-3 et L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA102-2400558(TA102-2400558)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme A. Celle-ci contestait le refus de la rectrice de l'académie d'autoriser l'instruction dans la famille pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une requête au fond en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. L'ordonnance a donc été rendue sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
N° TA102-2300499(TA102-2300499)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par MM. C et D d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 21 juin 2023 du préfet de la Martinique fixant la liste d’aptitude de la chaîne de commandement opérationnel pour 2023. Les requérants ont ensuite conclu au non-lieu à statuer sur leur demande d’annulation, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. Par ordonnance du 26 août 2024, le président du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions du service territorial d’incendie et de secours (STIS) de la Martinique tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.