Jurisprudence — Tribunal Administratif de la Martinique
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N° TA102-2200683(TA102-2200683)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré à la SCI Indies pour un ensemble immobilier de 54 logements au Robert, a rejeté la requête. Après avoir sursis à statuer à deux reprises sur le fondement de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, le tribunal a constaté que le vice tiré de la méconnaissance de l’article R. 111-53 du même code (exposition aux vents dominants) avait été régularisé par un permis modificatif du 24 juin 2024. La solution retenue est le rejet des conclusions des requérants, le permis initial étant désormais conforme.
N° TA102-2400533(TA102-2400533)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de Mme G H, ressortissante dominicaine, contestant l’arrêté préfectoral du 1er juillet 2024 l’obligeant à quitter le territoire français et fixant la République dominicaine comme pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que des erreurs de droit et de fait. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées, que le droit d’être entendu avait été respecté et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressée. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme G H.
N° TA102-2400391(TA102-2400391)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé l'arrêté du 7 mars 2024 par lequel le préfet refusait un titre de séjour à M. C, ressortissant haïtien entré en France à l'âge de 8 ans et placé à l'aide sociale à l'enfance. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'intensité des attaches privées et familiales du requérant sur le territoire français. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, interdiction de retour et fixation du pays de renvoi ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA102-2400461(TA102-2400461)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a annulé l'arrêté du préfet du 2 mai 2024 portant obligation de quitter le territoire français et la décision fixant Haïti comme pays de renvoi. La juridiction a estimé que ces décisions méconnaissaient les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale de M. B, présent en France depuis 2016. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Les textes appliqués incluent la CESDH et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA102-2300622(TA102-2300622)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de M. C, détenu, contestant deux sanctions disciplinaires prononcées par la commission de discipline du centre pénitentiaire de Ducos : un déclassement d'emploi et un placement en cellule disciplinaire. Le tribunal a annulé la décision n° 2023-39 du 9 octobre 2023 confirmant le déclassement d'emploi, au motif que la matérialité des faits d'usage abusif de l'ordinateur n'était pas établie, faute de preuve que M. C était à l'origine des contenus litigieux. En revanche, il a rejeté les conclusions dirigées contre la décision n° 2023-39-1 relative au placement en cellule disciplinaire, celles-ci étant irrecevables. La décision s'appuie sur les articles R. 232-6 et R. 233-2 du code pénitentiaire.
N° TA102-2400564(TA102-2400564)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C visant à suspendre la décision de la commission académique du 11 juillet 2024 refusant l'autorisation d'instruction en famille pour sa fille D. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que la scolarisation de l'enfant, malgré sa phobie scolaire, constituerait une situation de danger grave et immédiat justifiant une suspension avant le jugement au fond. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA102-2300687(TA102-2300687)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Martiniquaise des Eaux (SME) qui sollicitait le versement d'une provision de 4 165 767,73 euros pour des factures impayées par la régie Odyssi. Le juge a estimé que la créance était sérieusement contestable, car la convention de fourniture d'eau du 13 mars 2020, sur laquelle se fondaient les factures, avait été remise en cause par l'annulation de l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2018 par la cour administrative d'appel de Bordeaux. En conséquence, l'obligation de payer n'était pas suffisamment établie pour justifier l'octroi d'une provision.
N° TA102-2400604(TA102-2400604)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension présentées par M. G et Mme A. Les requérants contestaient le refus de la commission académique de Martinique du 3 juillet 2024 d'autoriser l'instruction en famille de leurs deux enfants pour l'année scolaire 2024-2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les parents n'apportant pas la preuve d'une atteinte grave et immédiate à leur situation ou à l'intérêt supérieur des enfants, malgré la menace de poursuites pénales. Les requêtes ont été rejetées sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions.
N° TA102-2400600(TA102-2400600)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension présentées par M. et Mme B. Ces derniers contestaient le refus de la commission académique de Martinique du 3 juillet 2024 d'autoriser l'instruction en famille de leurs deux enfants pour l'année scolaire 2024-2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation, la menace de poursuites pénales invoquée ne suffisant pas à caractériser une urgence justifiant une suspension avant le jugement au fond. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions.
N° TA102-2400450(TA102-2400450)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A B C, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 21 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et que le requérant ne justifiait pas d'une vie privée et familiale stable en France. La demande d'annulation de la décision fixant le pays de renvoi a également été rejetée, le juge estimant que M. B C n'établissait pas de risques personnels et actuels en cas de retour en Haïti.
N° TA102-2400598(TA102-2400598)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société PRODIF, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur de 9 259 euros et demandait sa mainlevée ainsi que le remboursement de frais bancaires. Le tribunal a estimé que cette contestation, portant sur la régularité formelle de l’acte de poursuite, relevait de la compétence du juge judiciaire (juge de l’exécution) en application de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative incompétente, sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2400559(TA102-2400559)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un refus de détachement dans un corps enseignant du second degré. La requête a été jugée irrecevable car elle n'avait pas été précédée de la procédure de médiation préalable obligatoire, conformément au décret n° 2022-433 du 25 mars 2022 et à l'arrêté du 1er août 2022. Le tribunal a également transmis le dossier au médiateur académique compétent.
N° TA102-2400573(TA102-2400573)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête du syndicat FA Martinique contestant l'arrêté du 7 juin 2024 fixant l'organisation des services de la Collectivité Territoriale de Martinique. Le juge a estimé que les moyens soulevés étaient soit inopérants (comme l'absence de publication de l'arrêté fixant la composition du comité social territorial ou l'absence de consultation sur le tableau des emplois), soit manifestement insuffisamment précisés. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
N° TA102-2400588(TA102-2400588)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête en annulation du syndicat FA Martinique contre un arrêté du 29 août 2024 modifiant la composition du comité social territorial (CST) de la Collectivité Territoriale de Martinique. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'absence de notification d'un arrêté antérieur et du défaut de publication, étaient inopérants. Par conséquent, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de suspension de l'exécution de l'arrêté a été déclarée sans objet.
N° TA102-2400592(TA102-2400592)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui demandait le réexamen de sa situation en vue d’une promotion. Le juge a estimé que la requête, dépourvue de conclusions relevant de son office, constituait un simple recours gracieux. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA102-2400554(TA102-2400554)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, professeure des écoles, qui contestait la date de son inaptitude à exercer ses fonctions fixée au 28 avril 2024 par la rectrice de l'Académie de la Martinique. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'absence de précisions sur la période travaillée n'était pas assorti de justifications suffisantes, et que les arguments relatifs à une erreur matérielle de grade ou à sa situation personnelle et financière étaient inopérants. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, pour défaut de moyens sérieux.
N° TA102-2400517(TA102-2400517)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par M. et Mme Baron d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Schœlcher du 17 mai 2024 exerçant le droit de préemption urbain sur un immeuble. Les requérants ont ensuite demandé au tribunal de leur donner acte de leur désistement. Par une ordonnance du 9 septembre 2024, le président du tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et en a donné acte, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La requête a ainsi été classée sans examen au fond.
N° TA102-2400479(TA102-2400479)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du maire de Gros-Morne la plaçant en congé de maladie d'office. La requérante invoquait une irrégularité de procédure et un harcèlement moral, mais ses moyens ont été jugés insuffisamment précis et non étayés. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que la requête ne comportait pas de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance.
N° TA102-2400578(TA102-2400578)
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de deux décisions de la commission académique du 3 juillet 2024 refusant l'autorisation d'instruction en famille pour les enfants C et F. Les requérants invoquaient un défaut de motivation, une erreur de droit et d'appréciation, ainsi qu'une méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une suspension avant le jugement au fond.
N° TA102-2400386(TA102-2400386)
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de Mme A contestant deux certificats d'urbanisme négatifs délivrés par le préfet pour des projets de construction et de lotissement à Rivière-Pilote. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'absence de prise en compte de l'avis favorable du maire était inopérant, le préfet n'étant pas lié par cet avis. Les autres arguments, notamment sur l'urbanisation de la zone et l'incohérence avec le schéma d'aménagement régional, ont été jugés insuffisamment précis. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.