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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Mayotte

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Mayotte

12 873 décisions disponibles — page 131/644

DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA107-2304260(TA107-2304260)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du préfet de Mayotte du 31 août 2023 refusant d'admettre au séjour Mme A, une ressortissante comorienne. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution a été retenue en raison de l'ancienneté du séjour de l'intéressée à Mayotte depuis 2010, de la stabilité de ses liens familiaux et de sa scolarité continue et réussie. Le tribunal a enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale".

4 août 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA107-2304220(TA107-2304220)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 21 octobre 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait obligé un ressortissant comorien à quitter le territoire français sans délai et lui avait interdit le retour pour un an. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que l'intéressé résidait à Mayotte depuis plusieurs années, y était scolarisé, y suivait une formation qualifiante et y vivait avec sa mère et ses frères et sœurs. L'annulation de l'obligation de quitter le territoire entraîne également celle de l'interdiction de retour.

4 août 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA107-2205706(TA107-2205706)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par l'association Ounono-Dzinyo d'une demande d'indemnisation de 594 077,42 euros, dirigée contre l'Agence régionale de santé (ARS) de Mayotte et l'État, en raison d'une abstention fautive de l'ARS. L'association reprochait à l'ARS de ne pas avoir transmis au préfet les candidatures de trois chirurgiens-dentistes, l'empêchant ainsi de les recruter et de réaliser son objet social. Le tribunal a examiné les faits et a constaté que, malgré plusieurs relances, l'ARS n'avait effectivement pas proposé ces candidatures au préfet. Cependant, la décision ne précise pas la solution retenue sur le fond, se limitant à exposer les arguments des parties et les textes applicables, notamment l'arrêté du 10 juillet 2020 relatif à l'état d'urgence sanitaire.

4 août 2025Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA107-2501534(TA107-2501534)

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait une obligation de quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte grave à son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), mais le juge a estimé qu'elle ne justifiait pas d'une présence continue et stable à Mayotte, ni de démarches d'insertion ou de régularisation. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

4 août 2025Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA107-2501542(TA107-2501542)

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte à l'encontre de M. C, ressortissant comorien. Le juge a reconnu l'urgence en raison du caractère exécutoire de la mesure et a estimé que l'éloignement porterait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). Il a relevé que M. C vivait avec sa compagne, titulaire d'un titre de séjour, et leurs trois jeunes enfants, dont l'un est scolarisé à Mayotte.

4 août 2025Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

N° TA107-2501509(TA107-2501509)

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte à l'encontre de M. A, ressortissant comorien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie du fait du caractère exécutoire de la mesure d'éloignement. Il a estimé que l'arrêté portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et à l'intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant), compte tenu de la présence continue de M. A à Mayotte depuis 2017, de sa vie familiale établie avec sa femme et leurs trois enfants nés sur l'île.

4 août 2025Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA107-2501539(TA107-2501539)

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant comorien, qui demandait la suspension d'une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas contestée, mais que l'atteinte alléguée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'est pas grave ni manifestement illégale, faute pour le requérant de justifier de la réalité et de la stabilité de ses attaches en France. Par conséquent, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.

4 août 2025Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA107-2501538(TA107-2501538)

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui demandait la suspension d'une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que l'atteinte alléguée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'était pas grave et manifestement illégale, faute pour le requérant de justifier d'une communauté de vie avec ses proches ou d'une contribution à l'éducation de son enfant. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant manifestement dénuée de fondement.

4 août 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA107-2301259(TA107-2301259)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. H B A de deux requêtes visant à l'annulation des décisions implicites par lesquelles le préfet de Mayotte a refusé de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à ses deux enfants, de nationalité comorienne. Le tribunal a joint les deux affaires. Constatant que le préfet n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, il est réputé avoir acquiescé aux faits exposés. Le tribunal a annulé ces décisions de refus, estimant qu'elles étaient entachées d'un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

4 août 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA107-2302870(TA107-2302870)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du 6 juin 2023 du préfet de Mayotte lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une insuffisance de motivation et une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en estimant que la vie privée et familiale de l'intéressée ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour.

4 août 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA107-2303520(TA107-2303520)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du 18 avril 2023 du préfet de Mayotte lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en opposant la menace pour l'ordre public, et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, fondée sur les articles L. 423-7, L. 423-8 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

4 août 2025Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA107-2501537(TA107-2501537)

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui demandait la suspension de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte. Bien que la condition d'urgence soit reconnue, le juge a estimé que l'atteinte à la vie privée et familiale invoquée sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas, en l'espèce, constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La solution retenue écarte donc l'application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

4 août 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA107-2303546(TA107-2303546)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 15 juin 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait d'admettre au séjour Mme B, ressortissante malgache, et lui faisait obligation de quitter le territoire français. La requérante, mère d’un enfant français né en 2021, soutenait contribuer à son entretien et à son éducation, remplissant ainsi les conditions de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a jugé que le préfet, qui n’a pas produit de mémoire en défense et est réputé avoir acquiescé aux faits, a méconnu ces dispositions en refusant le titre de séjour. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme B un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

4 août 2025Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA107-2501536(TA107-2501536)

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A, ressortissante malgache, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte. Le juge a estimé que la seule circonstance que l'intéressée ait épousé un ressortissant français en 2018, à supposer une communauté de vie établie, ne suffisait pas à caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

4 août 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA107-2303903(TA107-2303903)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 9 mai 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait refusé d'admettre au séjour M. B, ressortissant comorien, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cet arrêté méconnaissait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Cette solution a été retenue car M. B justifiait résider habituellement à Mayotte depuis l'âge de 13 ans, y avoir été scolarisé, être entouré de sa famille et ne plus avoir d'attaches aux Comores.

4 août 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA107-2303922(TA107-2303922)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Mayotte. La requérante invoquait sa résidence à Mayotte depuis 2014 et sa vie sociale stable, mais le tribunal a considéré que ce moyen était inopérant. La décision de refus était fondée sur la fraude commise par le père français de l'enfant dans la reconnaissance de paternité, ce qui empêchait l'application des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

4 août 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA107-2501330(TA107-2501330)

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de fixer un rendez-vous à M. A B, ressortissant comorien, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu que l'urgence était caractérisée par l'impossibilité pour l'intéressé d'obtenir un rendez-vous depuis mars 2025, le plaçant dans une situation précaire et l'exposant à un risque d'éloignement, et que la mesure était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Le préfet devra communiquer une date de rendez-vous sous deux semaines, sans astreinte, et l'État est condamné à verser 500 euros au requérant au titre des frais de justice.

4 août 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA107-2300732(TA107-2300732)

Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de lui délivrer une habilitation d'accès aux zones restreintes des ports de Mayotte. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'autorité de la chose jugée, l'annulation précédente ayant été prononcée pour un motif de forme. Il a estimé que le préfet avait légalement pu refuser l'habilitation en application de l'article R. 5332-56 du code des transports, en raison d'une condamnation correctionnelle pour corruption passive, dont la gravité justifiait le refus malgré son ancienneté.

4 août 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA107-2401010(TA107-2401010)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. A, chirurgien-dentiste, d’un recours pour excès de pouvoir visant à faire appliquer à Mayotte le programme national de prévention bucco-dentaire prévu par l’article L. 2132-2-1 du code de la santé publique. La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a soutenu qu’elle avait pris les mesures nécessaires pour assurer l’effectivité du dispositif. M. A s’est désisté de son instance par un acte pur et simple. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a clos l’affaire sans examiner le fond.

4 août 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA107-2300899(TA107-2300899)

Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B A, un salarié protégé (délégué syndical suppléant), qui demandait l'annulation de la décision du 21 décembre 2022 par laquelle l'inspecteur du travail avait autorisé son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal a estimé que la décision de l'inspecteur était suffisamment motivée et que les faits reprochés, à savoir la consultation non autorisée de centaines de comptes clients, étaient matériellement établis et d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement. Il a également jugé que la demande de licenciement n'était pas en lien avec le mandat syndical de l'intéressé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés et à la procédure d'autorisation de licenciement.

4 août 2025Résumé IA
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