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Le Tribunal Administratif de Mayotte, saisi en plein contentieux par M. M’déré, a examiné sa demande d’annulation des arrêtés préfectoraux des 27 et 28 juin 2024 le déclarant démissionnaire d’office de ses fonctions de premier vice-président du conseil départemental. Le tribunal a constaté qu’en application des articles R. 114 et R. 117 du code électoral, le délai de deux mois pour statuer sur ce type de recours était expiré, ce dont il a informé les parties. En conséquence, le tribunal s’est déclaré dessaisi et n’a pas statué sur le fond du litige, rejetant implicitement les conclusions des requêtes.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante malgache, qui contestait l'arrêté du préfet de Mayotte du 8 août 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que Mme A... n'établissait pas l'ancienneté et la continuité de son séjour à Mayotte depuis 2017, ni l'intensité de ses liens familiaux avec son père et ses demi-frères, et que sa communauté de vie avec son partenaire français était trop récente à la date de la décision. En conséquence, le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait la suspension d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée et que l'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'est pas manifestement illégale, faute pour le requérant de justifier de manière probante de sa résidence continue à Mayotte et de sa scolarité. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête en référé liberté de Mme B..., qui contestait un arrêté préfectoral du 5 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte grave à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à sa liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que les pièces fournies ne justifiaient pas de l'ancienneté de son séjour ni de l'existence d'une vie familiale à Mayotte, et que le moyen tiré de la liberté de circulation était inopérant pour un étranger en situation irrégulière. En conséquence, la condition d'urgence n'a pas été examinée et la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... visant à suspendre une obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant déjà été éloignée vers les Comores avant l'enregistrement de son recours contentieux. Par conséquent, la demande de suspension de la mesure d'éloignement et les injonctions subséquentes ont été jugées sans objet.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu les effets de l'arrêté du 24 avril 2025 par lequel le préfet de Mayotte avait fait obligation de quitter le territoire à Mme C..., ressortissante comorienne. Le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie et que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte résultait de la situation de la requérante, épouse d'un réfugié reconnu par l'OFPRA et mère de trois enfants, tous de nationalité comorienne.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 6 juin 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle, mais le tribunal a estimé qu'elle n'établissait pas la nécessité de résider auprès de sa famille en France, ni l'ancienneté de son séjour ou une insertion professionnelle suffisante. La décision a été prise en application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Mayotte annule l'arrêté du 17 juillet 2023 par lequel le préfet de Mayotte a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme A..., mère d’un enfant français. Le tribunal juge que les motifs invoqués par le préfet (absence de contribution à l’entretien de l’enfant et reconnaissance frauduleuse de paternité) sont entachés d’erreurs de fait, non contredits par l’instruction. Cette décision méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, protégeant le droit à la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour pris par le préfet de Mayotte le 21 juin 2023. La requérante invoquait une méconnaissance de son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a estimé que Mme A. n'établissait pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, ni justifier d'autres liens privés ou familiaux en France. La décision a donc été jugée conforme aux textes applicables, sans erreur manifeste d'appréciation.
Cette décision du Tribunal Administratif de Mayotte (3ème chambre) rejette la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 décembre 2022 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut d'examen sérieux et juge que les pièces produites (factures, virements) ne suffisent pas à établir une contribution effective et régulière à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, comme l'exigent les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 14 mai 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La requérante, mariée à un Français et mère d'un enfant français né en 2022, vivait avec ce dernier. Le tribunal a jugé que le préfet, en ne produisant pas de mémoire en défense, était réputé avoir acquiescé aux faits. Il a estimé que le refus de titre de séjour méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, protégeant la vie privée et familiale et l'intérêt supérieur de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 5 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais le tribunal a jugé que les éléments produits ne démontraient pas une vie privée et familiale suffisamment stable en France. Le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour a été écarté comme inopérant, cette commission ne siégeant pas à Mayotte. Enfin, le motif surabondant lié à un faux document administratif n'a pas été examiné, la décision étant fondée sur d'autres circonstances.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A..., ressortissante comorienne, annule l’arrêté du 6 juillet 2023 par lequel le préfet de Mayotte lui a refusé un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français. La juridiction retient que le préfet, qui n’a pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits non contredits établissant que Mme A... est mère d’un enfant français et contribue à son entretien et son éducation depuis sa naissance. En conséquence, le refus de titre de séjour méconnaît l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoit la délivrance d’une carte de séjour temporaire sans condition de visa de long séjour pour les parents d’enfant français. L’obligation de quitter le territoire français est annulée par voie de conséquence de l’illégalité du refus de titre.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé la décision du maire de Mtsamboro refusant de délivrer un certificat d’adressage à M. A... pour sa parcelle AV 384. Le tribunal a jugé que les motifs invoqués par le maire, tirés de considérations d’urbanisme (absence de projet écrit et implantation d’un projet hôtelier), étaient entachés d’une erreur de droit. Ces motifs ne relevaient pas de l’intérêt général lié à la police de numérotage des maisons (sécurité, voirie, bon ordre) prévue à l’article L. 2213-28 du code général des collectivités territoriales. La substitution de motifs proposée par la commune, fondée sur des travaux sans autorisation, a été rejetée faute de preuves suffisantes.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné les recours de deux ressortissants comoriens, membres d’un même couple, contestant les arrêtés préfectoraux leur retirant leur titre de séjour « vie privée et familiale », les invitant à quitter le territoire et leur interdisant le retour pour trois ans. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a jugé que les décisions de retrait de titre de séjour étaient légales et a rejeté les demandes d’annulation.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. Benoît Bonne, secrétaire administratif employé par la CADA, qui contestait le refus implicite du Premier ministre de reconstituer sa carrière et demandait réparation pour l'absence de promotion dans le corps des attachés d'administration entre 2012 et 2015. Le tribunal a jugé que les conclusions à fin d'annulation étaient irrecevables, car la décision de ne pas promouvoir un agent est un acte individuel qui ne peut être contesté par un recours contre un refus de reconstitution de carrière. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal a estimé que la créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, les faits fautifs allégués remontant aux années 2012 à 2015 et la demande préalable n'ayant été présentée qu'en décembre 2020.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. A..., ressortissant comorien. Le juge a estimé que cette décision méconnaissait l'article L. 611-3 2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car le requérant justifiait résider en France depuis l'âge de trois ans. En revanche, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour, faute pour M. A... d'avoir démontré avoir sollicité un titre sur le fondement de l'article L. 423-13 du même code. Le préfet a été enjoint de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de trois mois.
Le Tribunal administratif de Mayotte annule l'arrêté du 14 juin 2023 par lequel le préfet de Mayotte a refusé un titre de séjour à une ressortissante comorienne et lui a fait obligation de quitter le territoire français. La requérante, mère de sept enfants dont quatre sont nés à Mayotte et de nationalité française, justifie d'une vie familiale stable et établie sur le territoire. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles 3 et 19 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que la présence de ses quatre enfants et de leur mère, tous de nationalité comorienne, ne faisait pas obstacle à la reconstitution de la cellule familiale aux Comores, et que l'ancienneté de son séjour à Mayotte n'était pas établie. En conséquence, les moyens tirés de la violation des conventions internationales et de l'erreur d'appréciation ont été écartés.
Le Tribunal administratif de Mayotte annule l'arrêté du préfet de Mayotte du 7 juin 2023 refusant un titre de séjour à Mme A..., ressortissante comorienne, et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal retient une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'ancienneté du séjour de l'intéressée (22 ans à Mayotte, arrivée à 5 ans), de sa scolarisation, de la régularité de sa famille et de la présence de son enfant scolarisé. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, sur le fondement des articles L. 423-23 et R. 612-6 du code de justice administrative.