12 873 décisions disponibles — page 164/644
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 5 mai 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait un titre de séjour à M. A... C..., ressortissant comorien, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la vie privée et familiale stable du requérant à Mayotte avec son épouse titulaire d'un titre de séjour et leurs deux enfants mineurs scolarisés. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat du requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme C... A... contestant le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Mayotte. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser les motifs détaillés de son rejet dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant la demande d'injonction et celle relative aux frais de justice.
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 23 octobre 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait de renouveler le titre de séjour de Mme B..., ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait écarter la reconnaissance de paternité effectuée par le père français de l'enfant de la requérante, faute d'éléments précis et concordants établissant une fraude. Cette décision méconnaissait ainsi les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, protégeant la vie privée et familiale et l'intérêt supérieur de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de Mme C... B... épouse A... contestant le rejet implicite de ses demandes de document de circulation pour étranger mineur et d'autorisation spéciale pour le mineur D... E.... La requête a été jugée irrecevable en raison d'un vice de procédure : la demande avait été présentée par voie postale, en méconnaissance des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de justice administrative, qui imposent un dépôt par comparution personnelle en préfecture pour une autorisation spéciale et le recours au téléservice pour un document de circulation pour étranger mineur. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête pour irrecevabilité, sans examiner le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 16 mai 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant comorien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, protégeant le droit à la vie privée et familiale. Il a relevé que M. B... résidait à Mayotte depuis 2015, y avait suivi une scolarité et des formations, et y avait des attaches familiales solides, notamment avec sa mère titulaire d'un titre de séjour et son compagnon français. En conséquence, le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire ont été annulés.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 15 juin 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C..., ressortissante comorienne, et l'avait obligée à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la requérante justifiant d'une vie privée et familiale stable à Mayotte avec ses deux enfants, dont un de nationalité française, et son compagnon titulaire d'une carte de résident.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 28 août 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait retiré le titre de séjour de Mme C... et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence stable à Mayotte depuis 2016, de la scolarisation de ses deux enfants dont une de nationalité française, et de son insertion professionnelle. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de Mayotte de délivrer à Mme C... un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Mayotte a pris acte du désistement de la SAS Cananga, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 juillet 2022 relatif au traitement de l’insalubrité de parcelles à Koungou. La société demandait l’annulation de cet arrêté pour erreur manifeste d’appréciation et erreur de droit, mais s’est désistée en cours d’instance. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune de Koungou au titre des frais de justice. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur un désistement pur et simple.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus implicite du préfet de Mayotte de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour la requérante d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que Mme A. n'établissait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français mineur, condition nécessaire pour obtenir le titre de séjour sollicité.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 novembre 2022 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de violation du droit d'être entendu, jugeant que l'auteur de l'acte disposait d'une délégation régulière et que la requérante avait pu présenter ses observations lors de sa demande de titre. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 3 février 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait retiré son titre de séjour à M. B..., ressortissant comorien, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, car M. B... justifiait du centre de ses intérêts privés et familiaux à Mayotte, où résident ses parents, ses frères et son enfant français. Le préfet s'était fondé sur une attestation d'hébergement frauduleuse, mais ce motif n'était pas suffisant pour justifier une ingérence disproportionnée dans sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 22 février 2023 par lequel le préfet de Mayotte refusait de renouveler le titre de séjour de Mme A..., ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé que Mme A... résidait à Mayotte depuis 2000, était mère de cinq enfants nés en France, dont un de nationalité française, et que son conjoint bénéficiait d'un titre de séjour. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme A... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 24 février 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait retiré le titre de séjour de M. A..., ressortissant comorien, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la violation de la procédure contradictoire préalable prévue aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, combinés à l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet n'ayant pas démontré avoir effectivement informé l'intéressé de la mesure envisagée et l'avoir mis à même de présenter ses observations, la décision de retrait du titre de séjour est illégale. Par conséquent, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour sont également annulées.
Le Tribunal Administratif de Mayotte (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A... contestant la décision de l'OFII lui infligeant une contribution spéciale de 15 000 euros pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que la décision mentionnait les textes applicables (articles L. 8251-1, L. 8253-1 du code du travail) et les faits de l'espèce. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans le développer dans le résumé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 6 juin 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait refusé d'admettre au séjour M. B..., ressortissant comorien, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet, qui n'a pas produit de mémoire en défense et est réputé avoir acquiescé aux faits, a méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est fondée sur l'ancienneté du séjour de l'intéressé à Mayotte depuis 2000, sa vie familiale avec sa compagne et leurs deux enfants scolarisés, ainsi que la présence de sa mère titulaire d'une carte de résident et de sa fratrie de nationalité française.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation de la délibération du 13 juillet 2023 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté de communes du Centre-Ouest. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment le défaut d'actualisation des cartes et l'absence d'avis préalables de certaines autorités. Il a jugé que le requérant n'avait pas démontré que ces vices de procédure avaient influencé le sens de la décision ou privé le public d'une garantie, conformément à la jurisprudence administrative. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 153-15, L. 153-16 et R. 153-5 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que le requérant, ressortissant comorien, n'établissait pas l'ancienneté et la continuité de son séjour à Mayotte ni l'intensité de ses liens familiaux sur place. En conséquence, il a jugé que la condition d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, telle que la vie privée et familiale, n'était pas remplie. La requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation de la délibération du 13 juillet 2023 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté de communes du Centre-Ouest. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la défense, estimant que M. A..., bien que domicilié dans une commune membre, ne justifiait pas d'un intérêt à agir faute de produire un titre de propriété ou tout autre document établissant sa qualité pour contester le document d'urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, relatifs à une erreur manifeste d'appréciation, à l'illégalité d'une carte des pentes fortes et à un détournement de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante rwandaise, contestant l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision n'était pas entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de justifier de liens familiaux ou personnels suffisamment intenses en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour et de renouvellement d'autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et que le refus ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, M. A... ne justifiant pas de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses à Mayotte.