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Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... contestant l’arrêté du 3 février 2023 par lequel le préfet de Mayotte lui a retiré sa carte de résidente. Le tribunal a jugé que le retrait était légalement fondé sur l’article L. 241-2 du code des relations entre le public et l’administration, qui permet de retirer à tout moment un acte obtenu par fraude, sans que la requérante ne conteste la réalité de cette fraude. Il a également écarté le moyen relatif à une interdiction de retour sur le territoire français, l’arrêté litigieux n’en comportant pas. La solution retenue confirme la possibilité pour l’administration de retirer un titre de séjour frauduleux, même en l’absence de disposition spécifique dans le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2200668 du 27 mars 2024, a constaté que le préfet de Mayotte n’avait pas délivré à M. A... le titre de séjour « vie privée et familiale » et l’autorisation provisoire de travail pourtant ordonnés. Sur le fondement des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour à l’encontre du préfet, s’il ne justifie pas de l’exécution complète du jugement dans un délai de deux mois. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination. La requérante, ressortissante comorienne, invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatifs au séjour des parents d'enfant français, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral du 22 septembre 2023.
Le Tribunal Administratif de Mayotte annule l'arrêté du 2 juin 2023 par lequel le préfet de Mayotte a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme C..., ressortissante comorienne, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que la fraude alléguée par le préfet n'est pas établie et que les quatre enfants de la requérante sont français, ce qui lui ouvre droit à un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de mémoire en défense du préfet, malgré une mise en demeure, les faits exposés par Mme C... sont réputés établis. La décision méconnaît également l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Mayotte annule l'arrêté du 14 avril 2023 par lequel le préfet de Mayotte a refusé un titre de séjour à Mme B..., ressortissante comorienne, et l'a obligée à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet, qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits. Il juge que le refus de titre méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence continue de Mme B... à Mayotte depuis 2014, de sa vie commune avec son compagnon titulaire d'une carte de résident, et de ses deux enfants nés à Mayotte.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet de Mayotte du 24 août 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour. La requérante, ressortissante comorienne, invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (protection des parents d'enfant français et des étrangers arrivés avant 13 ans) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ces moyens, estimant que Mme A... ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien de son enfant français ni résider en France depuis l'âge de treize ans, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale compte tenu de sa condamnation pour violences sur mineur.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné les recours de deux ressortissants comoriens, M. B... A... et Mme C..., contestant les arrêtés préfectoraux leur retirant leur titre de séjour, les invitant à quitter le territoire et leur interdisant le retour pour trois ans. Les requérants contestaient notamment la légalité du retrait, arguant que la fourniture d'une fausse attestation d'hébergement ne suffisait pas à caractériser une fraude, et que les décisions méconnaissaient leur droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ainsi que l'intérêt supérieur de leurs enfants. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 3 février 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait retiré son titre de séjour à Mme A..., ressortissante comorienne, et l'avait invitée à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et méconnaissait l'intérêt supérieur de ses enfants mineurs, dont deux sont français et scolarisés à Mayotte (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, a été réputé acquiescer aux faits, et l'instruction n'a pas contredit les éléments présentés par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que la présence de ses enfants mineurs à Mayotte, tous de nationalité comorienne et avec lesquels il ne résidait pas, ne faisait pas obstacle à la poursuite de sa vie privée aux Comores. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... contre l’arrêté du 6 mars 2023 du préfet de Mayotte lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le requérant invoquait la crainte pour sa vie en cas de retour au Burundi et l’intention de déposer un réexamen de sa demande d’asile. Le tribunal a estimé que ces allégations n’étaient pas établies, notamment après le rejet de sa demande d’asile par l’OFPRA et la CNDA. La décision est fondée sur l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de convoquer Mlle C... sous huit jours pour lui remettre son visa étudiant. La requérante, ressortissante comorienne, justifiait d'un visa accepté le 21 octobre 2024 et d'un dépôt de dossier d'inscription à l'université de Lille, condition suffisante pour l'obtention du visa selon les règles applicables. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, l'absence de paiement des frais de scolarité n'étant pas un obstacle légal à la délivrance du visa. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme B..., Mme E..., Mme D..., M. G..., et des associations GISTI, LDH et FASTI, qui demandaient l’annulation de l’arrêté préfectoral du 2 mars 2022 ordonnant l’évacuation et la destruction de constructions illicites au lieu-dit Mgnambani à Bandrélé. Le tribunal a jugé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions des requêtes, l’arrêté ayant été entièrement exécuté et le référé suspension préalablement rejeté, rendant les recours sans objet. Les moyens soulevés, tirés notamment de l’insuffisance de motivation, de vices de procédure, de l’absence de diagnostic social ou de proposition de relogement, ainsi que de la méconnaissance des articles 8 de la CESDH et 3-1 de la CIDE, n’ont pas été examinés au fond en raison de cette irrecevabilité. Les demandes de frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en formation de la 3ème chambre, a été saisi par M. A... d’une demande d’exécution d’un précédent jugement (n°2100501) qui enjoignait au préfet de Mayotte de lui verser la première fraction de l’indemnité de sujétion géographique (ISG). Constatant que le préfet n’a pas justifié du versement et n’a pas produit de mémoire en défense, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour à l’encontre du préfet, s’il ne justifie pas de l’exécution du jugement dans un délai de deux mois. Cette décision est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... comme irrecevable. Le requérant contestait le refus implicite de sa demande de titre de séjour, mais il avait présenté sa demande par courrier postal sans que le préfet ait autorisé cette modalité de dépôt. En application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le silence gardé sur une demande irrégulièrement introduite ne fait pas naître de décision susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. Le tribunal a considéré que, malgré une erreur matérielle dans la décision initiale (mention d’un refus d’« autorisation préalable »), le refus était légalement fondé. Il a appliqué l’article L. 612-20 4° bis du code de la sécurité intérieure, qui exige qu’un ressortissant étranger non européen soit titulaire d’un titre de séjour depuis au moins cinq ans pour obtenir une carte professionnelle. Or, M. A... ne détenait un titre de séjour que depuis le 27 juin 2022, soit moins de cinq ans.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 19 janvier 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait retiré le titre de séjour de Mme A..., ressortissante comorienne, et l'avait invitée à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence continue à Mayotte depuis l'enfance, de ses attaches familiales (mère, enfants, fratrie) et de son intégration professionnelle. Le tribunal a ainsi considéré que le motif de retrait (attestation d'hébergement frauduleuse) ne justifiait pas une telle mesure au regard de sa situation personnelle.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, contestant le refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, faute de délivrance effective d'un titre. Il a annulé la décision implicite de refus au motif qu'elle méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée en France à l'âge de 11 ans, de la scolarité continue de l'intéressée et de la présence régulière de son père et de sa fratrie à Mayotte.
Le Tribunal Administratif de Mayotte annule l'arrêté du 19 janvier 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait retiré le titre de séjour de M. A..., ressortissant comorien, et l'avait invité à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a estimé que le préfet, en retirant le titre de séjour au motif d'une fausse attestation d'hébergement, a méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car M. A... a établi le centre de ses intérêts privés et familiaux à Mayotte où il réside régulièrement depuis 2017 avec sa compagne et leurs cinq enfants nés sur l'île. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour violation de la vie privée et familiale.
Le Tribunal administratif de Mayotte a été saisi par les héritiers de M. K... A... d’une demande d’indemnisation fondée sur le refus du préfet de Mayotte, en 2007, de leur accorder le concours de la force publique pour exécuter un arrêt d’expulsion de 2002. Le tribunal a reconnu la responsabilité sans faute de l’État à compter du refus, sur le fondement de l’article L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution. Cependant, il a rejeté l’intégralité des demandes indemnitaires, estimant que l’astreinte prononcée par le juge judiciaire ne constitue pas un préjudice indemnisable et que les requérants n’ont pas démontré de lien de causalité direct entre le refus et la perte de valeur ou l’impossibilité de vendre leur bien.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 décembre 2022 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas de la continuité de son séjour à Mayotte depuis 2014, ni de l'intensité de ses liens familiaux sur place, et qu'il ne démontrait pas d'insertion professionnelle ou de ressources suffisantes. Par conséquent, la décision préfectorale ne méconnaît ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.