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Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de Mayotte de lui accorder un rendez-vous pour la délivrance de son titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait d’aucune démarche préalable pour obtenir un rendez-vous et n’établissait ni l’urgence ni l’utilité de la mesure sollicitée. La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 25 septembre 2024 refusant un titre de séjour et obligeant Mme B... à quitter le territoire français. La requérante invoquait une méconnaissance des articles L. 423-23 du CESEDA, de l’article 8 de la CEDH et de l’article 3 de la CIDE. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire à l’application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas établie, s’agissant d’une première demande de titre de séjour. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français opposés à un ressortissant comorien par le préfet de Mayotte. Le Tribunal administratif de Mayotte rejette la requête en annulation de l'arrêté du 18 octobre 2022. La motivation de l'arrêté est jugée suffisante. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) est écarté comme inopérant, le requérant n'ayant sollicité son titre que sur le fondement de l'article L. 423-23. Enfin, le tribunal estime que le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions de l'article L. 423-23 du CESEDA.
Le Tribunal administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 30 mai 2022 par lequel le préfet de Mayotte refusait à M. A..., ressortissant comorien, un titre de séjour et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En l'absence de mémoire en défense du préfet, les faits exposés par le requérant ont été considérés comme établis, et l'administration n'a pas justifié la nécessité de la mesure. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante malgache, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Mayotte. La requérante invoquait la méconnaissance des articles L. 313-11 (6° et 7°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé la requête irrecevable concernant la décision implicite de rejet, faute de dépôt physique de la demande, et a estimé que les moyens soulevés contre l'arrêté de 2021 n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui contestait le refus implicite du préfet de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a considéré que la décision explicite de rejet du 23 juin 2023, qui s'était substituée au refus implicite, était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par Mme A..., ressortissante comorienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour fondée sur l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité, estimant que la demande de titre de séjour, effectuée par courriel, était irrégulière au regard des articles R. 431-2 et R. 431-3 du CESEDA, qui imposent un dépôt par téléservice, guichet ou voie postale selon les cas. En conséquence, le silence gardé par le préfet sur une demande irrégulièrement présentée ne constitue pas une décision faisant grief, rendant la requête irrecevable. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans examen au fond des moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 8 novembre 2022 par lequel le préfet de Mayotte refusait de renouveler le titre de séjour de M. B..., ressortissant comorien, l'obligeait à quitter le territoire et lui interdisait le retour pour trois ans. La juridiction a jugé que le motif de menace à l'ordre public, fondé sur une condamnation isolée et ancienne de quatre ans pour travail dissimulé, était insuffisant, d'autant que les autres infractions alléguées n'étaient pas établies. Elle a considéré que la décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence de longue date à Mayotte et de ses liens avec ses enfants français. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-3, et sur la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... D... E..., ressortissant comorien, contestant l'arrêté préfectoral du 24 avril 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et de méconnaissance du droit d'être entendu, en se fondant sur une délégation de signature régulière et sur le principe général du droit de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le code de justice administrative.
Cette décision du Tribunal Administratif de Mayotte (1ère chambre) annule l'arrêté du 13 juin 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante malgache, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'intérêt supérieur de l'enfant, protégé par l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, en refusant le séjour à la mère d'un enfant français né en 2021, dont le père est également français et réside à Mayotte. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour est annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 9 mai 2023 refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Par un mémoire du 3 octobre 2023, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. La magistrate désignée, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 14 janvier 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la volonté du requérant de mettre fin à l’instance.
Requête en annulation d’un refus de séjour et d’une obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal administratif de Mayotte rejette la requête pour irrecevabilité manifeste, faute de signature de la requête par l’auteur, en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 431-4 du code de justice administrative. La requérante n’a pas régularisé sa demande malgré une mise en demeure.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte concerne une demande d'exécution d'un jugement précédent ayant enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme A... épouse C.... La magistrate désignée constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête, car le préfet a accordé un titre de séjour à l'intéressée postérieurement à l'introduction de sa demande. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en raison de l'exécution totale du jugement.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. C..., ressortissant comorien, d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral du 9 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge des référés a constaté que le préfet de Mayotte avait retiré l'arrêté litigieux par un arrêté du 10 janvier 2025. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête, tout en admettant provisoirement le requérant à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B..., ressortissant comorien, visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas résider avec son enfant français ni contribuer à son entretien, et ne justifiait pas d'une résidence habituelle à Mayotte avant 2019. En conséquence, l'atteinte à sa vie privée et familiale et à l'intérêt supérieur de l'enfant n'a pas été jugée grave et manifestement illégale. La requête a été rejetée, à l'exception de l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., agent départemental, qui demandait le versement de l'indemnité RIFSEEP et de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) ainsi que la réparation de ses préjudices. Le juge a estimé que la situation ne présentait pas le caractère d'urgence requis pour une procédure en 48 heures et que la simple méconnaissance du principe d'égalité de traitement, invoquée par le requérant, ne constitue pas, par elle-même, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Décision du Tribunal Administratif de Mayotte (1ère chambre) rejetant la requête de M. A... pour irrecevabilité. Le requérant contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a jugé que la demande, présentée par voie postale sans que le préfet ait prescrit ce mode de dépôt, était irrégulière. Par conséquent, le silence gardé par l'administration n'a pas fait naître une décision implicite susceptible de recours pour excès de pouvoir, en application des articles R. 431-3 et R.* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Mayotte annule l'arrêté du 3 août 2022 par lequel le préfet de Mayotte a refusé de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » à Mme B... A..., ressortissante comorienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal retient que la requérante, présente à Mayotte depuis 2016, y a suivi toute sa scolarité et vit chez sa sœur en situation régulière, sans lien familial aux Comores. Cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, protégeant le droit au respect de la vie privée et familiale. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits.
Le Tribunal administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 22 août 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant comorien, et l'avait obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et méconnaissait l'intérêt supérieur de ses trois enfants français, protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de ces conventions internationales.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 2 mars 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait retiré le titre de séjour de Mme B..., ressortissante malgache, au motif d'une fraude non démontrée. La juridiction a considéré que la reconnaissance de paternité de l'enfant français était opposable à l'administration et que le préfet n'avait pas établi l'existence d'une fraude justifiant le retrait. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le principe de l'opposabilité des actes de droit privé à l'administration en l'absence de fraude établie.