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Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. B, adjoint au chef du centre de rétention administrative, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de Mayotte de lui rembourser ses frais de transport aérien pour un stage à Marseille. Le requérant soutenait que ce refus était fondé sur une note de service imposant une réservation exclusive via un prestataire désigné, ajoutant une condition non prévue par le décret n°2006-781 du 3 juillet 2006. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait légalement pu opposer le non-respect de la procédure interne de réservation des billets, sans méconnaître les dispositions du décret précité.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme B A, professeure, contestant le refus implicite du vice-recteur de Wallis-et-Futuna de régulariser le montant de son indemnité forfaitaire de changement de résidence. La requérante soutenait que cette indemnité devait être calculée sur la base de la distance entre Paris et Mata-Utu, et non entre Dzaoudzi et Mata-Utu, en raison d’un congé administratif prévu par le décret n°98-844 du 22 septembre 1998. Le tribunal a jugé que le calcul effectué par l’administration était conforme aux dispositions de ce décret et de l’arrêté du 22 septembre 1998, et a donc rejeté l’ensemble des conclusions de Mme A.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. A, professeur affecté à Mayotte, contestant le refus du recteur de lui maintenir la majoration de 40 % de son traitement indiciaire durant ses congés de longue maladie (novembre 2020 à août 2021). Le tribunal a rejeté sa demande d’annulation, jugeant que cette majoration, prévue par le décret n° 2013-964 du 28 octobre 2013, constitue un complément de traitement indiciaire et non une prime ou indemnité, et qu’elle suit donc le régime du traitement de base. En application de l’article 34 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et de l’article 37 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, le fonctionnaire en congé de longue maladie conserve l’intégralité de son traitement pendant un an, puis la moitié ; la majoration de 40 % n’étant pas une indemnité accessoire, elle est soumise à la même réduction que le traitement de base. Par conséquent, le recteur n’a pas commis d’erreur de droit, et la demande indemnitaire pour préjudices financier et moral a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A B, professeur détaché au lycée français international de Bangkok. Le requérant demandait l'annulation du refus implicite de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) de lui accorder la protection fonctionnelle pour harcèlement moral, ainsi que l'indemnisation de ses préjudices. Le tribunal a considéré que les faits invoqués ne constituaient pas un harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquies de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, et que l'AEFE n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. En conséquence, la décision implicite de rejet a été jugée légale et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Mayotte. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, mais le tribunal a estimé qu'il ne justifiait pas de la continuité de son séjour ni de liens familiaux suffisamment stables et intenses. La décision s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers. En conséquence, le tribunal a jugé que le préfet n'avait ni méconnu ces stipulations ni commis d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de Mayotte concernant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant congolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, et qu'aucun moyen soulevé ne créait de doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été jugée manifestement mal fondée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 16 novembre 2022 par lequel le préfet de Mayotte refusait d'admettre au séjour Mme B et lui faisait obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé que Mme B résidait à Mayotte depuis 2018, y avait suivi un parcours scolaire et universitaire réussi, exerçait une activité professionnelle en tant que professeur contractuel, et entretenait des liens stables avec ses sœurs présentes sur le territoire.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A, professeur certifié stagiaire, qui contestait le refus du recteur de l’académie de Mayotte de lui verser l’indemnité de sujétion géographique. Le tribunal a jugé que l’intéressé ne remplissait pas les conditions de l’article 2 du décret n° 2013-314 du 15 avril 2013, car sa précédente résidence administrative était située à Mayotte et non dans un département différent. Il n’a pas non plus démontré qu’il ne demeurait pas dans son département d’affectation lors de son entrée dans l’administration. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 10 décembre 2021 par lequel le préfet de Mayotte refusait de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme A, ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a considéré que le préfet, qui n'a pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante. Il a jugé que le refus de séjour méconnaissait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de résidence de Mme A à Mayotte depuis 1998 et de sa qualité de mère de quatre enfants.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la demande de la société Maintenance Industrielle Mahoraise, qui sollicitait la restitution de 503 285,72 euros de redevances d'occupation du domaine public versées entre 2016 et 2021. La juridiction a estimé que les tarifs appliqués par la société Mayotte Channel Gateway reposaient sur des bases légales, notamment un courrier du président du conseil départemental de Mayotte du 13 avril 2016 et un arrêté du 28 avril 2016, dont la validité n'a pas été remise en cause de manière probante. Les conclusions reconventionnelles de la société Mayotte Channel Gateway ont également été rejetées. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code des transports.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. A, contrôleur des finances publiques, contestant le refus implicite de l'administration de lui verser un remboursement partiel de loyer pour la période du 1er mars 2016 au 31 août 2018, sur le fondement du décret n°67-1039 du 29 novembre 1967. Le tribunal a accueilli l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre, en application de la loi n°68-1250 du 31 décembre 1968, jugeant que les créances antérieures au 1er janvier 2017 étaient prescrites. La solution retenue limite donc les droits de M. A à la période postérieure au 1er janvier 2017, sans que le tribunal ne se prononce sur le fond du droit à indemnité pour cette période dans l'extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de Mme A B contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d'une cotisation supplémentaire de taxe d'habitation de 476 euros au titre de 2017. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de recouvrement et contestait le bien-fondé de la dette. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par l'administration, rappelant que le contentieux de la taxe d'habitation relève de la juridiction administrative. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les articles L. 199 et L. 281 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A B, ressortissant comorien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 7 juillet 2020 lui refusant l'admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le requérant ne démontrait pas une présence ancienne et continue à Mayotte ni une vie privée et familiale suffisamment établie pour justifier une atteinte disproportionnée à son droit au respect de celle-ci, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le préfet.
Le Tribunal administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 2 novembre 2022 par lequel le préfet de Mayotte refusait le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant comorien, et lui faisait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense, était réputé avoir acquiescé aux faits. Il a jugé que l'obligation de quitter le territoire était illégale car M. A résidait régulièrement en France depuis plus de dix ans, bénéficiant de la protection de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, l'interdiction de retour a également été annulée. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B A, ressortissant comorien, contestant l'arrêté préfectoral du 24 octobre 2022 lui refusant l'admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa vie privée et familiale à Mayotte. Le tribunal a estimé que les éléments fournis (attestations, présence d'enfants et de sœurs) ne démontraient pas suffisamment l'intensité de ses attaches familiales ni son insertion professionnelle. En conséquence, la décision préfectorale a été jugée légale et la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 juillet 2022 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, en application des articles L. 432-13 et L. 441-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), cette commission n'étant pas instituée à Mayotte. Sur le fond, il a estimé que la requérante ne justifiait pas de l'ancienneté et de la réalité de sa présence à Mayotte depuis 2009, ni d'une vie familiale effective avec ses enfants, et n'établissait donc pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante comorienne, qui contestait le refus implicite du préfet de Mayotte de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a jugé que la requérante ne démontrait pas la réalité et la continuité de sa présence à Mayotte depuis 2014, ni sa participation effective à l’entretien et à l’éducation de ses enfants. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de M. E A C, ressortissant comorien, contestant l'arrêté préfectoral du 2 septembre 2022 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que le préfet, bien que mis en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense et est donc réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant. La décision se concentre sur la vérification de la compétence de l'auteur de l'acte, la motivation, et le respect des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des articles L. 423-23 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité des décisions attaquées.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. D B, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 août 2022 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par un délégataire et suffisamment motivé. Sur le fond, il a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à la vie privée et familiale, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'article L. 423-7 du CESEDA concernant le parent d'enfant français. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire, fondée sur ce refus légal, a également été jugée valide.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B, ressortissant malgache, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 25 mai 2022 refusant son titre de séjour "vie privée et familiale" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d'une présence ancienne et stable à Mayotte, ni d'une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de ses enfants, et que ses liens personnels et familiaux n'étaient pas suffisamment intenses. La décision s'appuie sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.