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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Mayotte

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Mayotte

12 873 décisions disponibles — page 216/644

DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA107-2202951(TA107-2202951)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 27 janvier 2022 par lequel le préfet refusait le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant comorien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les liens familiaux de l'intéressé, présent depuis plus de vingt ans et père de cinq enfants français, n'étaient pas suffisamment établis. Il a également considéré que la menace pour l'ordre public invoquée, fondée sur une unique condamnation, n'était pas proportionnée au regard de sa situation personnelle et familiale. La décision s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et sur l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

24 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA107-2202017(TA107-2202017)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé la saisie administrative à tiers détenteur émise le 26 novembre 2021 à l'encontre de M. B A pour le recouvrement d'un trop-perçu de rémunération de 4 341,74 euros. Le tribunal a constaté que l'administration, bien que mise en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense et est donc réputée avoir acquiescé aux faits. Appliquant l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000, le juge a relevé que la prescription biennale pour répéter l'indu était acquise, l'administration n'ayant pas démontré avoir interrompu ce délai par une notification. En conséquence, la créance n'était plus exigible et la saisie a été annulée.

24 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA107-2200171(TA107-2200171)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par la société Hanuman Industrie d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le montant des redevances d’occupation du domaine public portuaire facturées par la société Mayotte Channel Gateway pour les années 2016 à 2021. La requérante soutenait que ces factures étaient dépourvues de base légale en raison de l’annulation de l’arrêté tarifaire du 2 septembre 2016 et de l’irrégularité des actes subséquents. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la société Hanuman Industrie, jugeant que les tarifs appliqués étaient légalement fondés sur des décisions exécutoires du président du conseil départemental de Mayotte, notamment l’arrêté du 28 avril 2016 et celui du 25 janvier 2018, et que la requérante n’établissait pas le caractère indu des sommes réclamées. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code des transports relatives aux redevances d’occupation du domaine public.

24 septembre 2024Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA107-2104977(TA107-2104977)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par Mme A, inspectrice des finances publiques, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de remboursement partiel de loyer pour la période du 1er mars 2016 au 31 août 2018, fondée sur le décret n°67-1039 du 29 novembre 1967. Le tribunal a accueilli l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre, jugeant que les créances antérieures au 1er janvier 2017 étaient prescrites en application de la loi du 31 décembre 1968. Il a ainsi limité l’indemnité aux sommes dues à compter de janvier 2017, rejetant le surplus de la demande. La solution retenue repose sur la combinaison du décret n°67-1039 et de la loi sur la prescription quadriennale.

24 septembre 2024Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA107-2302173(TA107-2302173)

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. G B A, ressortissant comorien, contestant l'arrêté préfectoral du 5 avril 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, était inopérant car cette disposition ne s'applique pas aux relations entre les autorités nationales et les particuliers. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

24 septembre 2024Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA107-2401737(TA107-2401737)

Refus de séjour et obligation de quitter le territoire français. Tribunal administratif de Mayotte. Rejet de la requête pour tardiveté, le recours ayant été introduit plus de deux mois après la notification de l'arrêté attaqué, remis en main propre avec indication des voies et délais de recours. Application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

24 septembre 2024Résumé IA
OrdonnanceANNULE

N° TA107-2206371(TA107-2206371)

Refus de délivrance d'un document de circulation pour mineur étranger à Mayotte. Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, constate un non-lieu à statuer sur les conclusions principales (annulation et injonction) après que le préfet a délivré le document sollicité en cours d'instance. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'Etat est condamné à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

23 septembre 2024Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA107-2401671(TA107-2401671)

Le Tribunal administratif de Mayotte a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de Mayotte refusant un titre de séjour à un ressortissant comorien. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison des liens personnels et familiaux intenses du requérant à Mayotte, où il réside depuis l'âge de 10 ans et a suivi sa scolarité. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de dix jours et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais de justice.

23 septembre 2024Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA107-2202298(TA107-2202298)

Le Tribunal administratif de Mayotte a été saisi par M. B A d’une requête en annulation d’un arrêté préfectoral du 7 mai 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. En cours d’instance, le préfet a informé le tribunal de la délivrance d’une carte de séjour pluriannuelle à l’intéressé, ce qui a implicitement abrogé l’arrêté contesté. Par ordonnance du 23 septembre 2024, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et à fin d’injonction, et a rejeté le surplus des demandes. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

23 septembre 2024Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA107-2302462(TA107-2302462)

Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait l'incompétence du signataire et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le premier moyen comme manquant en fait, la délégation de signature étant régulière, et le second comme insuffisamment précisé. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

23 septembre 2024Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA107-2401657(TA107-2401657)

Le Tribunal administratif de Mayotte a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de Mayotte refusant de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à une ressortissante comorienne. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'intensité des liens personnels et familiaux de la requérante à Mayotte, où elle réside depuis l'âge de 8 ans et y a accompli sa scolarité. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de dix jours et a condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.

23 septembre 2024Résumé IA
DécisionINJONCTION

N° TA107-2401667(TA107-2401667)

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de Mayotte refusant de renouveler le titre de séjour « vie privée et familiale » de Mme A, ressortissante comorienne. Le juge a retenu que l’urgence était justifiée par l’intensité des liens personnels et familiaux de l’intéressée à Mayotte, où elle réside depuis 2015 avec ses deux enfants, dont un de nationalité française. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant) étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme A une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler dans un délai de dix jours, et a condamné l’État à lui verser 800 euros au titre des frais de justice.

23 septembre 2024Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA107-2303180(TA107-2303180)

Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus de la préfecture d’instruire sa demande de titre de séjour en tant qu’étranger né en France. Le requérant invoquait sa naissance à Mayotte mais admettait ne pas pouvoir fournir une pièce d’identité avec photographie, exigée par l’annexe 10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a estimé que ces moyens n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et a rejeté la requête sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

23 septembre 2024Résumé IA
OrdonnanceANNULE

N° TA107-2206373(TA107-2206373)

Refus de délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur. Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, constate un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et accessoires (annulation et injonction) de la requête de Mme C, le préfet ayant finalement délivré le document sollicité pendant l'instance. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'Etat est condamné à verser 500 euros à Mme C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

23 septembre 2024Résumé IA
OrdonnanceNON_LIEU

N° TA107-2401777(TA107-2401777)

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté que le préfet de Mayotte avait retiré l'arrêté du 20 septembre 2024 obligeant M. A, ressortissant comorien, à quitter le territoire français sans délai. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête de M. A, qui demandait la suspension de cet arrêté pour atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Le requérant a été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.

23 septembre 2024Résumé IA
DécisionINJONCTION

N° TA107-2401652(TA107-2401652)

Le Tribunal administratif de Mayotte a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 24 juin 2024 refusant un titre de séjour à une ressortissante malgache et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La condition d'urgence a été reconnue en raison de l'intensité des liens personnels et familiaux de l'intéressée à Mayotte, où elle vit avec son époux français. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit au respect de la vie privée et familiale) était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, d'autant qu'une précédente OQTF avait déjà été suspendue pour les mêmes motifs. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de dix jours, et a condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.

23 septembre 2024Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA107-2401225(TA107-2401225)

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de Mayotte de communiquer à Mme A, ressortissante comorienne, une date de rendez-vous sous quinze jours pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait d'une situation d'urgence en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous, malgré de multiples tentatives, et de la précarité de sa situation liée à l'expiration prochaine de son titre. Le juge a retenu que la mesure était utile et ne faisait obstacle à aucune décision administrative, en application des principes régissant l'accès des étrangers aux procédures de délivrance des titres de séjour.

23 septembre 2024Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA107-2401763(TA107-2401763)

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 20 août 2024 refusant un titre de séjour à une ressortissante comorienne et l’obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait l’urgence et des moyens tirés de l’incompétence, de l’erreur manifeste d’appréciation, de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Le juge a estimé qu’aucun de ces moyens n’était, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, et a rejeté la requête sans examiner la condition d’urgence.

23 septembre 2024Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA107-2401776(TA107-2401776)

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que le requérant n'apportait aucun justificatif de l'ancienneté de son séjour, de sa scolarisation ou de ses attaches à Mayotte, et que sa requête, présentée quatorze jours après l'édiction de l'arrêté, ne démontrait pas une atteinte grave et manifestement illégale à ses droits fondamentaux (vie privée et familiale, droit à l'éducation). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, faute de caractère fondé de la demande, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.

21 septembre 2024Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA107-2401751(TA107-2401751)

Tribunal Administratif de Mayotte, ordonnance du 18 septembre 2024. Le juge des référés rejette la demande de M. D, ressortissant congolais, visant à suspendre l’exécution d’une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le requérant invoquait une atteinte grave à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et un risque de traitements inhumains (article 3), en raison de la nécessité de sa présence auprès de son frère vulnérable. Le juge estime que les éléments fournis ne démontrent ni le lien de parenté, ni le caractère indispensable de l’accompagnement, rendant la requête manifestement mal fondée.

21 septembre 2024Résumé IA
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