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Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté préfectoral du 12 mai 2023 ordonnant l'évacuation et la destruction de constructions illicites à Hamouro. Le tribunal a d'abord refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et la désignation d'un avocat, faute d'urgence caractérisée. Sur le fond, il a jugé que l'arrêté était légal, en application de l'article 197 de la loi ELAN, dès lors que les constructions formaient un ensemble homogène d'habitat informel présentant des risques graves pour la salubrité et la sécurité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Cette décision du Tribunal Administratif de Mayotte (3ème chambre) concerne deux requêtes en excès de pouvoir dirigées contre l'arrêté préfectoral n° 2023-SGA-359 du 24 avril 2023 ordonnant l'évacuation et la destruction de constructions illicites à Mbouyoujou (commune de Dzaoudzi-Labattoir). Les requérants contestaient la légalité de cet arrêté en invoquant notamment une insuffisance de motivation, une erreur de qualification juridique des faits au regard de l'article 197 de la loi ELAN, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le préfet de Mayotte soulevait à titre principal une exception de non-lieu à statuer, arguant que le litige avait perdu son objet suite à l'expulsion des requérants. Le tribunal a joint les deux requêtes pour statuer par un seul jugement.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de convoquer M. B..., ressortissant malgache, à un rendez-vous pour l'enregistrement et l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a constaté l'inertie de l'administration face aux démarches de l'intéressé, dont la situation irrégulière compromettait son emploi en CDI, caractérisant une urgence et une mesure utile. Le juge a ordonné que ce rendez-vous ait lieu au plus tard le 30 janvier 2026, avec remise d'un récépissé valant autorisation provisoire de séjour et de travail. Cette décision s'appuie sur les principes généraux du droit au séjour et les dispositions du CESEDA.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 20 janvier 2026 par lequel le préfet de Mayotte obligeait M. A... C..., ressortissant comorien, à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa vie commune établie avec sa compagne française et leur enfant français. La condition d'urgence a été reconnue du fait du caractère exécutoire de la mesure d'éloignement.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral du 16 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante, ressortissante malgache, invoquait une atteinte grave à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et un risque de traitement inhumain (article 3). Le juge a estimé que, faute pour l'intéressée d'avoir produit des éléments probants à l'appui de ses allégations, la demande était manifestement infondée et ne justifiait pas d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen de l'urgence, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé la décision implicite du préfet rejetant la demande d'acquisition de M. A... concernant la parcelle AY 415 située sur le domaine public maritime à Koungou. Le tribunal a constaté que le préfet, malgré une mise en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense et est donc réputé avoir acquiescé aux faits. Il a jugé que le motif de refus fondé sur l'exposition à des aléas naturels (inondation, submersion marine, recul du trait de côte) n'est pas au nombre des conditions de cession prévues par l'article L. 5114-7 du code général de la propriété des personnes publiques. En l'absence de tout sinistre en plus de 30 ans d'occupation et de menace grave pour les vies humaines, la décision est entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation.
Cette décision du Tribunal Administratif de Mayotte (3ème chambre) annule l'arrêté du 19 décembre 2022 par lequel le maire de Ouangani avait mis en demeure Mme A... B... d'interrompre des travaux de construction d'une maison individuelle. Le tribunal a retenu deux motifs d'annulation : d'une part, l'absence de production du procès-verbal d'infraction du 21 novembre 2022, pourtant mentionné dans l'arrêté, ce qui constitue un vice de procédure privant la requérante d'une garantie ; d'autre part, l'insuffisance de motivation de l'arrêté, qui se borne à viser de manière imprécise les articles L. 480-4 et R. 421-1 du code de l'urbanisme sans identifier clairement les infractions reprochées. La solution est fondée sur les articles L. 480-2 du code de l'urbanisme et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Mayotte a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un avis de vacance d’un poste de responsable. Le requérant s’est désisté de sa requête après que l’administration a retiré l’avis contesté. Par une ordonnance du 21 janvier 2026, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du 8 février 2023 par lequel le maire de Koungou a retiré son permis de construire tacite. Le tribunal a jugé que le projet, situé en zone Uzpg-a du plan local d'urbanisme, n'était pas autorisé car il ne s'agissait pas d'un logement social, d'un équipement ou d'une activité économique, ni d'une extension limitée à 30% d'une construction existante. La solution s'appuie sur le règlement du PLU de la commune et le code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 avril 2023 ordonnant l’évacuation et la destruction de constructions illicites à Barakani (Koungou). Les requérants contestaient la légalité de l’arrêté, notamment pour défaut de notification, absence de diagnostic social et de proposition de relogement, et erreur de qualification juridique des faits. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, jugeant que l’exécution de l’arrêté ne privait pas le recours de son objet. Sur le fond, il a annulé l’arrêté en se fondant sur les dispositions de l’article 197 de la loi ELAN, constatant que les conditions légales (notamment la démonstration d’un risque grave pour la salubrité ou la sécurité publiques) n’étaient pas remplies.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de convoquer Mme A..., ressortissante malgache, à un rendez-vous avant le 30 janvier 2026 pour enregistrer sa demande de titre de séjour et lui remettre une autorisation provisoire de séjour. La requérante justifiait d'une situation d'urgence en raison de ses attaches familiales à Mayotte (pacsée avec un Français) et du dysfonctionnement persistant du téléservice préfectoral, qui l'empêchait d'obtenir un rendez-vous depuis près d'un an. L'État a été condamné à lui verser 800 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de convoquer Mme A..., ressortissante comorienne et parent d'un enfant français, pour enregistrer sa demande de titre de séjour et lui délivrer un récépissé. La requête portait sur l'inertie de l'administration depuis le dépôt de la pré-demande en octobre 2024, situation jugée urgente car empêchant l'intéressée de travailler pour subvenir aux besoins de son enfant. Le juge a ordonné un rendez-vous au plus tard le 30 janvier 2026, sans assortir l'injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions du CESEDA et les principes généraux du droit au séjour des étrangers.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de convoquer Mme A..., ressortissante comorienne, à un rendez-vous avant le 30 janvier 2026 pour enregistrer sa demande de titre de séjour et lui remettre une autorisation provisoire de séjour. La requérante justifiait de l’urgence en raison de ses attaches familiales à Mayotte et du risque d’éloignement, ainsi que de l’utilité de la mesure face au dysfonctionnement persistant du téléservice de la préfecture. L’État a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par Mme B... d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 24 avril 2023 ordonnant l'évacuation et la destruction de constructions illicites à Mbouyoujou. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur de qualification juridique des faits au regard de l'article 197 de la loi ELAN, et une méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, jugeant que l'exécution complète de l'arrêté ne prive pas d'objet le recours. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur les conditions de l'aide juridictionnelle provisoire et la recevabilité du recours.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de convoquer Mme A..., ressortissante malgache, à un rendez-vous avant le 30 janvier 2026 pour enregistrer sa demande de titre de séjour et lui remettre une autorisation provisoire de séjour. La requérante justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure face au dysfonctionnement persistant du téléservice préfectoral, qui l'empêchait d'obtenir un rendez-vous depuis près d'un an. Le tribunal a également condamné l'État à verser 500 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de convoquer Mme A... pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut (d’étudiante à salariée). La requérante justifiait d’une situation d’urgence, car son titre expirait le 3 janvier 2026 et elle devait poursuivre son activité d’enseignante à temps plein. Le tribunal a constaté un dysfonctionnement du service public face à l’inertie de l’administration, malgré les démarches de l’intéressée depuis novembre 2025. La solution retenue ordonne un rendez-vous avant le 30 janvier 2026, avec délivrance d’une autorisation provisoire de séjour et de travail, sans astreinte.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à l'encontre de M. B..., ressortissant comorien, dès lors que le préfet avait retiré cet arrêté le 20 janvier 2026. Le juge a toutefois enjoint au préfet de délivrer à M. B... une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, dans un délai de huit jours, pour la durée nécessaire à l'examen de sa situation. Cette décision s'inscrit dans le cadre de la protection du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant comorien éloigné vers les Comores le 17 janvier 2026. Le requérant demandait l’organisation de son retour en France et la suspension de l’interdiction de retour, invoquant une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme). Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le préfet était en droit de procéder à l’éloignement après un refus de séjour non contesté. La requête a été intégralement rejetée.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au préfet de Mayotte de statuer sur sa demande de visa "études élève non boursier". Le juge a estimé que la condition d'utilité n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, de démarches répétées infructueuses ou d'une carence de l'administration. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai assortie d’une interdiction de retour d’un an, prise par le préfet à l’encontre d’un ressortissant congolais. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas justifié de l’absence d’attaches familiales dans son pays d’origine et ayant tardé à régulariser sa situation administrative. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.