12 873 décisions disponibles — page 97/644
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi de plusieurs requêtes visant à annuler l’arrêté préfectoral du 2 décembre 2022 ordonnant l’évacuation et la destruction de constructions illicites au lieu-dit Majicavo Koropa Talus II, sur la commune de Koungou. Les requérants invoquaient notamment un défaut de motivation, des vices de procédure (absence d’affichage, de notification et de proposition de relogement), une erreur de droit quant à la notion d’ensemble homogène, ainsi qu’une méconnaissance des articles 8 de la CESDH et 3-1 de la CIDE. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant que l’arrêté était suffisamment motivé, que la procédure avait été régulière et que les risques justifiant la mesure étaient établis. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation relatives aux constructions illicites et aux mesures de police administrative.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant comorien, qui contestait le refus du préfet de Mayotte de lui délivrer un titre de séjour "étudiant". Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation dans l'application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Bien que le requérant justifiât d'un parcours scolaire et d'une admission à l'université, il ne démontrait pas disposer de moyens d'existence suffisants pour poursuivre ses études en métropole. La décision préfectorale a donc été confirmée.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise à l'encontre de M. A..., ressortissant comorien. Cette mesure avait été retirée par le préfet de Mayotte le 17 octobre 2025, rendant sans objet les conclusions principales du requérant. Le juge a néanmoins admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et rejeté le surplus des conclusions, notamment les demandes d'injonction.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... demandant la suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et de l'interdiction de retour d'un an prise à son encontre par le préfet de Mayotte. Le juge a considéré que, malgré l'urgence établie, la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette appréciation a été motivée par la gravité des faits de violence et de séquestration pour lesquels l'intéressé a été condamné, ainsi que par son absence de démarche pour régulariser sa situation malgré un précédent retrait d'OQTF.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C..., ressortissant comorien, visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte. Le juge a reconnu l'urgence liée à l'éloignement imminent, mais a estimé que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas établie, les éléments de scolarité fournis étant jugés peu probants. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux conclusions de suspension ou d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral du 7 juin 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute pour la requérante de démontrer une contribution effective à l'entretien ou à l'éducation de ses enfants. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de méconnaissance de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence d'éléments probants sur la présence régulière de ses enfants en France.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... pour suspendre l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Le juge a reconnu l'urgence, la requérante étant susceptible d'être éloignée à tout moment. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la condition d'urgence et la méconnaissance alléguée des stipulations de la CIDE et de la CEDH.
Le Tribunal administratif de Mayotte annule l'arrêté du 23 février 2023 par lequel le préfet de Mayotte a refusé d'admettre au séjour M. A..., ressortissant comorien, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A. justifiait contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses trois enfants français. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. A. un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant comorien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de Mayotte refusant de l'admettre au séjour. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation et une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour vie privée et familiale. Le tribunal a jugé que M. A... ne démontrait pas la continuité de son séjour à Mayotte, l'intensité de ses liens familiaux, ni une insertion suffisante, et a souligné qu'il n'avait pas exécuté une précédente obligation de quitter le territoire. En conséquence, la décision préfectorale n'a pas été considérée comme une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de séjour du préfet de Mayotte du 22 mai 2023. La requérante, ressortissante comorienne, invoquait une insuffisance de motivation et une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH, article 3-1 de la CIDE, et article L. 423-23 du CESEDA). Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que, faute de justifier de son arrivée en 2017, de sa contribution à l'éducation de son enfant ou de liens familiaux stables à Mayotte, le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du 15 mai 2023 du préfet de Mayotte lui refusant un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été jugée irrecevable car elle portait atteinte à l'autorité de la chose jugée attachée au jugement du 29 avril 2025, qui avait déjà annulé le même arrêté.
Le Tribunal Administratif de Mayotte annule l'arrêté du 15 juillet 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait obligé M. A., ressortissant comorien, à quitter le territoire français sans délai et prononcé une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal retient que M. A. justifie résider habituellement en France depuis l’âge de 6 ans, ce qui le place sous la protection de l’article L. 611-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, interdisant son éloignement. Le préfet, n’ayant pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits. En conséquence, l’annulation de l’obligation de quitter le territoire français entraîne celle de l’interdiction de retour.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme D... A... visant à annuler l'arrêté du 23 novembre 2018 du préfet de Mayotte lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et une méconnaissance des articles relatifs à la vie privée et familiale (ancien article L. 313-11, 7° du CESEDA et article 8 de la CEDH). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office un autre fondement juridique. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 mars 2021 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 313-11, 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (ancien), relatif à la vie privée et familiale. Le tribunal a jugé que les pièces produites, principalement postérieures à la décision, ne démontraient pas une atteinte disproportionnée à ce droit à la date de l'arrêté. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, contre l'arrêté préfectoral du 15 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une erreur d'appréciation au regard de sa durée de séjour, de sa scolarité et de ses attaches familiales. Le tribunal a estimé que les éléments produits ne démontraient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 mai 2023 refusant son admission au séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car tardive : l'arrêté, notifié par lettre recommandée présentée le 19 mai 2023 et retournée avec la mention "pli avisé et non réclamé", a été considéré comme régulièrement notifié à cette date, et la requête enregistrée le 13 novembre 2023 dépassait le délai de recours de deux mois. Le tribunal a appliqué les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 25 juillet 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait refusé d'admettre au séjour Mme A..., ressortissante comorienne, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la fraude invoquée par le préfet à l'encontre de la reconnaissance de paternité des enfants français de la requérante n'était pas caractérisée, et que l'administration ne pouvait donc écarter cet acte de droit privé. En conséquence, l'arrêté a été annulé pour méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au titre de séjour pour parent d'enfant français.
Le Tribunal administratif de Mayotte, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 1800553 du 10 juin 2021, a constaté que ce jugement avait fait l’objet d’un appel, rejeté par la cour administrative d’appel de Bordeaux le 12 octobre 2023. En application de l’article R. 921-2 du code de justice administrative, la juridiction d’appel est seule compétente pour connaître des mesures d’exécution d’un jugement frappé d’appel, même après rejet de celui-ci. Par conséquent, le tribunal a transmis le dossier de la demande d’exécution à la cour administrative d’appel de Bordeaux, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté que le préfet de Mayotte avait retiré l'arrêté du 15 octobre 2025 obligeant Mme A..., ressortissante comorienne, à quitter le territoire français sans délai. En conséquence, les conclusions de la requérante tendant à la suspension de cet arrêté sont devenues sans objet. Le juge a également rejeté la demande d'injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, faute d'urgence, Mme A... n'étant plus menacée d'éloignement. L'État a été condamné à verser 800 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Mayotte annule l'arrêté du préfet de Mayotte du 15 juin 2023 refusant un titre de séjour à Mme A..., ressortissante malgache. La requérante, mère d'un enfant français né en 2022, justifiait contribuer à son entretien et éducation, remplissant les conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits, et la décision est annulée pour méconnaissance de ces dispositions.