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Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande de M. A... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une urgence particulière justifiant une intervention dans un délai très bref, notamment concernant l'impossibilité de subvenir à ses besoins ou de bénéficier de soins médicaux. La condition d'urgence exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est donc pas remplie.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), a relevé d'office une question d'incompétence. Considérant que l'étranger, initialement détenu lors de l'introduction de sa requête, était libéré au moment du jugement, la juridiction estime que la procédure applicable n'est plus celle à juge unique prévue par les articles L. 614-3 et L. 921-1 et suivants du CESEDA. En conséquence, elle renvoie l'affaire à une formation collégiale du tribunal pour qu'elle soit jugée selon la procédure de droit commun.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la demande de suspension d'un transfert d'unité au sein d'un EHPAD. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le transfert étant interne et préparé, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'est caractérisé. La juridiction applique les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'une aide individuelle à la formation (AIF) pour une formation d'auxiliaire de puériculture. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse comme étant manifestement irrecevable. **Textes appliqués** : L'irrecevabilité est fondée sur le non-respect de la médiation préalable obligatoire, requise par les articles L. 213-11 et R. 213-12 du code de justice administrative, ainsi que par les articles R. 5312-47 et R. 5312-48 du code du travail pour ce type de litige. La demande de médiation, formulée le 26 novembre 2024, était tardive par rapport au délai de deux mois suivant la notification de la décision attaquée du 22 août 2024.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... qui contestait le rejet implicite de son recours gracieux contre trois retraits de points. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car le requérant ne prouve pas l'existence des décisions de retrait qu'il attaque, le relevé d'information intégral (R2I) produit par le ministre n'en faisant pas mention. Cette ordonnance est rendue en application de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet de la recevoir pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge constate qu'un délai de quatre mois s'est écoulé depuis le dépôt de sa demande initiale sur la plateforme ANEF, faisant ainsi naître une décision implicite de rejet en vertu des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite et ne peut être ordonnée.
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision préfectorale de suspension du permis de conduire pour six mois. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant, en commettant un excès de vitesse important (134 km/h dans une zone limitée à 90 km/h), s'est lui-même placé dans la situation qui justifie la mesure administrative, ce qui prive sa demande du caractère d'urgence nécessaire. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de la suspension en référé : urgence et doute sérieux sur la légalité).
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d’injonction de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la demande initiale de l’étranger a été clôturée (rejetée) par l’administration, et qu’une nouvelle demande, restée sans réponse, a donné lieu à une décision implicite de rejet au terme du délai légal de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. La mesure sollicétée n’est donc pas justifiée.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande des parents visant à enjoindre au recteur de l'académie de Créteil d'affecter un AESH individualisé à temps plein à leur enfant. Le juge a considéré que, malgré une décision de la CDAPH préconisant un tel accompagnement, les circonstances ne caractérisaient pas l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'éducation relatives au droit à l'éducation et à la scolarisation des élèves en situation de handicap.
**Sujet principal** : Désistement d'office d'une requête en référé visant à obtenir une provision au titre d'un trop-perçu de taxe d'aménagement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement d'office de la requête, la société requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, relatifs à la procédure de désistement et à la confirmation du maintien des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête d'un praticien hospitalier demandant des injonctions pour rétablir son accès aux outils informatiques et son inscription dans les organigrammes du CHU Henri Mondor. Le juge estime que les mesures sollicitées feraient obstacle à l'exécution d'une décision administrative de 2020 réaffectant le requérant à d'autres missions, et qu'elles ne présentent pas le caractère d'utilité requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La juridiction considère que la privation d'accès, intervenant dans le cadre d'une redéfinition de ses fonctions, ne constitue pas une situation justifiant une mesure d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à convertir un arrêté préfectoral de restriction de conduite. Le juge estime que l’urgence et l’utilité de la mesure ne sont pas établies, notamment en raison de l’absence d’exécution d’une composition pénale parallèle. La demande de communication de l’arrêté est devenue sans objet, celui-ci ayant été produit en défense. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que sur les articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus d'habilitation d'accès aux zones de sûreté aéroportuaire opposé à un pilote. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision préfectorale, fondée sur des considérations de sécurité, et que la condition d'urgence n'est pas caractérisée en l'absence de procédure de licenciement engagée. La décision s'appuie sur les dispositions du code des transports et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement d'une carte de résident. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, le requérant ayant obtenu une nouvelle autorisation provisoire de séjour après l'introduction de sa requête. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision d'opposition du maire du Kremlin-Bicêtre à un projet de rénovation d'antenne relais. Le juge estime que la société requérante, On Tower France, n'apporte pas la preuve d'une urgence suffisante justifiant la suspension, notamment au regard de la couverture existante du territoire. La décision municipale, fondée sur les articles R. 111-2 et R. 111-26 du code de l'urbanisme ainsi que sur l'article 5 de la Charte de l'environnement, n'est donc pas suspendue dans l'attente du jugement au fond.
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté visant à obtenir l'avancement d'un rendez-vous pour le renouvellement d'un titre de séjour ou la délivrance d'un document provisoire. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il estime que la demande, qui concerne l'obtention d'un nouveau type de titre de séjour (certificat de résidence "commerçant" au lieu de "visiteur-profession libérale"), constitue une première demande et non un simple renouvellement. Par conséquent, la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, d'autant que l'administration a déjà convoqué la requérante. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté) et les dispositions de l'accord franco-algérien régissant les certificats de résidence.
Le Tribunal Administratif de Melun rejette la demande de suspension du préfet de Seine-et-Marne visant deux délibérations municipales de Choisy-en-Brie portant sur l'exercice d'un droit de préemption. Le juge des référés estime que le moyen tiré de l'incompétence du conseil municipal est infondé, la délégation du droit de préemption à la commune étant établie. Concernant la participation d'une conseillère municipale apparentée au vendeur, le tribunal considère que cela ne suffit pas, en l'état, à créer un doute sérieux sur la légalité des actes au sens de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de rejet d'un contrat jeune majeur. Le juge a estimé que le requérant, un jeune majeur anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, n'établissait pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, condition nécessaire pour ordonner la suspension en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles régissant l'accès au contrat jeune majeur.
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet d'une demande de contrat jeune majeur par le département de Seine-et-Marne. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, malgré la situation précaire du requérant, car il avait bénéficié d'un hébergement jusqu'à la fin décembre et que son contrat d'apprentissage était terminé. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions de l'urgence et du doute sérieux.
**Sujet principal** : Demande de provision en référé par une société pour le remboursement d'acomptes provisionnels d'impôt sur les sociétés excédentaires. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : La juridiction rejette la fin de non-recevoir opposée par l'administration, considérant que la demande de restitution relève d'une contestation du recouvrement (et non de l'assiette), pour laquelle une réclamation préalable n'est pas une condition de recevabilité devant le juge des référés. **Textes appliqués** : Article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions de la provision), articles 1668 du CGI et 360 de l'annexe III au CGI (régime de l'impôt sur les sociétés et du relevé de solde), et articles L. 190, L. 281 et R. 281-1 du livre des procédures fiscales (distinction entre contestation de l'assiette et contestation du recouvrement).