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Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante malgache, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne d'instruire et de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la requérante attendant une réponse depuis trente mois, et que l'absence de décision de l'administration, constitutive d'une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne révèle pas, en l'espèce, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour défaut d'urgence et de mérite.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par deux ressortissants angolais, dont l'un est en fauteuil roulant, afin d'obtenir un rendez-vous auprès de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour déposer une nouvelle demande d'asile et bénéficier des conditions matérielles d'accueil. Les requérants, qui avaient perdu le bénéfice de ces conditions après avoir été placés en procédure "Dublin" puis en fuite, soutenaient que leur situation de rue portait une atteinte grave et manifestement illégale à leur droit d'asile. Le juge des référés a rejeté leurs requêtes, considérant que les moyens n'étaient pas fondés dès lors que les intéressés n'avaient pas redéposé de demande d'asile à l'expiration de leur période de transfert. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.