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Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D C, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 23 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la notification, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'atteinte à sa vie privée et familiale. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant s'étant vu définitivement refuser l'asile, et que les conditions de refus de délai de départ volontaire et d'interdiction de retour étaient remplies. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite par laquelle le directeur académique des services de l'éducation nationale du Val-de-Marne a refusé d'exécuter la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du 16 avril 2024. Cette décision de la CDAPH attribuait à l'enfant A, atteint de troubles autistiques, une aide humaine individuelle pour la totalité du temps scolaire du 1er septembre 2024 au 31 août 2028. Le tribunal juge que ce refus méconnaît les articles L. 112-1 et L. 351-3 du code de l'éducation, qui imposent à l'État de mettre en œuvre les moyens nécessaires à la scolarisation des enfants handicapés. Il enjoint à l'administration d'affecter un accompagnant dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était confronté à une demande de suspension de la décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour "salarié" présentée par un ressortissant tunisien. En cours d'instance, le préfet du Val-de-Marne a informé le tribunal de la mise en fabrication d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2028. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension, la décision contestée ayant été implicitement retirée par la délivrance du titre sollicité.
Le tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur la demande du préfet de Seine-et-Marne, ordonne l'expulsion sans délai de Mme B, ressortissante géorgienne, du centre d'hébergement d'urgence de Roissy-en-Brie. La requête est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge constate que la demande d'asile de Mme B a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 7 mars 2025, mettant fin à son droit au maintien sur le territoire et à son hébergement. Face à l'occupation sans titre et à l'urgence liée à la saturation des centres d'hébergement, la mesure d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse. Le tribunal autorise le recours à la force publique et l'évacuation des biens meubles aux frais et risques de l'intéressée.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 30 juin 2025 refusant l'affectation de son fils en classe de seconde au lycée François Couperin de Fontainebleau. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'administration avait finalement affecté l'élève au lycée François Ier de Fontainebleau avant la rentrée, ce qui faisait disparaître l'urgence invoquée. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision initiale.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante brésilienne, afin d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui remettre un titre de séjour dont l'attestation de décision favorable lui avait été délivrée onze mois plus tôt. En cours d'instance, le préfet a édité le titre de séjour, valable jusqu'au 14 juillet 2025, soit après son expiration. Le juge des référés constate que la mesure sollicitée est devenue sans objet, mais relève le délai anormalement long de fabrication du titre, qui a privé la requérante de la possibilité d'en bénéficier effectivement. La solution retenue est le rejet de la requête, la demande étant devenue sans objet.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme D contestant la décision du recteur de l'académie de Créteil du 26 juin 2025 affectant leur fille B au lycée François Couperin de Fontainebleau, et non au lycée international François Premier où son frère est scolarisé. Les requérants invoquaient une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a constaté que la capacité d'accueil du lycée international était limitée et que B, avec 3 892 points, n'atteignait pas le seuil d'admission (4 793 points). Seules trois dérogations avaient été accordées pour des motifs médicaux ou sociaux, ne permettant pas de retenir leur demande. La décision a été fondée sur l'article D. 211-11 du code de l'éducation, régissant l'affectation des élèves et les dérogations à la carte scolaire.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Moussy-Le-Neuf fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune signalait un affaissement des poutres et un risque d'effondrement d'une propriété menaçant la sécurité publique. Le juge a désigné un expert pour examiner le bâtiment, dresser un constat des désordres, déterminer l'existence d'un danger (notamment imminent) et proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'inscrit dans la procédure de référé constat prévue aux articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par la commune de Villeneuve-Saint-Georges sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune demandait la désignation d’un expert pour examiner un immeuble situé au 43 ter rue de Crosne, présentant des désordres structurels menaçant la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande et a désigné un expert chargé de constater l’état du bâtiment, d’évaluer l’existence d’un danger éventuellement imminent, et de proposer des mesures pour y remédier. Cette décision s’appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article L. 5211-9-2 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B A d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de regroupement familial par la préfète du Val-de-Marne. Par un mémoire enregistré le 12 juillet 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 11 septembre 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Smart Conciergerie, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation à laquelle elle était assujettie pour un logement à Fontainebleau. La société n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de l'administration fiscale sur sa réclamation préalable ou la preuve du dépôt de celle-ci, comme l'exigent les articles R. 412-1 du code de justice administrative et R. 190-1 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 3 septembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a jugé que l'exception d'illégalité soulevée contre l'obligation de quitter le territoire français du 8 octobre 2024 était irrecevable, cette décision étant devenue définitive. Il a également estimé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et ne reposait pas sur une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la soustraction de M. A à l'exécution de la mesure d'éloignement et de l'absence d'attaches personnelles et familiales stables en France. La solution retenue se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de renouveler son titre de séjour. Par un mémoire enregistré le 18 août 2025, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 12 septembre 2025. La solution retenue est donc un désistement d’instance, sans examen au fond du litige.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C contestant la décision du recteur de l'académie de Créteil de maintenir son fils en CM2 plutôt que de l'affecter en 6ème. La requérante soutenait que l'imposition d'un test de positionnement pour les élèves instruits en famille était illégale et que la décision méconnaissait l'intérêt supérieur de son enfant, atteint d'un trouble neurodéveloppemental. Le tribunal a jugé que ce test, institué par une décision de la directrice académique, ne méconnaissait pas le principe d'égalité et que l'absence d'aménagement spécifique lors du test n'était pas établie comme une erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur le code de l'éducation et la convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par des parents résidant à Créteil, demandant l'annulation du refus du maire de Maisons-Alfort d'inscrire leur fille à titre dérogatoire à l'école Jules Ferry pour l'année 2025-2026. Les requérants invoquaient notamment un vice de procédure (absence de consultation d'une commission de dérogation), l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 131-5 et L. 212-8 du code de l'éducation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la requête en excès de pouvoir.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur la demande du préfet de Seine-et-Marne, a ordonné l'expulsion de M. B, ressortissant afghan, du centre d'hébergement d'Ozoir-la-Ferrière. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-14, L. 551-12 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a constaté que M. B, ayant obtenu une protection internationale et une proposition de logement, était sans titre pour occuper le lieu, et que son maintien faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité. L'ordonnance autorise le recours à la force publique pour l'évacuation et le débarras des biens aux frais et risques de l'intéressé.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par les parents d'un enfant autiste scolarisé en CE2, se voyant attribuer une aide humaine individuelle par la CDAPH du Val-de-Marne pour la période 2024-2027. Les requérants demandaient l'annulation du refus implicite du directeur académique d'exécuter cette décision. Le tribunal a fait droit à leur demande, annulant la décision implicite de rejet et enjoignant au directeur académique de procéder à l'affectation d'un accompagnant dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Cette solution est fondée sur les articles L. 111-1, L. 112-1 et L. 351-3 du code de l'éducation, qui garantissent le droit à l'éducation et la mise en œuvre des moyens nécessaires à la scolarisation des enfants handicapés.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du préfet de Seine-et-Marne du 22 mai 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de Mme B, ressortissante sénégalaise. Le juge constate que la requête en annulation de cette décision, introduite le 12 août 2025, est irrecevable car tardive, le délai de recours d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ayant commencé à courir à compter de la notification de la décision le 5 juin 2025. En conséquence, la demande de suspension est rejetée comme non fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Refus de renouvellement de titre de séjour. Tribunal administratif de Melun. Rejet de la requête de M. A, le juge constatant qu'il n'y a plus à statuer que sur les frais de justice. Application des articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 761-1 du même code et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. B d'une demande visant à faire exécuter une ordonnance du 1er août 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte, mesure restée selon lui sans effet. Le tribunal a rejeté la demande de liquidation de l'astreinte et de nouvelle injonction, estimant que le préfet justifiait avoir édité le document le 11 août 2025 et l'avoir transmis aux autorités compétentes pour remise à l'intéressé, démontrant ainsi une exécution suffisante de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.