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Le Tribunal Administratif de Melun a annulé les trois décisions du préfet de Seine-et-Marne du 12 mars 2024 (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination). Le tribunal a retenu un moyen d'office, constatant que le préfet ne justifiait pas de l'existence d'une délégation de signature pour la décision fixant le pays d'éloignement, ce qui entachait cet acte d'incompétence. Cette irrégularité, affectant une décision intimement liée aux deux autres, a entraîné l'annulation de l'ensemble de la procédure.
**Sujet principal** : Recours contre un refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision implicite de rejet. Il constate que l'administration n'a pas communiqué les motifs de son refus à la requérante dans le délai d'un mois suivant sa demande, ce qui, en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, entache la décision d'illégalité. **Textes appliqués** : Les articles L. 232-4 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. D... C... F... visant à annuler le refus de regroupement familial pour ses deux enfants. La juridiction a jugé que le refus de la préfète du Val-de-Marne, fondé sur l'insuffisance de la surface du logement (59 m² au lieu des 62 m² requis pour six personnes) et le défaut de conformité des actes d'état-civil, était légal. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 434-7 et R. 434-5) et a écarté les griefs tirés de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la décision explicite du préfet du Val-de-Marne en date du 30 mai 2025, qui s'est substituée à la notification initiale, était suffisamment motivée et conforme aux exigences procédurales. La juridiction a appliqué les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant tunisien, visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction a jugé que les arrêtés préfectoraux du 27 avril 2025 étaient légaux, notamment car ils étaient fondés sur l'entrée et le séjour irréguliers du requérant et qu'une précédente mesure d'éloignement avait été éludée. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier ses articles L. 611-1 et L. 613-1, et a estimé que les moyens soulevés, comme le vice d'incompétence ou le défaut de motivation, étaient infondés.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de la société Elite Concept visant à annuler une décision de l'OFII et les titres de perception associés. Le tribunal a jugé que la mise à charge d'une contribution spéciale pour emploi d'étrangers sans titre était légale, notamment après application de la loi plus favorable du 26 janvier 2024. Les textes appliqués sont principalement l'article L. 8253-1 du code du travail et l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
**Sujet principal** : Recours en annulation contre une décision de l'OFII imposant à un employeur des contributions pour emploi d'étrangers sans titre de travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal a annulé la décision attaquée. Il a jugé que la contribution forfaitaire pour frais de réacheminement (prévue par l'article L. 822-2 du CESEDA) ne pouvait plus être appliquée, cette disposition ayant été abrogée par une loi postérieure plus favorable. Concernant la contribution spéciale de l'article L. 8253-1 du code du travail, le tribunal a substitué le nouveau régime légal, plus clément, et a renvoyé l'affaire à l'OFII pour un nouveau calcul du montant. **Textes appliqués** : Articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dans leurs versions issues de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 (application de la loi pénale plus douce).
La société Elite Concept contestait devant le Tribunal Administratif de Melun la mise à sa charge par l'OFII d'une contribution spéciale et d'une contribution forfaitaire pour emploi d'étrangers sans titre. Le tribunal a rejeté sa requête, confirmant la compétence de l'OFII et la régularité de la procédure. Les textes appliqués étaient principalement les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes de la société Docteur A..., de la société Make Me Smile et de Mme E... C... et M. F... D... visant à engager la responsabilité de la commune d'Alfortville pour carence fautive dans l'exercice de ses pouvoirs de police des édifices menaçant ruine. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas commis de faute caractérisée, considérant que les mesures de surveillance et les injonctions adressées au propriétaire de l'immeuble étaient suffisantes, et que l'arrêté de mise en sécurité de 2022 était une mesure de police justifiée par l'état de l'immeuble. Les demandes de dommages-intérêts et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour sollicité par un ressortissant malien. Le juge a retenu l'illégalité de cette décision en raison de l'absence de communication des motifs du refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, comme l'exige le code des relations entre le public et l'administration. Les textes principaux appliqués sont les articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 de ce code, ainsi que les articles R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté préfectoral du 6 février 2024 refusant un titre de séjour à la requérante et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle et familiale, au regard notamment des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a en conséquence enjoint à l'administration de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de carte de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, le défaut d'examen, la méconnaissance de l'article L. 423-5 du CESEDA (inapplicable en l'espèce) et l'erreur manifeste d'appréciation. La demande d'injonction, d'astreinte et de condamnation aux dépens a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet opposée par la préfète du Val-de-Marne à la demande de carte de séjour "vie privée et familiale" d'une ressortissante ivoirienne. Le tribunal a jugé que ce refus, au regard de la durée de séjour de la requérante, de son PACS et de la naissance de trois enfants en France, portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a en conséquence enjoint à l'administration de délivrer la carte de séjour sollicitée.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes visant à annuler la décision implicite de rejet d'une demande de retrait d'un permis de construire et de sa prorogation, délivrés à Fontenay-sous-Bois. Le tribunal a jugé les requêtes irrecevables, considérant que les requérants n'avaient pas d'intérêt à agir pour demander le retrait d'un permis régulièrement délivré et dont les travaux étaient achevés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande de carte de séjour "vie privée et familiale" de M. B... La juridiction a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation familiale stable et des besoins d'assistance de l'épouse du requérant. Les conclusions aux fins d'injonction ont été écartées, M. B... ayant déjà obtenu un titre de séjour postérieurement à son recours.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation de son pays d'éloignement. Le tribunal a jugé que les décisions du préfet de police de Paris du 5 février 2025 étaient régulières, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire, la motivation suffisante et l'examen de la situation personnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'article L. 613-1, et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... B..., un ressortissant malien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 6 mars 2025 refusant un titre de séjour pour raison de santé et ordonnant son éloignement. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, fondée sur l'avis médical de l'OFII et un examen approprié de la situation personnelle de l'intéressé au regard des articles L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH. En conséquence, les obligations de quitter le territoire et de fixer un pays de destination ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant ivoirien demandant une injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous ou un document provisoire relatif à son titre de séjour. Le juge constate que la convocation sollicitée a été délivrée postérieurement à l'introduction de la requête. Par conséquent, il estime que la demande est devenue sans objet et prononce une décision de non-lieu à statuer, sans examiner le fond, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien demandant une injonction sous astreinte pour déposer son renouvellement de carte de résident. Le juge a constaté que la demande était devenue sans objet, l'administration ayant levé l'obstacle informatique qui empêchait l'utilisation du téléservice ANEF avant le jugement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative et l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a examiné une requête visant à enjoindre au préfet de renouveler une attestation de prolongation d'instruction pour un titre de séjour. La juridiction a constaté qu'une nouvelle attestation avait été délivrée à la requérante postérieurement à l'introduction de son recours, rendant sa demande d'injonction sans objet. En conséquence, le juge a prononcé l'absence de lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.