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Le Tribunal Administratif de Melun a examiné un recours pour excès de pouvoir contre une sanction disciplinaire. L'affaire concernait l'annulation d'une exclusion temporaire de fonctions infligée à un agent hospitalier. Le tribunal a annulé la décision, considérant qu'elle était entachée d'un défaut de motivation, car les motifs n'étaient pas énoncés dans la décision elle-même ni annexés à sa notification, en violation des articles L. 532-5 du code général de la fonction publique et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de l'association Générations futures, qui demandait l'annulation d'un avis de l'ANSES classant un métabolite du S-métolachlore comme "non pertinent" pour les eaux destinées à la consommation humaine. Le tribunal a jugé que l'avis de l'ANSES, émis dans le cadre de sa mission d'expertise scientifique, ne constituait pas une décision faisant grief et était donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du principe de précaution (article 5 de la Charte de l'environnement) et l'absence de participation du public (article L. 123-19-1 du code de l'environnement), n'étaient pas fondés.
**Sujet principal** : Demande en responsabilité d'un EHPAD pour des informations erronées sur les droits à la retraite, entraînant un départ anticipé et un préjudice financier. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de l'agent, considérant que l'EHPAD n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. L'agent, en tant que fonctionnaire, avait la charge de vérifier ses propres droits à pension auprès de la Caisse nationale de retraite (CNRACL). **Textes appliqués** : Code des pensions civiles et militaires de retraite, décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003, et code de justice administrative (notamment l'article L. 761-1 concernant les frais irrépétibles).
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de reconnaissance de l'imputabilité au service d'une dépression contractée par une fonctionnaire hospitalière. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (9ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requérante n'apporte pas la preuve que sa maladie, non inscrite aux tableaux de maladies professionnelles, est *essentiellement et directement causée* par l'exercice de ses fonctions, comme l'exige l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique. **Textes appliqués** : L'article L. 822-20 du code général de la fonction publique, qui fixe le régime de preuve pour la reconnaissance de l'imputabilité au service d'une maladie.
La requérante, agent hospitalier, demandait l'annulation du rejet de sa demande indemnitaire et la réparation de préjudices liés à un accident de service et à des maladies professionnelles. Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, a rejeté sa requête. Il a jugé que les régimes légaux (loi du 9 janvier 1986 et décret du 26 décembre 2003) prévoyaient une réparation forfaitaire pour ce type de préjudice, excluant ainsi une indemnisation complémentaire sur le fondement de la responsabilité.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour pour une ressortissante kosovare. Le juge a estimé que le refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de son ancienneté de séjour, de son mariage avec un résident régulier et de la naissance de ses deux enfants en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à la requérante un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le droit de l'intéressé à présenter ses observations, garanti par le droit de l'Union européenne, n'avait pas été méconné dans ce cas. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus de renouvellement de sa carte de résident. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, notamment au regard de la détention par le requérant d'une autorisation provisoire de séjour. La décision applique principalement les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête d'un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de statuer sur sa demande de regroupement familial. Le juge estime la demande irrecevable, car le silence gardé par l'administration pendant six mois a constitué une décision implicite de rejet dès le 10 août 2023, conformément aux articles R. 434-12 et R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La procédure de rejet sans débat a été appliquée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Demande en référé d'une ressortissante mauricienne visant à obtenir l'injonction de délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour sa demande de titre de séjour, ainsi que la suspension du délai de décision implicite de rejet. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il considère que la demande, présentée via le téléservice ANEF, ne relève pas des procédures prévoyant la délivrance automatique d'un récépissé physique, et que l'absence de production des pièces justificatives requises par la réglementation ne permet pas de caractériser une urgence justifiant une mesure d'injonction. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ; articles L. 431-1, L. 431-3, R. 431-2, R. 431-3, R. 431-10, R. 431-11, R. 431-12 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet d'instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que la demande ne présente pas le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour une telle injonction. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles R. 431-2 et suivants, qui régissent la procédure de dépôt et d'instruction des demandes de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé les sanctions pécuniaires infligées à la société New Look Coiffure pour l'emploi de travailleurs étrangers sans titre. Le tribunal a appliqué la loi nouvelle plus favorable (loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024) qui a abrogé la contribution forfaitaire pour frais de réacheminement (ancien article L. 822-2 du CESEDA) et modifié le régime de la contribution spéciale (article L. 8253-1 du code du travail). En conséquence, les décisions de l'OFII du 10 février et du 5 mai 2022 ainsi que les titres de perception associés ont été annulés.
**Sujet principal** : Recours en annulation contre une décision de l'OFII imposant à une société des contributions pour emploi d'étranger sans titre de travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision attaquée en ce qu'elle impose la contribution forfaitaire pour frais de réacheminement, au motif que cette sanction a été abrogée par la loi du 26 janvier 2024. Concernant la contribution spéciale, le tribunal applique le nouveau régime plus favorable de cette même loi et procède à une nouvelle fixation du montant. **Textes appliqués** : Articles L. 8253-1 du code du travail (ancienne et nouvelle version issue de la loi n°2024-42) et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (abrogé).
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes en annulation visant un permis de construire et sa prorogation délivrés à Fontenay-sous-Bois. Le juge a jugé les recours irrecevables, notamment pour défaut d'intérêt à agir des requérants et pour tardiveté, sans examiner le fond des moyens soulevés (fraude et erreur manifeste d'appréciation). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le tribunal a annulé l'arrêté du 27 mars 2025 du préfet de Seine-Saint-Denis, qui obligeait la requérante à quitter le territoire français sans délai, fixait un pays de destination et prononçait une interdiction de retour. La décision s'appuie sur une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, concernant le respect de la vie privée et familiale de l'intéressée.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes de la société Docteur A..., de la société Make Me Smile et de Mme E... C... et M. F... D... visant à engager la responsabilité de la commune d'Alfortville pour carence fautive dans l'exercice de ses pouvoirs de police des édifices menaçant ruine. Le tribunal a estimé que la commune n'avait pas commis de faute caractérisée, son inaction entre 2012 et 2022 ne constituant pas une abstention fautive au regard des diligences attendues. Par conséquent, les demandes d'indemnisation ont été rejetées, et les sociétés requérantes ont été condamnées à verser à la commune la somme de 3 000 euros chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de la société Docteur A..., de la société Make Me Smile et de Mme E... C... et M. F... D... visant à engager la responsabilité de la commune d'Alfortville pour carence fautive dans l'exercice de ses pouvoirs de police des édifices menaçant ruine. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas commis de faute caractérisée, notamment en constatant qu'elle avait diligenté des contrôles et que les propriétaires étaient les premiers responsables de la sécurité de l'immeuble. La demande de condamnation de la commune au paiement de dommages-intérêts a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet de la préfète du Val-de-Marne concernant la demande de carte de séjour pluriannuelle au titre de la vie privée et familiale d'une ressortissante américaine. Le tribunal a jugé que la requérante, mariée à un Français et dispensée du contrat d'intégration républicaine, remplissait les conditions de l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées, la requérante ayant déjà obtenu une carte de résident.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir visant l’annulation d’une décision implicite de rejet d’une demande de carte de séjour « vie privée et familiale ». La requérante s’étant désistée de ses conclusions principales, le tribunal a acté ce désistement et a rejeté sa demande de condamnation de l’État aux frais non compris dans les dépens, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administratif.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet de la demande de carte de séjour "vie privée et familiale" d'un ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que le refus, au regard des attaches personnelles et de l'insertion professionnelle durable du requérant en France, portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer la carte de séjour sollicitée dans un délai d'un mois.