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Tribunal Administratif de Melun, 8ème chambre, annulation d’une décision de classement sans suite d’une demande de naturalisation. La préfète du Val-de-Marne avait classé sans suite la demande de M. B pour défaut de production de pièces, sur le fondement de l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a jugé que, bien qu’une première mise en demeure du 8 novembre 2022 n’ait pas été respectée, une seconde mise en demeure du 25 août 2023, portant sur les mêmes pièces, avait été satisfaite par le requérant. La décision attaquée est donc annulée.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de Seine-et-Marne du 19 octobre 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation pour défaut de comparution à un entretien. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que la convocation adressée à M. B comportait une mention ambiguë laissant croire qu’une demande de report entraînerait automatiquement une nouvelle convocation, ce qui l’a induit en erreur sur la portée de son absence. Cette information erronée a privé la décision de classement sans suite de base légale, en méconnaissance des dispositions de l’article 41 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 19 juillet 2022 par lequel le préfet de la région d'Île-de-France a refusé d'autoriser la SCEA Chauvel-Manhout à exploiter des parcelles agricoles. Le tribunal a estimé que M. B, agissant en son nom propre et non au nom de la société, ne justifiait pas d'un intérêt personnel et direct lui donnant qualité pour agir contre cette décision administrative. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés. Cette solution s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à l'intérêt à agir.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi après une cassation partielle par le Conseil d'État, a examiné la légalité des décisions implicites rejetant la demande de retrait du permis de construire initial du 21 mars 2017, délivré à la SCI SIM pour un projet de logements à Savigny-le-Temple. Le tribunal a rappelé que le retrait d'un permis définitif n'est possible qu'en cas de fraude établie par des manœuvres intentionnelles du pétitionnaire visant à tromper l'administration. Il a jugé que les requérants n'apportaient pas la preuve d'une telle fraude, les erreurs ou omissions alléguées dans la demande de permis ne suffisant pas à la caractériser. En conséquence, la requête a été rejetée, sur le fondement des articles L. 424-5 du code de l'urbanisme et L. 242-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant tunisien demandant d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui renouveler un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet avait convoqué l'intéressé pour lui remettre son titre de séjour, rendant sans objet la demande principale. Les conclusions indemnitaires pour préjudice moral ont été rejetées car elles ne relevaient pas de la compétence du juge des référés et n'étaient pas précédées d'une demande préalable à l'administration, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A, aide-soignante, qui contestait la décision du Groupe hospitalier Sud Île-de-France mettant fin à son congé pour invalidité temporaire imputable au service et la plaçant en disponibilité d’office pour raison de santé. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, faute pour la requérante d’avoir justifié d’un préjudice suffisamment grave et immédiat résultant des décisions contestées. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité des décisions.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable pour suivre une formation dans le secteur de la sécurité privée. Le tribunal a écarté les moyens de forme et de procédure, jugeant que la décision était régulièrement signée et que l'habilitation du fonctionnaire consultant le fichier TAJ n'était pas contestée utilement. Sur le fond, il a estimé que le CNAPS pouvait légalement se fonder sur des faits de conduite sans assurance, même en l'absence de condamnation pénale, et que ces faits, bien qu'anciens, révélaient un comportement incompatible avec l'exercice d'activités de sécurité au sens du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la SCCV Sainte-Colombe d’un référé-suspension contre un arrêté du maire de Sainte-Colombe refusant un permis de construire pour seize maisons. La requérante invoquait l’urgence financière et l’illégalité du refus, notamment sur les règles de surface perméable et d’implantation. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, faute de démonstration d’un préjudice grave et immédiat compromettant la pérennité du projet ou du groupe. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur cette demande, déposée le 28 février 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet le 29 juin 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité et ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. Le tribunal a donc rejeté la requête, tout en rappelant à M. B qu'il lui est loisible de contester la légalité de cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A, ressortissant mauricien, qui sollicitait une injonction de délivrance d'un récépissé de titre de séjour. Le juge constate que la demande de renouvellement a été déposée le 6 mai 2025, soit en dehors du délai de deux mois précédant l'expiration du titre (fixée au 19 juin 2025) prévu à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le préfet n'était pas tenu de délivrer l'attestation de prolongation d'instruction prévue à l'article R. 431-15-1 du même code, et la demande est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a joint deux requêtes de M. C, ressortissant philippin, contestant d'une part le refus implicite de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour et d'autre part le refus implicite de sa demande de titre de séjour. Saisi en excès de pouvoir, le tribunal a annulé la décision portant refus de délivrance d'un récépissé, au motif que le dossier de l'intéressé était complet et que l'administration avait méconnu l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, le tribunal a rejeté la requête relative au refus de titre de séjour, estimant que la décision implicite n'était pas entachée d'illégalité au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, M. B ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire l’obtention rapide d’un rendez-vous, sa demande portant sur une première admission au séjour et non sur un renouvellement de titre. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant comorien. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs du refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A C, qui contestait le refus du préfet de police de Paris de lui délivrer une habilitation pour accéder aux zones de sûreté des aéroports. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur les antécédents judiciaires de M. C, notamment des faits de violences, menaces et usage de stupéfiants, pour estimer que sa moralité ne présentait pas les garanties requises au regard de la sûreté et de l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 6342-2 et L. 6342-3 du code des transports, ainsi que sur l'article R. 213-3-1 du code de l'aviation civile.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 15 février 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l'étranger ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 décembre 2024 par laquelle le maire de Villecresnes a placé Mme B, adjointe technique territoriale d'animation, en disponibilité d'office pour raison de santé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de démarches suffisantes auprès de France Travail pour obtenir des revenus de remplacement, et que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 514-1 et L. 826-3 du code général de la fonction publique, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le juge constate que le titre de séjour détenu par Mme A à Mayotte, en application de l'article L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'autorisait le séjour que sur le territoire de Mayotte, et non en métropole. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée, la mesure sollicitée se heurtant à une contestation sérieuse.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société "KNS Store" visant à suspendre l'arrêté de fermeture administrative d'un mois pris par le préfet du Val-de-Marne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la seule perte d'exploitation invoquée ne suffisant pas à établir une situation d'urgence particulière au sens de ces dispositions. La décision rappelle que l'urgence doit être appréciée en conciliant la situation du requérant et l'intérêt public s'attachant à l'exécution de la mesure de fermeture, fondée sur l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une carte nationale d'identité et d'un passeport, en raison de l'absence de traitement de ses demandes déposées en juillet 2023. Le juge des référés a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet du Val-de-Marne avait validé la demande de titres le 19 juin 2025, rendant ainsi sans objet les conclusions principales. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de M. B A, ressortissant colombien. Le juge a constaté que cette décision implicite avait été remplacée par un arrêté explicite du préfet de police de Paris du 17 avril 2025, refusant le titre de séjour et assorti d’une obligation de quitter le territoire français, notifié à l’intéressé. Dès lors, les conclusions dirigées contre la décision implicite étaient devenues sans objet. La requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.