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Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 14 mars 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais, et l'a obligé à quitter le territoire. La décision de refus de titre de séjour est annulée car elle est fondée sur un motif erroné : le préfet a considéré que M. A était sans emploi, alors qu'il était titulaire d'un CDI depuis le 1er février 2024. Cette erreur de fait a vicié la décision, le préfet n'ayant pas démontré qu'il aurait pris la même décision sans ce motif. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination sont également annulées.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la communauté d'agglomération de Marne et Gondoire, qui demandait la désignation d'un expert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La collectivité estimait qu'un mur situé sur une propriété à Pomponne présentait un danger pour la sécurité publique. Le juge des référés a considéré que les photographies produites ne permettaient pas d'établir l'existence d'un danger justifiant une telle mesure. La demande a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la demande de la société Enjoy, qui sollicitait l'indemnisation de ses préjudices suite à l'annulation, devenue définitive, d'un arrêté préfectoral du 30 juillet 2018 prononçant la fermeture administrative de son établissement pour trois mois. La juridiction a reconnu que l'illégalité de cet arrêté constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Cependant, le tribunal a limité la période de responsabilité au 1er septembre 2018, date à laquelle la société a été informée de la possibilité de rouvrir, et a rejeté la requête au motif que la société ne démontrait pas l'existence d'un lien de causalité certain entre la faute et les préjudices allégués, ni la réalité de ces préjudices. La décision s'appuie sur les dispositions des articles 1810 et 1825 du code général des impôts.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. E, qui se présentait comme mineur isolé et demandait à être hébergé d'urgence par le département du Val-de-Marne. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée et que la carence alléguée de l'administration ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, compte tenu des éléments du dossier et des diligences accomplies. La décision s'appuie notamment sur les articles 375 et suivants du code civil et les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à la protection de l'enfance.
Décision du Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La condition d'urgence n'a pas été considérée comme établie, le requérant n'ayant pas démontré que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l'absence de précision sur le risque de perte d'emploi. Le juge a également estimé qu'aucun moyen n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la simple absence de réponse à la demande de communication des motifs n'étant pas, en l'état, de nature à caractériser une illégalité. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme E et M. D. Ceux-ci contestaient le refus implicite du directeur du service interacadémique des examens et concours d'accorder à leur fils, en situation de handicap, deux aménagements spécifiques pour le diplôme national du brevet (dispense de cartographie et adaptation d'un exercice d'algorithmique). En cours d'instance, l'administration a finalement accordé les aménagements sollicités, rendant le litige sans objet. L'ordonnance constate donc le désistement, sans se prononcer sur le fond ou les textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A C, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui renouveler sa carte professionnelle. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions indemnitaires de M. C, faute de demande préalable auprès de l'administration. Sur le fond, le tribunal a estimé que le CNAPS avait légalement fondé son refus sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, en raison de la mise en cause de M. C pour des faits de violence commis le 3 août 2020, dont le comportement était jugé incompatible avec l'exercice d'une activité privée de sécurité.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de la SARL EV Environnement. La société contestait la validité d'une mise en demeure de payer et d'une saisie administrative à tiers détenteur émises pour le recouvrement de rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés. Le tribunal a jugé que la contestation du bien-fondé des impositions, soulevée par la société, relevait d'un contentieux d'assiette distinct et ne pouvait être utilement invoquée dans le cadre d'une opposition à un acte de poursuite. En conséquence, les conclusions de la société ont été déclarées irrecevables, sans qu'il soit besoin de statuer sur la caducité des actes de poursuite invoquée par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de la SAS Holdi-Agri, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires de contribution sociale additionnelle à l'impôt sur les sociétés au titre de l'exercice clos en 2013. La société, en tant que mère d'un groupe fiscalement intégré, contestait ces impositions issues d'une vérification de comptabilité d'une filiale. Le tribunal a jugé que la société mère ne pouvait utilement se prévaloir de l'absence de mention de cette contribution dans les conséquences financières adressées à la filiale, dès lors que la procédure de rectification est menée avec les sociétés membres du groupe et que la société mère supporte les conséquences des infractions commises par ces dernières. La solution retenue est fondée sur les articles 223 A du code général des impôts et R. 256-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par la SARL EV Environnement de deux requêtes (n° 2309502 et 2309505) visant à obtenir la décharge de l'obligation de payer une somme de 154 778 euros, résultant d'une saisie administrative à tiers détenteur et d'une mise en demeure de payer. Ces actes de poursuite concernaient des rappels de TVA (2018-2021) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (2018-2020). Le tribunal a joint les deux requêtes et a examiné la recevabilité des conclusions. Il a relevé d'office que la mise en demeure de payer du 17 avril 2023 était devenue caduque en raison du dépôt, le 10 juin 2023, d'une réclamation d'assiette assortie d'une demande de sursis légal de paiement, rendant ainsi les conclusions dirigées contre cet acte irrecevables.
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B A contestant une saisie administrative à tiers détenteur du 1er décembre 2023 pour le recouvrement d’un impôt sur le revenu de 2007. Le requérant invoquait la prescription de l’action en recouvrement sur le fondement de l’article L. 274 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé ce moyen irrecevable, car la prescription, qui relève de l’exigibilité de la dette, doit être soulevée dans les deux mois suivant la notification du premier acte de poursuite (mise en demeure du 3 juillet 2018), conformément à l’article R. 281-3-1 c) du même code.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 25 octobre 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence habituelle de l'intéressé en France depuis l'âge de 14 ans, de sa scolarisation continue et de ses attaches familiales sur le territoire. La requête a été jugée recevable, la préfecture n'ayant pas prouvé la date de notification de l'arrêté contesté. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. B dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 26 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a annulé cet arrêté, jugeant que le préfet ne pouvait légalement fonder la mesure sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. B justifiait d'une entrée régulière et d'un titre de séjour en cours de validité. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-Saint-Denis du 11 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la procédure avait respecté les droits de la défense et que la décision n'avait pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 21 juin 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé un titre de séjour à M. C, ressortissant burkinabé, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, car l'état de santé grave du fils de M. C (neurofibromatose de type 2 avec cécité) nécessite sa présence et son accompagnement en France, où l'enfant et sa mère résident régulièrement. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour violation de l'intérêt supérieur de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 11 juillet 2024 par lequel le maire de Villeneuve-Saint-Georges s'est opposé à la déclaration préalable de la société Cellnex France pour l'installation d'antennes relais. Le tribunal relève que le terrain d'assiette du projet se situe en zone UB3 du plan local d'urbanisme (PLU), et non en zone UC comme l'a retenu à tort le maire, ce qui constitue une erreur de fait. Par conséquent, les motifs de refus fondés sur les règles de hauteur et d'intégration applicables en zone UC sont inopérants. En outre, les dispositions de l'article UB10.1.5 du PLU relatives à la hauteur maximale ne s'appliquent pas aux mâts d'antennes relais, qui ne constituent pas des constructions dotées d'un toit. La décision est fondée sur les articles L. 421-6 et R. 423-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 25 mars 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que le requérant n'avait pas été privé de la possibilité de présenter des observations pertinentes durant l'instruction de sa demande. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, fondé sur l'application des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en exécution d'un jugement, a constaté l'inexécution par le préfet du Val-de-Marne de l'injonction de réexaminer la situation de M. B, prononcée par le jugement n° 2300022 du 27 février 2024. Ce jugement avait annulé un refus implicite de titre de séjour et ordonné un réexamen sous deux mois. Le tribunal a rappelé le cadre juridique des articles L. 911-1 et L. 911-4 du code de justice administrative, qui lui permettent de prescrire les mesures nécessaires à l'exécution de sa décision. La solution retenue est que l'administration n'ayant pas justifié de l'exécution, le tribunal est fondé à prescrire les mesures d'exécution appropriées.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la SCCV Alfort, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 25 août 2023 par lequel le maire de Maisons-Alfort lui a refusé un permis de construire pour un immeuble de trente-deux logements. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, notamment l’incompétence du signataire, en retenant que le maire-adjoint bénéficiait d’une délégation de fonction régulièrement publiée et transmise en préfecture. Sur le fond, la décision a été jugée suffisamment motivée au regard des dispositions de l’article L. 424-3 du code de l’urbanisme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la société requérante.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur la demande du préfet de Seine-et-Marne fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A, ressortissant guinéen, du centre d'hébergement d'urgence de Lagny-sur-Marne. Le juge a constaté que M. A, dont la demande d'asile avait été rejetée, occupait sans titre le logement après mise en demeure infructueuse, et que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies pour libérer une place destinée à d'autres demandeurs d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement et la procédure d'expulsion en cas de maintien sans droit.