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Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 23 janvier 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne l’a expulsé du territoire français. Le juge a constaté que le requérant n’avait formulé aucun moyen de droit à l’appui de sa demande, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité n’ayant pas été régularisée dans le délai de recours contentieux, la requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B A, qui demandait au juge d’enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de la convoquer à un nouvel entretien pour finaliser sa demande de naturalisation. Le juge a rappelé qu’il ne peut être saisi que de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative ou à la condamnation de l’administration, et non d’injonctions à titre principal. En l’absence de décision administrative attaquée et de conclusions recevables, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement d’une cotisation d’impôt sur le revenu de 2017. Le requérant soutenait que cette dette avait été effacée par la clôture pour insuffisance d’actif de sa liquidation judiciaire. Le tribunal a jugé que le fait générateur de l’impôt, fixé au 31 décembre 2017 en application de l’article 12 du code général des impôts, était postérieur à l’ouverture de la procédure collective, de sorte que la créance fiscale n’était pas concernée par celle-ci. La demande de décharge de l’obligation de payer a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l'année 2017. Le tribunal a jugé que les requérants ne pouvaient déduire les pensions alimentaires versées au frère de M. A, faute d'obligation alimentaire en ligne collatérale et de justification de l'état de besoin des bénéficiaires. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la réduction d'impôt pour dons et à la déduction de travaux. La solution retenue s'appuie sur les articles 156 du code général des impôts et 205 à 208 du code civil.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. et Mme A B, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016. Ces impositions faisaient suite à la requalification de sommes perçues par M. A B comme des revenus distribués par la SARL BM Décoration, sur le fondement du c. de l'article 111 du code général des impôts. Le tribunal a écarté les moyens d'irrégularité de la procédure, jugeant la proposition de rectification suffisamment motivée et l'administration ayant répondu aux observations des contribuables. Il a également rejeté le fond du litige, considérant que les requérants n'établissaient pas que les sommes litigieuses correspondaient au remboursement d'avances.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de taxes foncières et de la contribution à l’audiovisuel public. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’absence de signature des actes de poursuite, relevant de la régularité en la forme, ne relevait pas de sa compétence mais de celle du juge de l’exécution, conformément à l’article L. 281 du livre des procédures fiscales. Il a également estimé que les impositions étaient fondées sur des titres exécutoires valables (les rôles), en application de l’article L. 252 A du même code. En conséquence, la demande de décharge de l’obligation de payer et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C dirigée contre le permis de construire délivré par le maire de Saint-Maur-des-Fossés pour la surélévation d’un pavillon. Le tribunal a relevé d’office que le maire se trouvait en situation de compétence liée pour refuser le permis, en raison de l’obligation de faire porter la demande sur l’ensemble des constructions réalisées sans autorisation. Il a également jugé que le requérant, bien que voisin immédiat, ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant au regard des dispositions de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, faute d’éléments établissant une atteinte directe à ses conditions de jouissance.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 3 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par plusieurs conseillers départementaux demandant la suspension de la décision du président du conseil départemental du Val-de-Marne refusant de convoquer une session sur l’avenir des crèches départementales. En cours d’instance, les requérants se sont désistés de leur requête, désistement accepté par le département. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions du département tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu à condamnation aux frais. Il a également rejeté comme irrecevables les conclusions du département visant à infliger une amende pour recours abusif, rappelant que cette faculté est un pouvoir propre du juge.
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. et Mme A contestant des mises en demeure de payer des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux. Les requérants soutenaient que le sursis de paiement dont ils bénéficiaient était toujours en vigueur, faute de notification valable du jugement du 19 octobre 2023 rejetant leur demande de décharge. Le tribunal a jugé que l'absence de signature manuscrite sur l'expédition du jugement ne constitue pas une irrégularité, la minute étant, elle, régulièrement signée, et que le sursis de paiement avait donc pris fin. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles R. 741-7 et R. 751-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B épouse A de ses conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, ressortissante chinoise, s’est désistée purement et simplement de cette demande. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à cette demande.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du 23 avril 2024 du préfet du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatifs à l'état de santé, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, y compris les vices de procédure et l'erreur manifeste d'appréciation, étaient infondés. La décision a été rendue au vu des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme irrecevable la requête de M. C, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Nogent-sur-Marne à la SCI Résidences franco-suisse pour un immeuble de trente-six logements. Le requérant n'a pas produit, malgré la fin de non-recevoir soulevée en défense, le titre de propriété ou tout autre acte exigé par l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme pour justifier de la régularité de son occupation du bien. En conséquence, le tribunal a accueilli cette fin de non-recevoir et rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, sans examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait l’arrêté du préfet de la Seine-et-Marne refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié et l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l’absence d’autorisation de travail, condition prévue à l’article L. 421-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que M. B ne justifiait pas de cette autorisation. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d’annulation, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la fin de non-recevoir soulevée par le préfet.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné deux requêtes dirigées contre un permis de construire délivré le 30 mai 2023 par le maire de Nogent-sur-Marne à la SCI Résidences franco-suisse pour un immeuble de trente-six logements. Les requérants contestaient notamment l'absence d'avis conforme de l'architecte des bâtiments de France et la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a estimé que plusieurs vices, dont l'absence d'accord de l'architecte des bâtiments de France et la violation des articles UPr 6, UM 6, UPr 10 et 11 du titre IV du PLU, étaient susceptibles d'être régularisés. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, il a sursis à statuer pendant six mois pour permettre cette régularisation.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de Seine-et-Marne le 24 juin 2024 à l'encontre de M. C, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la sortie de prison imminente du requérant, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment considéré que la menace grave pour l'ordre public, résultant d'une condamnation pour viol et agression sexuelle, justifiait la mesure d'expulsion, et que les moyens tirés de l'erreur de fait, de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) ou de l'état de santé n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 631-1 et L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur demande du préfet de Seine-et-Marne, ordonne l'expulsion sans délai de Mme A du centre d'hébergement d'urgence de Vaux-le-Pénil. La requérante, ressortissante ivoirienne déboutée de sa demande d'asile, s'est vu notifier une décision de sortie des lieux par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Le juge constate que les conditions d'urgence et d'utilité sont remplies, l'occupation sans titre faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile. La décision se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait deux saisies administratives à tiers détenteur notifiées le 5 mai 2022 pour le recouvrement d’une somme de 1 080,29 euros. Le requérant soutenait avoir déjà réglé les impositions réclamées, mais l’administration a démontré que la somme correspondait au solde de la taxe d’habitation 2014, distincte de l’impôt sur le revenu 2014 qu’il avait effectivement soldé. Faute pour M. A d’apporter des éléments suffisants pour contredire les justificatifs produits par l’administration, le tribunal a estimé que l’obligation de payer n’était pas contestable. La décision se fonde sur les articles L. 281 du livre des procédures fiscales et les dispositions du code général des impôts.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. B, faute pour la préfète du Val-de-Marne d’avoir communiqué les motifs de cette décision malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, qui se présentait comme mineur isolé étranger et demandait une injonction d'hébergement d'urgence et de prise en charge par le département du Val-de-Marne. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée et que la carence alléguée de l'administration ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, au regard des dispositions du code civil et du code de l'action sociale et des familles.