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Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 3 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l'année 2017. Le tribunal a jugé que les requérants ne pouvaient déduire les pensions alimentaires versées au frère de M. A, faute d'obligation alimentaire en ligne collatérale et de justification de l'état de besoin des bénéficiaires. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la réduction d'impôt pour dons et à la déduction de travaux. La solution retenue s'appuie sur les articles 156 du code général des impôts et 205 à 208 du code civil.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par plusieurs conseillers départementaux demandant la suspension de la décision du président du conseil départemental du Val-de-Marne refusant de convoquer une session sur l’avenir des crèches départementales. En cours d’instance, les requérants se sont désistés de leur requête, désistement accepté par le département. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions du département tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu à condamnation aux frais. Il a également rejeté comme irrecevables les conclusions du département visant à infliger une amende pour recours abusif, rappelant que cette faculté est un pouvoir propre du juge.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné deux requêtes dirigées contre un permis de construire délivré le 30 mai 2023 par le maire de Nogent-sur-Marne à la SCI Résidences franco-suisse pour un immeuble de 36 logements. Les requérants contestaient notamment l'absence d'avis conforme de l'architecte des bâtiments de France et la méconnaissance de plusieurs articles du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a estimé que plusieurs vices, dont l'absence d'accord de l'architecte des bâtiments de France et la violation des articles UPr 6, UM 6, UPr 10, ainsi que des articles 11.1, 11.3.3 et 11.7 du titre IV du PLU, étaient susceptibles d'être régularisés. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, il a sursis à statuer pendant un délai de six mois pour permettre cette régularisation.
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné les requêtes de M. B A contestant une saisie administrative à tiers détenteur et demandant la décharge de taxes foncières, de taxe d'habitation et de taxe sur les logements vacants pour les années 2022 et 2023. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions tendant à la décharge de ces impositions étaient irrecevables, faute pour le requérant d'avoir présenté une réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, conformément à l'article L. 199 du livre des procédures fiscales. Par ailleurs, le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires et celles relatives à la contestation de la saisie, en considérant que les moyens soulevés, notamment l'existence d'une procédure de surendettement et le caractère insaisissable de certaines allocations, n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de taxes foncières et de la contribution à l’audiovisuel public. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’absence de signature des actes de poursuite, relevant de la régularité en la forme, ne relevait pas de sa compétence mais de celle du juge de l’exécution, conformément à l’article L. 281 du livre des procédures fiscales. Il a également estimé que les impositions étaient fondées sur des titres exécutoires valables (les rôles), en application de l’article L. 252 A du même code. En conséquence, la demande de décharge de l’obligation de payer et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 2 mai 2025 par laquelle le préfet de la Seine-et-Marne a refusé de délivrer un document provisoire de séjour à M. A B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré l'existence de promesses d'embauche. La solution retenue écarte l'application des articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoqués par le requérant.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du 23 avril 2024 du préfet du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatifs à l'état de santé, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, y compris les vices de procédure et l'erreur manifeste d'appréciation, étaient infondés. La décision a été rendue au vu des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B épouse A de ses conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, ressortissante chinoise, s’est désistée purement et simplement de cette demande. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à cette demande.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. et Mme A B, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016. Ces impositions faisaient suite à la requalification de sommes perçues par M. A B comme des revenus distribués par la SARL BM Décoration, sur le fondement du c. de l'article 111 du code général des impôts. Le tribunal a écarté les moyens d'irrégularité de la procédure, jugeant la proposition de rectification suffisamment motivée et l'administration ayant répondu aux observations des contribuables. Il a également rejeté le fond du litige, considérant que les requérants n'établissaient pas que les sommes litigieuses correspondaient au remboursement d'avances.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A, ressortissant algérien contestant le refus implicite de délivrance d'un certificat de résidence de dix ans, a constaté le désistement du requérant de ses conclusions principales. Le préfet du Val-de-Marne ayant délivré une nouvelle attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 26 août 2025, les conclusions aux fins de suspension sont devenues sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté les demandes accessoires, notamment celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C dirigée contre le permis de construire délivré par le maire de Saint-Maur-des-Fossés pour la surélévation d’un pavillon. Le tribunal a relevé d’office que le maire se trouvait en situation de compétence liée pour refuser le permis, en raison de l’obligation de faire porter la demande sur l’ensemble des constructions réalisées sans autorisation. Il a également jugé que le requérant, bien que voisin immédiat, ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant au regard des dispositions de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, faute d’éléments établissant une atteinte directe à ses conditions de jouissance.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement d’une cotisation d’impôt sur le revenu de 2017. Le requérant soutenait que cette dette avait été effacée par la clôture pour insuffisance d’actif de sa liquidation judiciaire. Le tribunal a jugé que le fait générateur de l’impôt, fixé au 31 décembre 2017 en application de l’article 12 du code général des impôts, était postérieur à l’ouverture de la procédure collective, de sorte que la créance fiscale n’était pas concernée par celle-ci. La demande de décharge de l’obligation de payer a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 27 décembre 2023 par lequel le préfet de la Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant turc, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la durée de présence en France de l'intéressé (depuis 2013) et de son insertion professionnelle stable (49 mois de travail à temps plein). En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination sont également annulées.
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. et Mme A contestant des mises en demeure de payer des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux. Les requérants soutenaient que le sursis de paiement dont ils bénéficiaient était toujours en vigueur, faute de notification valable du jugement du 19 octobre 2023 rejetant leur demande de décharge. Le tribunal a jugé que l'absence de signature manuscrite sur l'expédition du jugement ne constitue pas une irrégularité, la minute étant, elle, régulièrement signée, et que le sursis de paiement avait donc pris fin. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles R. 741-7 et R. 751-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. A n'a jamais été titulaire d'un titre de séjour et ne justifie d'aucune circonstance particulière rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous. Il relève en outre que l'intéressé travaille sans autorisation depuis plusieurs années, s'étant ainsi placé lui-même dans la situation d'urgence alléguée. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. E, qui se présentait comme mineur isolé et demandait à être hébergé d'urgence par le département du Val-de-Marne. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée et que la carence alléguée de l'administration ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, compte tenu des éléments du dossier et des diligences accomplies. La décision s'appuie notamment sur les articles 375 et suivants du code civil et les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à la protection de l'enfance.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, qui se présentait comme mineur isolé étranger et demandait une injonction d'hébergement d'urgence et de prise en charge par le département du Val-de-Marne. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée et que la carence alléguée de l'administration ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, au regard des dispositions du code civil et du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du maire de Méry-sur-Marne de convoquer le conseil municipal à la demande de sa majorité. Par un mémoire du 3 janvier 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 1er juillet 2025, mettant ainsi fin à l’instance.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B A d’une demande de remise gracieuse d’une créance de 1 650 euros, correspondant à une astreinte pour non-dépôt des comptes annuels d’une société, prononcée par l’autorité judiciaire. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que ce litige relève de la compétence des juridictions judiciaires et non administratives. Cette décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et l’article L. 611-2 du code de commerce.