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Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de la société Silec Câble, qui demandait l'annulation des décisions de l'inspecteur du travail et de la ministre du travail refusant d'autoriser le licenciement pour motif disciplinaire de Mme D'Andréa, une salariée protégée. Le tribunal a estimé que si les faits de violence et d'injures reprochés à la salariée étaient établis, ils ne constituaient pas une faute d'une gravité suffisante pour justifier un licenciement. Cette appréciation a été fondée sur le contexte de tensions syndicales persistantes et l'attitude provocatrice d'autres agents, ainsi que sur l'absence d'antécédents disciplinaires de la salariée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande de carte de séjour « vie privée et familiale » de Mme C, ressortissante serbe. La préfète du Val-de-Marne n’a pas communiqué les motifs de ce refus malgré la demande de l’intéressée, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande sous trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande de carte de séjour « vie privée et familiale » de Mme C épouse B, ressortissante algérienne. La requérante avait sollicité la communication des motifs de ce refus implicite, sans obtenir de réponse de la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal retient la méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, qui impose de communiquer les motifs d’une décision implicite de rejet sur demande de l’intéressé. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et condamne l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 31 mars 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un certificat de résidence et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant n'établissait pas avoir été privé de la possibilité de présenter ses observations. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de MELUN a annulé l'arrêté du 5 septembre 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en s'abstenant d'examiner la situation personnelle du requérant au seul motif qu'il avait utilisé un faux document, ce qui l'a privée de l'exercice de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Cette annulation entraîne par voie de conséquence celle des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Requête de Mme A demandant la révision de sa note (7,25/20) à l’épreuve orale du concours externe d’ATSEM principal de 2ème classe. Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête comme manifestement irrecevable. Le juge rappelle qu’il ne peut contrôler l’appréciation souveraine du jury sur les mérites des candidats ni réviser une note. La décision est fondée sur l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Viamedis d’une opposition à cinq saisies administratives à tiers détenteur émises par le centre hospitalier intercommunal de Créteil pour le recouvrement de créances hospitalières. La société requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 1er juillet 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande du centre hospitalier au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, au motif que cette requête était irrecevable. Le tribunal a relevé que la même décision avait déjà été annulée par un jugement du Tribunal administratif de Lille du 15 avril 2025, revêtu de l’autorité de la chose jugée, entre les mêmes parties et sur le même objet. Cette irrecevabilité manifeste a été constatée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A contre une décision du directeur du CNAPS retirant sa carte professionnelle d’agent privé de sécurité, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal dans le ressort duquel se trouve le lieu d’exercice de la profession, soit le département des Hauts-de-Seine. Par conséquent, le tribunal ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, compétent pour en connaître.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Panpharma comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait l'annulation de la décision de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) du 26 janvier 2021 accordant une dérogation à la société Biocodex, ainsi que le rejet de son recours gracieux du 21 novembre 2024. Le tribunal a constaté que la décision attaquée, créatrice de droits, avait été connue de la société Panpharma au plus tard le 11 mars 2024, et que sa requête, enregistrée le 6 décembre 2024, était tardive. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration, précisant que les règles d'opposabilité des délais de recours ne s'appliquent pas aux recours de tiers contre des autorisations individuelles.
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet du Val-de-Marne du 28 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Ce désistement a été constaté car M. A, après avoir annoncé son intention de produire un mémoire complémentaire, ne l’a pas déposé dans le délai de quinze jours prévu par l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi du recours en excès de pouvoir de M. B C contre un avis du médecin du travail du 21 octobre 2024 préconisant le renouvellement de son retrait temporaire de poste. Par un mémoire enregistré le 11 janvier 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 1er juillet 2025. La procédure est ainsi close sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B C née A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Seine-et-Marne du 18 décembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 13 janvier 2025. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 1er juillet 2025. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant à M. A, ressortissant sénégalais, la délivrance d’une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale ». La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : le préfet n’a pas saisi la commission du titre de séjour, alors que M. A justifiait d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance des articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C D, ressortissant algérien, qui contestait le refus de délivrance d’un certificat de résidence « salarié » et l’obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Seine-et-Marne le 12 mai 2023. Le tribunal a opéré une substitution de base légale, estimant que la décision de refus de séjour devait être fondée sur le pouvoir discrétionnaire du préfet de régulariser la situation d’un ressortissant algérien, et non sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, inapplicable aux Algériens. Il a jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en refusant la régularisation, compte tenu de l’absence de visa de long séjour et de l’activité de livreur à vélo non conforme aux stipulations de l’accord franco-algérien. La décision a été rendue en application de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme tardive l'opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) de 4 831,21 euros. La contrainte avait été signifiée le 8 avril 2025, et le délai de quinze jours prévu à l'article R. 5426-22 du code du travail pour former opposition expirait le 23 avril 2025. Or, la requête n'a été rédigée que le 28 avril 2025, rendant l'opposition irrecevable. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C D et autres demandant la suspension de la décision de limitation des traitements et d'arrêt des soins curatifs concernant leur mère, Mme F D. Les requérants soutenaient une atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie et à la dignité, invoquant notamment une méconnaissance de la volonté de la patiente et une procédure collégiale irrégulière. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucune illégalité manifeste n'était établie, en se fondant sur les dispositions du code de la santé publique et la jurisprudence relative à l'obstination déraisonnable.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui contestait son absence d'affectation à l'issue de la campagne de mobilité 2025. La requérante demandait principalement l'annulation de la décision administrative du 5 juin 2025, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Le juge des référés a relevé que sa compétence, définie à l'article L. 511-1 du même code, ne lui permet pas de prononcer l'annulation d'une décision administrative, une telle demande relevant du juge du fond. Par conséquent, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code, une copie de sa requête en annulation de la décision contestée. En conséquence, l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet du Val-de-Marne refusant le renouvellement de son certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, en raison de la menace pour l'ordre public que constituait la condamnation pénale de l'intéressé pour des faits de conduite sans permis, et que les moyens soulevés (défaut de consultation de la commission du titre de séjour, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 § 1 de la Convention internationale des droits de l'enfant) n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais irrépétibles.