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Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, qui contestait la décision du garde des Sceaux du 31 août 2022 prolongeant son placement à l'isolement pour trois mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la régularité de la procédure (avis médical recueilli, rapport motivé), la motivation et l'absence de sanction déguisée. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 213-25 et suivants du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant cubain, qui demandait la délivrance d'un récépissé avec autorisation de travail. Le juge a estimé que l'urgence particulière n'était pas démontrée, le requérant n'établissant pas être l'unique soutien de ses grands-parents à Cuba ni la réalité de son activité professionnelle libérale. En conséquence, l'absence de justificatif de séjour n'a pas été considérée comme une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté préfectoral du 10 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a notamment substitué la base légale de l'obligation de quitter le territoire, fondée sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (entrée irrégulière) au lieu du 1° (absence de titre de séjour en cours de validité). Le tribunal a également jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, cet acte n'ayant pas de caractère décisoire en application de l'article L. 613-5 du même code. Les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention de Genève, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 27 avril 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente, et a confirmé la légalité de l'arrêté. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 9 avril 2024 refusant son changement de statut d'étudiant à salarié, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée en droit et en fait, et a écarté les moyens d'erreur manifeste d'appréciation et de méconnaissance des articles L. 421-1, L. 421-2 et L. 433-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, fondées sur ce refus légal, ont également été jugées légales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, ressortissant malien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 24 mars 2023 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 16 mai 2025. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’il n’y avait pas d’obstacle à en donner acte. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête en référé de M. B, ressortissant congolais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour pour raisons médicales. Le juge estime que la demande est mal fondée, faute pour le requérant d'établir avoir régulièrement saisi l'administration de sa demande en 2021. Il rappelle que le silence gardé pendant quatre mois fait naître une décision implicite de rejet, que l'intéressé peut contester par un recours en excès de pouvoir, assorti le cas échéant d'un référé-suspension.
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance du 11 juin 2025, du désistement pur et simple du département de l'Essonne de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à l'annulation de plusieurs titres exécutoires émis à son encontre pour un montant total de plus de 330 000 euros, ainsi qu'à la décharge des sommes correspondantes. Le désistement a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, aucune partie ne s'y opposant.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet opposée à M. A, ressortissant guinéen, concernant sa demande de carte de résident en tant que membre de la famille d'un réfugié. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de sa situation de fils de réfugié entré en France par réunification familiale et de l'absence de délivrance d'un document provisoire de séjour. Le juge a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par les parents d'un enfant handicapé scolarisé en ULIS collège, qui n'avait jamais bénéficié de l'accompagnant individuel (AESH) pourtant notifié par la MDPH en février 2023. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'absence d'aide ayant gravement perturbé la scolarité de l'enfant, et a relevé un doute sérieux sur la légalité du refus implicite de l'administration. Il a ainsi ordonné la suspension de cette décision de refus, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et enjoint au recteur de l'académie de Créteil de mettre en place l'aide humaine individuelle, sur le fondement des articles L. 112-1 et L. 351-1 du code de l'éducation.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-de-Marne de convoquer à nouveau M. A, ressortissant sénégalais, afin qu’il puisse déposer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a retenu que le refus de guichet opposé le 24 février 2025, contesté par l’intéressé, constituait une situation d’urgence justifiant une mesure utile, en l’absence de contestation sérieuse. La convocation doit intervenir sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et l’État est condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Cette requête, présentée par M. A, ressortissant algérien, demande au juge des référés du Tribunal administratif de Melun d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de statuer sur sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un titre provisoire. Le juge des référés rejette la requête comme manifestement irrecevable, car la demande est devenue sans objet. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet a délivré à M. A un récépissé de demande de titre de séjour valable six mois le 3 avril 2025, exécutant ainsi l'injonction prononcée par une précédente ordonnance du 26 mars 2025. La solution est fondée sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant turc, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime qu'une telle injonction ne relève pas de la compétence du juge des référés sur ce fondement, et qu'il n'est pas établi que l'intéressé ait pu déposer un dossier complet de renouvellement. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de police de Paris du 25 mars 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de 24 mois. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne révélait pas un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, en application de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 20 mai 2025 ordonnant la fermeture administrative pour deux mois du restaurant "O'80". La société requérante n'ayant pas produit la copie de sa requête en annulation, ses conclusions ont été jugées irrecevables en application de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge n'a donc pas examiné le fond de l'affaire, ni les conditions d'urgence ou de doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé liberté de M. B A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de répondre à ses demandes de rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que cette demande était devenue sans objet, car l'intéressé avait finalement déposé sa demande de renouvellement via la plateforme ANEF, laquelle est désormais en cours d'instruction. Il a précisé que pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction, M. B A devait en faire la demande via son espace personnel ANEF. En l'absence d'urgence ou d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, la requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, refuse de transmettre au Conseil d'État la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par M. A B. Celle-ci portait sur la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution des articles 1649 A du code général des impôts et L. 62 du livre des procédures fiscales. Le tribunal juge que la question est dépourvue de caractère sérieux, car les dispositions contestées sont claires et ne présentent ni une complexité excessive ni une rigueur contraire à la liberté individuelle. Il estime également que l'article L. 62 n'est pas entaché d'incompétence négative. La décision est fondée sur les articles 23-1 et 23-2 de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant malien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé ne justifiait d'aucune circonstance particulière nécessitant une mesure provisoire immédiate, malgré la perte de son récépissé et l'impossibilité de travailler. Il a notamment relevé que M. A avait déjà fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français non exécutée et ne pouvait justifier de la régularité de son séjour. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C épouse B, ressortissante ukrainienne, qui demandait d'enjoindre au sous-préfet de l'Haÿ-les-Roses de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante, en situation irrégulière depuis 2017, ne justifie pas de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, malgré la suspension du contrat de travail de son époux. L'ordonnance rappelle que pour une première demande de titre, il incombe au requérant de démontrer une urgence spécifique, ce qui n'est pas établi en l'espèce. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par les parents d’un enfant handicapé (trouble du spectre autistique, reconnu à 80 %) afin d’obtenir la suspension de la décision implicite de rejet du rectorat de Créteil refusant de lui fournir un accompagnant individuel (AESH), pourtant notifié par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, l’absence d’accompagnement ayant gravement perturbé la scolarité de l’enfant, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité du refus au regard des articles L. 112-1, L. 351-1 et L. 351-2 du code de l’éducation. En conséquence, il a ordonné la suspension de la décision contestée et enjoint au rectorat de mettre en place l’accompagnement individuel sous huit jours, sous astreinte.