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Le Tribunal administratif de Melun a examiné les recours de M. A, ressortissant sénégalais, contre un refus de titre de séjour (préfète du Val-de-Marne) et une obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour de deux ans (préfet des Hauts-de-Seine). Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a annulé les deux arrêtés au motif qu'ils méconnaissaient l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. A.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A et l'obligeait à quitter le territoire français. Le juge a retenu un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, le préfet l'ayant présenté comme célibataire dans sa décision, alors qu'il était marié à une ressortissante française depuis février 2023. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de trois mois et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, estimant que la délégation de signature était régulière et que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie. Elle a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, ressortissante algérienne, pour contester le refus de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne lui a délivré un certificat de résidence d'un an sur le fondement de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d'annulation avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires (injonction, astreinte, frais de justice) ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 17 novembre 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen, au motif que cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa vie personnelle et familiale. Le juge retient que M. A, marié à une Française et père de trois enfants français, justifie d'une contribution effective à leur éducation et d'une présence ancienne en France, tandis que ses condamnations pénales, anciennes ou liées à sa situation irrégulière, ne caractérisent pas une menace actuelle pour l'ordre public. La solution s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a condamné l’État à indemniser Mme A, reconnue prioritaire et urgente à reloger par la commission de médiation le 27 janvier 2022, pour carence fautive dans son relogement. La requérante a refusé une proposition de logement le 2 janvier 2025, mais ce refus a été jugé légitime car le loyer représentait 42 % de ses ressources, ce qui n’a pas délié l’État de son obligation. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison des troubles dans les conditions d’existence subis par Mme A et sa famille pendant près de 34 mois. Le tribunal a alloué une somme de 3 000 euros à Mme A en réparation de ses préjudices, et a mis à la charge de l’État le versement de 1 200 euros à son conseil au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 22 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, mais a estimé que le requérant n'avait pas été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents avant la décision. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire et de la fixation du pays de destination.
Le Tribunal Administratif de MELUN (14ème chambre, DALO) a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci contestait la décision implicite de la commission de médiation du Val-de-Marne refusant de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le tribunal a jugé que l'éloignement du logement par rapport au lieu de travail ne constitue pas, en soi, un motif de reconnaissance du caractère prioritaire au sens de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a également estimé que l'ancienneté de la demande de logement social (plus de 3 ans) ne suffit pas à établir le caractère prioritaire et urgent de la demande.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la commune de Crisenoy, qui demandait l'annulation d'une délibération de la communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux relative au développement économique de la ZAC "les Bordes". Le tribunal a jugé que cette délibération, qui se bornait à émettre des avis et vœux, ne constituait pas un acte faisant grief et était donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables. La commune de Crisenoy a été condamnée à verser 1 500 euros à la communauté de communes au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable de Seine-et-Marne du 10 juin 2024. Cette commission avait refusé de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, car si le logement de 31 m² était effectivement suroccupé pour un foyer de quatre personnes, M. C n'avait pas démontré que cette situation présentait un risque pour la sécurité ou la santé, ni que le logement était dépourvu d'éléments d'équipement et de confort essentiels. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la commission de médiation du Val-de-Marne concernant la demande de M. A. Le requérant, sans hébergement depuis 2022 et souffrant d’un cancer, avait saisi la commission sur le fondement de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation pour être reconnu prioritaire et urgent pour un hébergement. Le tribunal juge que la commission a fait une inexacte application des textes, car M. A justifiait de démarches préalables et d’une situation particulièrement précaire. La solution retenue est l’annulation de la décision implicite de rejet.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation de la décision implicite de la commission de médiation du Val-de-Marne refusant de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente (DALO). La commission avait estimé que la situation de Mme A, bien que marquée par une procédure d'expulsion et la présence d'un enfant à charge, ne justifiait pas une urgence suffisante au regard des critères des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, car la requérante ne démontrait pas que son logement actuel était impropre à l'habitation ou qu'elle était dans une situation de détresse immédiate. En conséquence, la décision de rejet a été confirmée.
Le Tribunal administratif de Melun (14ème chambre, DALO) a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 23 mai 2024 de la commission de médiation du Val-de-Marne, qui avait rejeté sa demande de reconnaissance prioritaire et urgente pour un logement. La requérante soutenait que la commission avait commis une erreur d’appréciation, car elle occupait un logement de transition depuis plus de 18 mois et risquait l’expulsion. Le tribunal a examiné le litige au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la procédure mentionne une information sur une possible injonction d’office en cas d’annulation.
Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en formation DALO, a rejeté la requête de M. A. Celui-ci contestait la décision de la commission de médiation du Val-de-Marne du 11 janvier 2024, qui avait refusé de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le tribunal a estimé que la commission n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en se fondant sur les dispositions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision implicite de la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) de Seine-et-Marne refusant de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le requérant invoquait un délai d’attente de plus de quatre ans, mais le tribunal a estimé qu’il n’apportait pas d’éléments suffisants pour établir le caractère prioritaire et urgent de sa situation. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, qui imposent au demandeur de justifier de conditions spécifiques pour bénéficier de cette procédure.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation DALO, a rejeté la requête de M. A contestant la décision de la commission de médiation du Val-de-Marne du 23 mai 2024. Celle-ci avait refusé de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente, confirmant sa décision initiale du 1er février 2024. Le tribunal a estimé que la commission n'avait commis ni vice de procédure ni erreur d'appréciation, dès lors que le requérant n'avait pas fourni les pièces justificatives obligatoires malgré une demande de régularisation. La solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'arrêté du 22 décembre 2020.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Val-de-Marne refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la requérante s'est désistée purement et simplement de ses conclusions. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 23 mai 2025, mettant ainsi fin à la procédure.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 avril 2023 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 422-8 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen particulier de la situation de Mme A. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, ressortissant malien, de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que le préfet du Val-de-Marne lui a délivré un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a prononcé l'admission provisoire de M. A à l'aide juridictionnelle en application de la loi du 10 juillet 1991. En l'absence de retrait de la décision implicite de rejet contestée, le désistement a été considéré comme pur et simple. La demande de frais irrépétibles a été rejetée, le préfet n'étant pas la partie perdante.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Oh Délices pour contester le retrait d’autorisations d’activité partielle pour les périodes de mars 2020 à décembre 2021, ainsi que le titre exécutoire de 76 297,64 euros émis pour récupérer les indemnités versées. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté, estimant que le délai de recours était inopposable en raison de l’absence de mention des voies et délais de recours dans les décisions contestées. Sur le fond, il a annulé les décisions de retrait du 15 novembre 2021, jugeant que l’administration n’avait pas établi l’existence d’une fraude au sens de l’article L. 241-2 du code des relations entre le public et l’administration, et que le retrait au-delà du délai de quatre mois prévu à l’article L. 242-2 du même code était donc illégal. Par voie de conséquence, le titre exécutoire a également été annulé, et la société a été déchargée de la créance.