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Le Tribunal administratif de Melun a condamné l’État à indemniser Mme A, reconnue prioritaire et urgente à reloger par la commission de médiation le 27 janvier 2022, pour carence fautive dans son relogement. La requérante a refusé une proposition de logement le 2 janvier 2025, mais ce refus a été jugé légitime car le loyer représentait 42 % de ses ressources, ce qui n’a pas délié l’État de son obligation. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison des troubles dans les conditions d’existence subis par Mme A et sa famille pendant près de 34 mois. Le tribunal a alloué une somme de 3 000 euros à Mme A en réparation de ses préjudices, et a mis à la charge de l’État le versement de 1 200 euros à son conseil au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme C, reconnue prioritaire et urgente à reloger par la commission de médiation en 2018, qui demandait réparation pour la carence de l'État à assurer son relogement. Le tribunal a jugé que l'État avait commis une faute engageant sa responsabilité pour la période allant de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission jusqu'au 6 avril 2024, date à laquelle un logement a été attribué à Mme C. Toutefois, le tribunal a estimé que le refus de cette dernière, motivé par la présence de plomb dans le logement proposé, n'était pas légitime, car ce motif n'était pas établi et ne constituait pas un danger pour sa santé au regard de sa pathologie. En conséquence, le tribunal a rejeté l'intégralité des conclusions indemnitaires de Mme C, considérant que le préjudice n'était pas établi, et a également rejeté ses demandes accessoires.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la commune de Crisenoy, qui demandait l'annulation d'une délibération de la communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux relative au développement économique de la ZAC "les Bordes". Le tribunal a jugé que cette délibération, qui se bornait à émettre des avis et vœux, ne constituait pas un acte faisant grief et était donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables. La commune de Crisenoy a été condamnée à verser 1 500 euros à la communauté de communes au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A et l'obligeait à quitter le territoire français. Le juge a retenu un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, le préfet l'ayant présenté comme célibataire dans sa décision, alors qu'il était marié à une ressortissante française depuis février 2023. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de trois mois et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 17 novembre 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen, au motif que cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa vie personnelle et familiale. Le juge retient que M. A, marié à une Française et père de trois enfants français, justifie d'une contribution effective à leur éducation et d'une présence ancienne en France, tandis que ses condamnations pénales, anciennes ou liées à sa situation irrégulière, ne caractérisent pas une menace actuelle pour l'ordre public. La solution s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Oh Délices pour contester le retrait d’autorisations d’activité partielle pour les périodes de mars 2020 à décembre 2021, ainsi que le titre exécutoire de 76 297,64 euros émis pour récupérer les indemnités versées. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté, estimant que le délai de recours était inopposable en raison de l’absence de mention des voies et délais de recours dans les décisions contestées. Sur le fond, il a annulé les décisions de retrait du 15 novembre 2021, jugeant que l’administration n’avait pas établi l’existence d’une fraude au sens de l’article L. 241-2 du code des relations entre le public et l’administration, et que le retrait au-delà du délai de quatre mois prévu à l’article L. 242-2 du même code était donc illégal. Par voie de conséquence, le titre exécutoire a également été annulé, et la société a été déchargée de la créance.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, ressortissante algérienne, pour contester le refus de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne lui a délivré un certificat de résidence d'un an sur le fondement de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d'annulation avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires (injonction, astreinte, frais de justice) ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en formation de la 2ème chambre, était saisi par la SCCV 33 Jaurès d’un recours en plein contentieux contre un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’une participation pour l’assainissement collectif. Le tribunal a jugé que ce litige, portant sur un acte de poursuite relatif au recouvrement d’une créance non fiscale d’une collectivité territoriale, relève de la compétence exclusive du juge de l’exécution en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la SAS Les vergers Saint-Eustache - Rungis de trois requêtes, qu'il a jointes, concernant le refus de l'administration de lui accorder les aides du fonds de solidarité pour les mois de décembre 2020 à septembre 2021. La société soutenait que ces décisions étaient irrégulières (absence de signature et de motivation) et qu'elle remplissait les conditions pour bénéficier des aides, n'appartenant à aucun groupe. Le tribunal a annulé les décisions de refus pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également enjoint à l'État de réexaminer les demandes de la société dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a rejeté les conclusions indemnitaires et provisionnelles comme prématurées, faute de décision de l'administration sur le fondement de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 28 avril 2025 par laquelle le service interacadémique des examens et concours (SIEC) a accordé à Mme C. E un aménagement des épreuves du baccalauréat général (pause avec temps compensatoire limité à un tiers de temps), et non le tiers-temps supplémentaire et les autres aménagements sollicités. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que l'aménagement accordé compromettrait gravement ses chances de réussite à l'examen, et qu'aucun des moyens invoqués (insuffisance de motivation, erreur de droit, méconnaissance des articles D. 311-13-1 et L. 112-4 du code de l'éducation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance du 28 mai 2025, du désistement pur et simple de l'instance et de l'action formé par l'établissement public Grand Paris aménagement et l'administration chargée des domaines. Cette requête initiale, introduite dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir, visait à contester une cession de parcelle et sollicitait diverses mesures, dont un sursis à statuer et l'annulation de la vente. Le désistement a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, aucune opposition n'ayant été soulevée. En conséquence, le tribunal a donné acte de ce désistement et clos l'affaire.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus du préfet de Seine-et-Marne d'enregistrer sa demande de titre de séjour pour raison médicale fondée sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La juridiction a rejeté la demande d'annulation, considérant que le préfet était fondé à refuser l'enregistrement en raison de l'incomplétude du dossier, notamment l'absence de pièces justifiant de la résidence habituelle en France depuis au moins un an, conformément à l'annexe 10 du CESEDA. Le tribunal a ainsi validé la décision préfectorale, estimant qu'elle n'était entachée ni d'incompétence, ni de défaut de motivation, ni d'erreur de fait ou d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes de trois sociétés (Société fromagère parisienne La grande crèmerie, Primeurs passion et Primland) contestant le refus de l’administration de leur accorder les aides du fonds de solidarité pour les mois de décembre 2020, janvier et avril 2021. Le tribunal a écarté les moyens tirés du défaut de signature et de motivation des décisions, ainsi que celui relatif à l’absence d’appartenance à un groupe au sens de l’article L. 233-3 du code de commerce. Il a jugé que les sociétés faisaient partie d’un même groupe et que le plafond d’aide de 200 000 euros prévu par le décret du 30 mars 2020 avait été atteint pour la période concernée, justifiant légalement le refus. Les demandes d’injonction et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-de-Marne refusant de la reconnaître comme prioritaire pour un logement d'urgence (DALO). La requérante invoquait une erreur d'appréciation liée à son handicap et à l'inadaptation de son hébergement. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour Mme A d'avoir produit la décision attaquée malgré deux demandes de régularisation, en application des articles R. 412-1 du code de justice administrative et R. 611-8-6 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B épouse A, qui contestait la décision implicite de la commission de médiation du Val-de-Marne refusant de la reconnaître comme prioritaire et urgente pour un logement (DALO). La requérante invoquait l’état insalubre de son logement aggravant ses problèmes de santé, mais le tribunal a estimé qu’elle ne démontrait pas que son logement présentait un caractère indécent ou dangereux au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions à fin d’injonction.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A épouse C d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 23 mai 2024 par laquelle la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) du Val-de-Marne a rejeté son recours gracieux, confirmant le refus initial du 1er février 2024 de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La requérante invoquait une erreur d’appréciation, se prévalant d’une procédure d’expulsion, de ressources insuffisantes et d’un logement inadapté à sa composition familiale. Le tribunal a interprété les conclusions comme dirigées également contre la décision initiale, conformément à la jurisprudence sur l’effet du recours gracieux. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour suspendre les décisions du préfet du Val-de-Marne clôturant ses demandes de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales aux fins de suspension et d'injonction, désistement dont il a été donné acte. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B pour contester la décision "48 SI" du 17 mars 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, en raison d’un double retrait de points contesté pour une même infraction. En défense, le ministre de l’Intérieur a démontré que les mentions litigieuses avaient été supprimées du relevé d’information intégral, rétablissant un capital de 12 points. Constatant que les conclusions de M. B étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur l’ensemble de la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de carte de résident et à l’injonction sous astreinte. Le juge a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision de non-admissibilité en deuxième année de médecine de Mme A C, prise par l'Université Paris-Est Créteil (UPEC). La requérante invoquait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'irrégularité de la composition du jury, d'un défaut de motivation et d'une erreur de droit. L'UPEC a contesté l'urgence et le bien-fondé des moyens. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.