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Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation collégiale, a annulé l'arrêté du 28 mai 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne avait fait obligation de quitter le territoire français à Mme B, ressortissante russe. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que Mme B avait formé un recours suspensif devant la Cour nationale du droit d'asile contre le rejet de sa demande d'asile, ce qui lui conférait le droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à ce que la CNDA statue. Par conséquent, la décision d'éloignement a été annulée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant comorien, qui contestait un arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 13 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait pris en compte l'ensemble des critères des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer une insertion sociale ou familiale stable en France. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B, ressortissant ivoirien, d'une demande de modification d'une précédente ordonnance (n° 2504141 du 25 avril 2025) afin d'obtenir un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte, et la liquidation de l'astreinte déjà prononcée. Lors de l'audience, M. B s'est désisté de ses conclusions principales fondées sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, ayant obtenu le document sollicité le 13 mai 2025. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions relatives à la modification de l'ordonnance. La demande de liquidation de l'astreinte a été rejetée, le retard d'exécution n'étant pas jugé excessif compte tenu des moyens de l'administration et des jours fériés.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 12 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet de la demande d'asile de l'intéressé.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant cap-verdien, contestant l'obligation de quitter le territoire français sans délai, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de trois ans prononcées par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la procédure contradictoire n'avait pas été méconnue. Il a estimé que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle et familiale. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 2 avril 2025 par lequel le préfet du Val-de-Marne a refusé le renouvellement de la carte de résident de M. B, ressortissant tunisien, pour menace grave à l'ordre public (article L. 432-3 du CESEDA). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. B étant resté en possession de sa carte de résident après le rendez-vous préfectoral du 24 avril 2025. Aucun des moyens soulevés (vice de procédure, erreur d'appréciation, violation de l'article 8 de la CEDH) n'a été examiné au fond, la requête étant rejetée pour défaut d'urgence.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A qui demandait la suspension de la décision du préfet du Val-de-Marne refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de précarité financière invoquée par le requérant résultait de l'expiration de son récépissé et non de la décision contestée. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du président du conseil départemental de Seine-et-Marne refusant à M. A, un jeune majeur, la conclusion d'un contrat jeune majeur. Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée, car la fin de la prise en charge par l'aide sociale à l'enfance le 17 mai 2025 le laissait sans hébergement ni ressources. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard des articles L. 222-5, L. 222-5-1 et R. 222-6 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la demande de M. A dans un délai de sept jours et de lui assurer un hébergement et une prise en charge de ses besoins essentiels dans un délai de quarante-huit heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir et à sa vie privée et familiale, en raison de l'absence de ce document, nécessaire pour finaliser un dossier de logement social. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante ne démontre pas que l'absence de ce document l'expose à un risque d'éloignement ou à une situation de précarité immédiate, et que la commission d'attribution de logement peut accepter d'autres justificatifs. La demande est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. E, ressortissant burkinabé, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 2 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, pris par une autorité compétente et après un examen particulier de la situation, et que le requérant n'établissait pas avoir déposé une demande de titre de séjour pour raison de santé. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné la requête de Mme A, ressortissante turque, contestant un arrêté préfectoral du 26 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec un délai de départ volontaire de trente jours et fixation du pays de destination. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un prétendu refus de titre de séjour, l'arrêté ne statuant pas sur une telle demande mais tirant les conséquences du rejet de sa demande d'asile. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par la requérante, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la requête de Mme A a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du 19 octobre 2023 de l'inspectrice du travail autorisant son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal a jugé que le transfert de données personnelles et sensibles des salariés de sa boîte professionnelle vers sa boîte personnelle constituait une faute d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, même si le grief relatif au transfert de données financières n'était pas établi. Il a estimé que l'inspectrice du travail aurait pris la même décision en se fondant uniquement sur ce grief établi. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés investis de fonctions représentatives.
Le Tribunal administratif de Melun, par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a statué sur la requête de M. A contestant la décision du préfet du Val-de-Marne du 18 octobre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour défaut de comparution à un entretien. Le juge a annulé cette décision, considérant que l'administration n'avait pas établi que la convocation avait été régulièrement notifiée au demandeur, conformément aux articles 35 et 41 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et à l'arrêté du 3 février 2023. La solution retenue est que le classement sans suite ne peut être prononcé si la date de l'entretien est antérieure à la consultation de la convocation par l'usager ou à l'expiration du délai de quinze jours suivant sa mise à disposition.
Le Tribunal administratif de Melun a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de Seine-et-Marne de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "Stationnement". En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, le département a retiré la décision litigieuse en attribuant finalement la carte demandée à M. A par une décision du 7 mai 2025. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, mais a condamné le département de Seine-et-Marne à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B D d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision du 30 mai 2024 par laquelle la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de Seine-et-Marne refusait à son fils le bénéfice d’une carte mobilité inclusion mention « Stationnement ». En cours d’instance, la maison départementale des personnes handicapées a informé le tribunal qu’une nouvelle décision du 17 avril 2025 avait accordé la carte sollicitée, valable du 1er avril 2025 au 31 août 2027. Constatant que la décision attaquée avait ainsi été retirée et que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Melun a donné acte du désistement pur et simple de la Société Nouvelle Régionale du Bâtiment dans le litige l’opposant à la commune de Villejuif, concernant une demande de provision de 389 948,26 euros pour le solde d’un marché public de construction d’un groupe scolaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté ce désistement sans examiner le fond du litige. La société requérante a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun rejette la requête en référé de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car l’intéressé, en situation irrégulière depuis plusieurs années, ne justifie d’aucune circonstance particulière, son employeur ne menaçant pas de le licencier malgré l’absence de titre. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres conditions de l’article L. 521-3.
Refus de carte mobilité inclusion "Stationnement" – Tribunal administratif de Melun – Non-lieu à statuer. Mme A contestait le rejet implicite de son recours contre une décision de la CDAPH lui refusant la carte. En cours d'instance, la CDAPH lui a attribué la carte demandée, sans limitation de durée. Le tribunal constate que la décision implicite a été retirée et qu'il n'y a plus lieu de statuer, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester une décision de Pôle emploi lui notifiant un trop-perçu d’allocation d’aide au retour à l’emploi. Le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a rappelé qu’en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, les litiges relatifs aux prestations d’assurance chômage, comme l’allocation d’aide au retour à l’emploi, relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A contestant le refus de Pôle Emploi de lui attribuer l'allocation de solidarité spécifique (ASS). Le requérant invoquait sa situation financière précaire et ses charges familiales, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant. La décision de refus était fondée sur l'absence de durée d'affiliation suffisante, conformément à l'article R. 5423-1 du code du travail. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.