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Ce référé suspension, examiné par le Tribunal administratif de Melun, porte sur la contestation d’un arrêté municipal du 14 août 2024 par lequel le maire de Saint-Maur-des-Fossés s’est opposé à l’installation d’antennes-relais de téléphonie mobile. Le juge des référés a rejeté la requête des sociétés Bouygues Telecom et Phoenix France Infrastructures, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour les requérantes de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à leurs intérêts ou à l’intérêt général. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l’urgence et à l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune d'Orly fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé au 13 avenue Pierre Curie, présentant des fissures et un danger pour la sécurité publique. Le juge des référés a ordonné la nomination d'un expert chargé de constater l'état du bâtiment, d'évaluer l'existence d'un danger (notamment imminent) et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'appuie sur les dispositions combinées des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Mobilité Réduite du Sud Seine-et-Marne. Celle-ci demandait d'enjoindre à la commune d'Avon de réaliser des travaux de mise en accessibilité dans plusieurs établissements recevant du public (groupe scolaire, école de musique, Maison dans la Vallée) et de transmettre le rapport 2023 de la commission communale pour l'accessibilité. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour l'association de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide du juge. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions de la procédure de référé.
Le Tribunal administratif de Melun annule le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne d’admettre exceptionnellement au séjour une ressortissante ivoirienne. Le juge retient que la décision implicite est entachée d’un défaut de motivation, faute pour le préfet d’avoir répondu à la demande de communication des motifs formulée par l’intéressée dans le délai de recours. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé précontractuel, rejette la demande du groupement d'intérêt économique "ATS" visant à annuler la procédure de passation d'un marché public de sécurisation de trois lycées lancée par la Région Île-de-France. Le juge rappelle que son contrôle ne peut porter sur les conséquences d'un marché non attribué sur l'exécution d'un autre contrat, et que le requérant n'établit pas que la définition du besoin par la Région serait entachée d'une erreur manifeste. En conséquence, la requête est rejetée.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 23 janvier 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne avait refusé le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de M. A, ressortissant congolais, et l'avait obligé à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que les études de M. A n'étaient pas réelles et sérieuses, alors que celui-ci justifiait d'une progression cohérente (obtention d'un mastère 1 puis inscription en licence 3). La décision a été prise en application de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a rappelé qu'aucun texte ni principe ne fixe de délai précis pour convoquer un étranger, mais que l'administration doit le faire dans un délai raisonnable. En l'espèce, la demande de M. B ayant été déposée le 4 novembre 2024, le délai écoulé n'était pas excessif, et la condition d'urgence n'était pas caractérisée. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A B, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 30 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du principe du contradictoire et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'ensemble des décisions contestées, en application des dispositions du CESEDA et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante algérienne, qui sollicitait la suspension de la décision implicite du préfet du Val-de-Marne rejetant sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, relevant notamment que l'intéressée n'avait pas donné suite à une demande de pièces complémentaires de l'administration et n'avait pas sollicité le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. Par conséquent, la suspension de la décision préfectorale n'a pas été ordonnée.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Val-de-Marne le 3 septembre 2024. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à l'admission au séjour pour raisons médicales, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, incluant l'avis du collège de médecins de l'OFII, était régulière. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. B A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est motivée par le dépôt tardif de sa demande d'asile, au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l'article L. 531-27. Le tribunal juge que l'ignorance des démarches alléguée par le requérant ne constitue pas un motif légitime de retard, et qu'aucune situation de vulnérabilité n'est établie. En conséquence, la requête est rejetée.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le retard de plus d'un an dans le dépôt de sa demande d'asile, invoquant une ignorance des démarches, ne constituait pas un motif légitime au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que sa situation médicale (anémie) et son hébergement chez sa sœur ne caractérisaient pas une vulnérabilité particulière justifiant une dérogation. La décision de l'OFII a donc été confirmée.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 8 avril 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a retenu une erreur de fait, l'administration s'étant fondée sur une date d'entrée en France erronée (2015 au lieu de 2025) pour estimer que la demande d'asile avait été présentée tardivement. La décision s'appuie sur les articles L. 511-9, L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant soudanais, qui demandait l'annulation de la décision du 14 avril 2025 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B n'avait pas présenté sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France, sans motif légitime. La date d'entrée retenue (1er janvier 2025) n'a pas été contestée par des éléments probants, et aucune vulnérabilité particulière n'a été établie. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant roumain, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Essonne du 29 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'acte bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la mesure était fondée sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace réelle et actuelle pour l'ordre public que constituait le comportement de M. C, compte tenu de ses antécédents judiciaires et de ses précédentes mesures d'éloignement, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les demandes de la SAS Europe Express et de M. D E B, qui contestaient des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés, TVA et amendes) pour les années 2012 et 2013. La société soutenait notamment la prescription du droit de reprise et contestait le caractère injustifié de certaines charges, tandis que M. E B contestait l’amende pour non-déclaration de bénéficiaires de revenus distribués. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la prescription et à la régularité de la procédure, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de l'association AFEST, qui contestait la décision de l'administration fiscale lui refusant la qualification d'organisme d'intérêt général. La juridiction a jugé que l'objet statutaire de l'association, visant à promouvoir le tourisme de manière générale, ne correspondait pas aux critères des articles 200 et 238 bis du code général des impôts. L'administration avait donc légalement maintenu sa position défavorable après un second examen sur le fondement des articles L. 80 C et L. 80 CB du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Eol, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période de juillet 2008 à décembre 2017. La société invoquait notamment une durée excessive de la vérification de comptabilité, un défaut de débat contradictoire et des vices de procédure. Le tribunal a jugé que la vérification n'avait pas excédé trois mois et que les garanties de la société avaient été respectées, écartant ainsi l'ensemble des moyens soulevés. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin de décharge des impositions et des pénalités, sur le fondement des articles L. 52 et L. 55 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, infirmière contractuelle, qui contestait sa suspension de fonctions sans rémunération pour défaut de justification de vaccination contre la Covid-19. La juridiction a jugé que cette mesure, prise sur le fondement des articles 12 à 14 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 et du décret n° 2021-1059 du 7 août 2021, constitue une mesure conservatoire et non une sanction disciplinaire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'atteinte aux libertés fondamentales, de la méconnaissance du principe d'égalité et du défaut de procédure préalable. La solution retenue confirme la légalité de la suspension en raison du non-respect de l'obligation vaccinale applicable aux personnels soignants.