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Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. et Mme A demandant l'annulation de deux arrêtés du maire de Choisy-le-Roi (octobre et novembre 2022) accordant un permis de construire pour un immeuble de 85 logements, ainsi que du rejet de leur recours gracieux. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'architecte des bâtiments de France (avis simple au lieu d'un accord conforme), des insuffisances du dossier, et la méconnaissance de plusieurs articles du PLU et du code de l'urbanisme. Le tribunal a identifié plusieurs vices potentiels, dont l'absence d'avis conforme de l'architecte des bâtiments de France et la violation des articles UA2-2.5, UA7, UA10, UA11 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, et a informé les parties de la possibilité de surseoir à statuer pour permettre la régularisation. La solution retenue n'est pas encore définitive, le tribunal ayant engagé une procédure de régularisation sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait qu’il soit enjoint à la caisse d’allocations familiales de Seine-et-Marne de lui ouvrir ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que le requérant n’avait pas sollicité le renouvellement de l’allocation adulte handicapé (AAH), prestation prioritaire à laquelle il pouvait prétendre, et qu’il ne justifiait pas d’une situation d’extrême urgence. La décision a également considéré que l’atteinte à une liberté fondamentale n’était pas établie, le refus d’octroi du RSA étant fondé sur le caractère subsidiaire de cette allocation par rapport à l’AAH, conformément aux articles L. 262-2 et R. 262-13 du code de l’action sociale et des familles.