42 801 décisions disponibles — page 630/2141
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 19 février 2025 autorisant des travaux de restauration hydromorphologique du Grand Morin. Le requérant invoquait plusieurs moyens (dossier incomplet, absence d'intérêt général, irrégularités procédurales), mais le juge a estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée. En l'absence d'éléments concrets démontrant un préjudice grave et immédiat, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant camerounais, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 1er décembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de 24 mois. Le requérant invoquait notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des erreurs manifestes d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'exception de nationalité française soulevée par M. D ne présentait pas de difficulté sérieuse, faute de certificat de nationalité française produit, et a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.