42 801 décisions disponibles — page 629/2141
Refus d'allocation aux adultes handicapés (AAH) – Tribunal administratif de Melun – Incompétence de la juridiction administrative – Transmission au tribunal judiciaire de Créteil. Le tribunal administratif de Melun, saisi d'un recours contre une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) refusant l'AAH, se déclare incompétent. Il applique les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, combinés à l'article L. 821-1 du code de la sécurité sociale, qui attribuent ce contentieux aux tribunaux judiciaires spécialement désignés. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Créteil, compétent territorialement.
Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi de deux requêtes en annulation d’un permis de construire délivré le 10 mars 2023 par le maire de Jouarre à la société Clesence pour 42 logements sociaux. Les requérants contestaient notamment l’insuffisance du dossier graphique et la méconnaissance du règlement du plan local d’urbanisme. En cours d’instance, ils ont fait valoir que le permis avait été retiré par un arrêté du 12 juillet 2024, entraînant un non-lieu à statuer. Le tribunal a constaté que le retrait était devenu définitif et a prononcé un non-lieu, sans appliquer les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne un litige relatif au refus de reconstitution de points du permis de conduire de M. B à la suite d’un stage de sensibilisation. Le tribunal se déclare territorialement incompétent pour connaître de la requête, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Constatant que le requérant résidait dans l’Aube à la date de la décision attaquée, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, seul compétent pour statuer sur ce litige.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne un litige relatif à un refus de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français et d’une interdiction de retour. Le tribunal se déclare territorialement incompétent au profit du Tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il constate que le requérant résidait à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) à la date des décisions attaquées, ce qui relève du ressort de Montreuil. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de la rectrice de l’académie de Créteil plaçant une professeure en disponibilité d’office, s’est déclaré territorialement incompétent. En application de l’article R. 312-12 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu d’affectation de l’agent, soit le collège Jean-Jacques Rousseau au Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis). Par conséquent, le dossier a été transmis au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme C par le préfet de Seine-et-Marne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant tardé à saisir le tribunal après la naissance de la décision implicite et n'ayant pas justifié de circonstances particulières rendant urgente une mesure provisoire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun annule le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de délivrer un récépissé à M. A, ressortissant centrafricain, pour sa demande de titre de séjour, au motif que la simple attestation de dépôt ne constitue pas le récépissé prévu par l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En revanche, le tribunal rejette les conclusions dirigées contre le refus implicite de titre de séjour, faute de preuve d’une demande de communication des motifs restée sans réponse. Il enjoint à la préfète de délivrer un récépissé autorisant le travail dans un délai de huit jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de réexaminer la demande de titre dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 24 février 2025 par laquelle le président du conseil départemental de Seine-et-Marne a refusé de renouveler le contrat jeune majeur de M. A. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant disposant de ressources suffisantes (salaire d'apprentissage et épargne) et d'une autonomie acquise grâce à l'accompagnement éducatif, et n'étant pas dépourvu de solution d'hébergement. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code civil.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 17 juillet 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne avait refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de Mme A, ressortissante congolaise, et l'avait obligée à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que ses études n'étaient pas réelles et sérieuses, au regard des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a notamment relevé que la requérante justifiait d'une progression cohérente dans son parcours et que le préfet avait lui-même initialement émis un avis favorable à son renouvellement. En conséquence, l'illégalité du refus de titre a entraîné l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, ressortissante guinéenne, d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du 21 mars 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. L'administration avait motivé ce refus par l'absence de demande d'asile dans le délai de 90 jours suivant l'entrée en France, en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation et que les textes applicables avaient été correctement appliqués.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre la décision du président du conseil départemental de Seine-et-Marne refusant de lui accorder un contrat jeune majeur et mettant fin à sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation d'absence de ressources et d'hébergement alléguée par le requérant n'était pas directement imputable à la décision contestée, compte tenu notamment de l'épargne constituée et de la perspective d'un emploi. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant camerounais, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 1er décembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de 24 mois. Le requérant invoquait notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des erreurs manifestes d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'exception de nationalité française soulevée par M. D ne présentait pas de difficulté sérieuse, faute de certificat de nationalité française produit, et a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 22 mars 2025 par lequel le préfet du Val-de-Marne a assigné à résidence M. A, ressortissant ivoirien. La décision est fondée sur l'absence de détermination d'un périmètre de circulation et d'une résidence fixe, éléments essentiels prévus par les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'arrêté se limite à imposer une présentation quotidienne au commissariat et une interdiction de quitter le département, ce qui ne constitue pas une assignation à résidence régulière. En conséquence, le tribunal annule la mesure sans examiner les autres moyens de la requête.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante albanaise demandant d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de la convoquer pour signer son contrat d'intégration républicaine, nécessaire au renouvellement de son titre de séjour. En défense, l'OFII a justifié avoir convoqué l'intéressée le 23 avril 2025, rendant la demande d'injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande et a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre des frais d'instance.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision litigieuse, fondée sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lui reprochait de ne pas avoir sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, confirmant ainsi la légalité du refus.
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus du préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de résident. Le requérant s'est désisté de l'ensemble de ses conclusions, à l'exception de celles relatives aux frais d'instance. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'État à verser à M. A une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés. L'ordonnance a été rendue par le vice-président du tribunal, statuant seul en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D, ressortissante polonaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 28 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant de circuler en France pour un an. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 251-1, L. 251-3 et L. 251-4, relatifs aux mesures d'éloignement des citoyens de l'Union européenne.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet de police de Paris du 26 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de 12 mois. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et de procédure, ainsi que la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Refus de conditions matérielles d'accueil (CMA) par l'OFII de Melun à une ressortissante égyptienne. Le Tribunal administratif de Melun rejette le recours pour excès de pouvoir. La décision est jugée suffisamment motivée, la procédure régulière et l'absence de motif légitime pour le dépôt tardif de la demande d'asile (au-delà de 90 jours) est retenue. Application des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A épouse B, ressortissante algérienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née le 3 décembre 2023, par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer un certificat de résidence. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation de la décision, faute de réponse à sa demande de communication des motifs. Le tribunal a annulé cette décision implicite, considérant que l’administration n’avait pas communiqué les motifs dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A épouse B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.