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Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de perception de 9 651,59 euros émis par le ministère de la justice pour un trop-perçu de rémunération suite à sa démission. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en déchargeant le requérant de 2 772,07 euros, faute pour l’administration d’établir le bien-fondé de cette partie de la créance. La décision s’appuie sur le livre des procédures fiscales et le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012. Le surplus des conclusions a été rejeté.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. Michel Hucher contestant les décisions du 24 septembre 2021 du ministre de la transition écologique. La première décision refusait sa titularisation dans le corps des attachés d’administration de l’État et prononçait sa réintégration dans son corps d’origine, tandis que la seconde prolongeait son stage et mettait fin à son détachement. Le tribunal a jugé que l’administration se trouvait en situation de compétence liée pour prendre ces décisions, dès lors que le stagiaire n’avait pas validé sa scolarité à l’Institut régional d’administration, condition impérative fixée par le décret n° 2019-86 du 8 février 2019. Par conséquent, les moyens soulevés par M. Hucher, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, du vice de procédure ou de la discrimination, ont été écartés comme inopérants.
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par M. B..., ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. En cours d’instance, le préfet de Seine-et-Marne a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire valable jusqu’en février 2026. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à M. B... au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement partiel de M. A, qui contestait un brevet de pension d’invalidité de la CNRACL fixant un taux de 0 % non imputable au service. Le requérant ayant obtenu satisfaction après l’enregistrement de sa requête, le tribunal a condamné la Caisse des dépôts et consignations à lui verser 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le surplus des conclusions de M. A a été rejeté.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 février 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne justifiant pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination ont été validées.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. D..., qui contestait le refus du préfet de Seine-et-Marne d’autoriser le regroupement familial pour son épouse et ses deux enfants. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, le préfet ayant été régulièrement nommé. Il a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet du recours gracieux, le recours contentieux étant dirigé contre la décision initiale. Enfin, le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes au sens des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a rejeté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de Mme B, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour. La requérante a abandonné ses conclusions principales d'annulation et d'injonction, mais a maintenu sa demande de frais de justice. Le tribunal a rejeté cette demande au motif qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre ces frais à la charge de l'État. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B pour contester le refus du département du Val-de-Marne de lui attribuer une aide financière et alimentaire. En cours d'instance, la requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 15 avril 2025, le président de la 8ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n'a donc été rendue.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante chinoise, qui demandait le renouvellement de sa carte de séjour et la délivrance d’un récépissé. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas satisfaite, dès lors que la requérante n’avait pas produit les pièces complémentaires demandées par l’administration et qu’un rendez-vous lui avait été accordé. Aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’a été retenue. La requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., éducatrice à la protection judiciaire de la jeunesse, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande de nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour la période 2018-2022. La juridiction a jugé que l'emploi de la requérante au sein de l'unité éducative d'hébergement diversifié (UEHD) de Créteil ne remplissait pas les conditions fixées par le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001 et l'arrêté du 4 décembre 2001 pour bénéficier de la NBI au titre de la politique de la ville. En effet, Mme B. n'a pas démontré que sa structure accueillait principalement des jeunes issus de quartiers prioritaires, ni qu'elle était située dans un tel quartier, et elle n'a pas justifié de son intervention dans le ressort d'un contrat local de sécurité. Par conséquent, la décision implicite de rejet n'a pas méconnu les dispositions de la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 ni le principe d'égalité entre fonctionnaires.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait la suspension de la décision du 21 novembre 2024 par laquelle le service départemental d'incendie et de secours de Seine-et-Marne l'avait réintégré et affecté à des fonctions de chauffeur-livreur. Le tribunal a considéré que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne portait pas atteinte à ses droits et prérogatives statutaires. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable, et les conclusions de M. B ont été rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A visant à suspendre la décision du préfet du Val-de-Marne fixant rétroactivement au 21 novembre 2023 le début de validité de son titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence et l'illégalité de cette rétroactivité au regard de l'article L. 411-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la circulaire du 25 juin 2013. En cours d'instance, le préfet a remis à Mme A un titre de séjour valable du 21 novembre 2023 au 20 novembre 2024, ce qui a conduit le tribunal à constater qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, la décision contestée ayant été exécutée et la situation ayant perdu son caractère d'urgence.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B qui contestait le retrait de quatre points sur son permis de conduire suite à une infraction commise le 25 juin 2024, en soutenant avoir vendu son véhicule avant cette date. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, rappelant que l’appréciation de l’imputabilité d’une infraction relève du juge judiciaire, et non du juge administratif, en application des articles 529 et suivants du code de procédure pénale. En l’absence de requête en exonération préalable devant l’autorité judiciaire, le moyen soulevé ne pouvait être utilement examiné. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de police du 30 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trente-six mois. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 423-21 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également écarté les moyens d'illégalité soulevés contre le refus de délai de départ volontaire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour, en application des articles L. 612-2 et suivants du même code.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'user de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, compte tenu de la durée de séjour limitée (4 ans), de l'absence d'emploi stable et de la situation personnelle de l'intéressé (célibataire, sans enfant). La solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 15 février 2023 du préfet de Seine-et-Marne refusant un titre de séjour à Mme A..., ressortissante haïtienne, et fixant le pays de destination, en raison de l'incompétence du signataire. La décision d'obligation de quitter le territoire français est également annulée par voie de conséquence. Le tribunal applique les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les règles de délégation de signature.
Le Tribunal Administratif de MELUN annule le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante tunisienne. Le tribunal juge que ce refus porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, compte tenu de la présence régulière en France de son époux et de ses enfants. La décision est fondée sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Meaux fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé 16 place Henri IV, présentant des désordres structurels graves (façade brisée, ossature dégradée) menaçant la sécurité publique. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des mitoyens, de déterminer l'existence d'un danger (imminent ou non), et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision, prise avant tout arrêté municipal, permet d'éclairer techniquement l'autorité compétente sur les risques et les travaux nécessaires.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la demande de Mme B..., ressortissante somalienne, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil en raison de son refus d'une orientation en région. La requérante invoquait une insuffisance de motivation et une absence de prise en compte de sa vulnérabilité et de sa situation personnelle, en se fondant sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que l'administration avait correctement appliqué les textes en refusant les conditions matérielles d'accueil après le refus de la proposition d'hébergement. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la décision de l'OFII.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 27 janvier 2022 par laquelle le directeur de l’administration pénitentiaire a refusé le détachement d’un surveillant pénitentiaire en qualité de gardien-brigadier de police municipale. Le tribunal retient que ce refus, fondé sur les nécessités du service et un sous-effectif, est entaché d’une erreur de fait, dès lors que l’avis favorable du supérieur hiérarchique direct de l’agent attestait d’un taux de couverture satisfaisant des effectifs. Il enjoint à l’administration de faire droit à la demande de détachement sous trois mois, sous réserve d’un changement de circonstances, et condamne l’État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice. La décision s’appuie sur l’article 14 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.