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Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. E, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que l'auteur de l'acte disposait d'une délégation de signature régulière et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a notamment jugé que le refus ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande de regroupement familial de M. C pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la séparation prolongée du couple et des obstacles au retour de l'épouse en Afghanistan. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'un défaut d'examen réel et sérieux de la situation et d'une possible méconnaissance des articles L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.